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1 - Les grottes naturelles

Le sol de la région, celui de Lourdes en particulier, ressemble à un gruyère. Il est truffé de grottes et de gouffres. 
Certains textes sont complétés sur le plan archéologique par Jacques Omnès, grand connaisseur de notre préhistoire, dans le dossier préhistoire-protohistoire. Nous commencerons par les grottes dites touristiques, pour terminer par les abris -sépultures de l'Arrouza.

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2 - Les cirques, lacs, cascades et sites exceptionnels

                                    
Gavarnie cirque 6Cascades 3Lac Tech 1 Lutour

Le Lavedan a la particularité de posséder les trois plus beaux cirques des Pyrénées. Splendeurs de la nature, telles des corolles ouvertes face au nord et à l’ouest, les cirques de Gavarnie, d’Estaubé et de Troumouse sont le résultat de millions d’années de travail d’érosion. Erosion d’immenses glaciers quaternaires qui ont, non seulement creusés la roche  de calcaire gréseux, mais aussi façonnés les nombreuses vallées parcourues de torrents, de cascades, de lacs  et de ruisseaux qui ont donné naissance au Gave de Pau
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3a - Les filons et les mines

Galène     blende     Sidérite Estaing

                                 
                                     Les filons et les mines
Avant-propos : la partie industrielle, prolongement logique de certaines mines, carrières et ardoisières exploitées est reprise dans le dossier patrimoine industriel.

La présence de nombreux filons métallifères dans les Pyrénées centrales vient de niveaux géologiques très anciens d'origine volcanique de l’ordovicien supérieur (ère primaire). C’était bien avant la naissance des Pyrénées. Connus et parfois exploités par les Romains, ces filons furent inventoriés au XVIIIe siècle par l’abbé Bernard Palassou dans son Essai sur la minéralogie des monts Pyrénéens en 1784, et surtout à la même époque, par le baron de Dietrich, Commissaire du Roi des mines, bouches à feu et des forêts. Le résultat de ces recherches à travers la France, fut publié en 1786. Dans le diocèse de Tarbes (Bigorre), il a visité nombre de sites des vallées du Lavedan, dont Barèges, Gavarnie, Héas, le Val d’Azun, Saint-Sa(u)vin et Castel-Loubon. Il en a dénombré pas moins de 87.

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3b - Les carrières et leurs produits

Marbre de Sarrancolin Opera fantastico    lieu dexrtraction sarcophages     marbre vilet de Vier-Bordres                      
 
                           Les Carrières anciennes (pierre et marbre)

A- Les carrières de pierre à sarcophage
Rite funéraire venu d’Egypte, l’usage du sarcophage s’est sensiblement développé en Septimanie, dès le Ve siècle, à l’époque mérovingienne, au profit des classes aisées de la société. Ce rite perdurera jusqu’à la fin du règne des Carolingiens. Leur forme initialement  trapézoïdale se transforma vers 750-800, lentement en forme rectangulaire.

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3c - Les ardoisières

Ardoisière  déchets de schiste  labes 158-redim800 Ardoisière du Néez
                                    
                                  Les ardoisières


Avec les carrières de pierre et de marbre, celles d’ardoise s’inscrivent dans le paysage du Pays de Lourdes et du Lavedan et font partie de notre patrimoine naturel. Le mot carrière et souvent plus employé que celui de mine, car malgré le statut de mineur des ardoisiers, les gisements en Bigorre sont essentiellement affleurant et leurs exploitations se font à ciel ouvert. La plupart sont installées dans la vallée de Batsurguère, et celle du Castelloubon; Elles sont tenues par de petits exploitants locaux Les ardoises des toitures et des enclos anciens (labasses), font partie du paysage local. Elles attestent du savoir-faire de nos artisans. Un savoir-faire qui disparaît lentement. 

 

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3d- Les pierres Saint-Martin et autres bornes

278 col dArlet 11 277 312 col de la Peyre saint-Martin borne 262 google erarth
  
                               Des pierres Saint-Martin

                                                                                       aux bornes croix

On a donné le nom de Saint-Martin à un certain nombre de rochers, parfois de grande taille ou de forme étrange.  Le Lavedan et le Pays toy en abritent quelques-uns.

De nombreux  tertres qui se détachaient de leur environnement  faisaient l’objet, durant toute la protohistoire, de cultes païens. Attachant quelques pouvoirs à ces rochers à cupules, pierres, et mégalithes,  les hommes du Néolithique et de l’Ȃge de bronze leur vouaient une certaine vénération. Censés venir du ciel, n’étaient-ils pas, les  meilleurs intermédiaires afin  que leurs demandes de moissons abondantes, d’arrêts des tempêtes ou d’une nombreuse progéniture leur soient accordées. Cette vénération  ne pouvait que gêner la christianisation en voie d’expansion dans la Gaule naissante.

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4 - La flore et les arbres

La flore pyrénéenne est un enchantement. Son isolement par rapport aux autres chaînes de montagnes d’Europe a permis à plus de 160 plantes et fleurs endémiques (propres à la région) de se développer.
En gros, on peut distinguer trois étages de végétation en fonction de l’altitude.


Chardon bleu Wikipédia        iris pyrenees jude lock     pavot      

 

- Jusqu'à 900 mètres,  étage collinéen, forêts de chênes.
- De 900 à 1 800 mètres, étage des estives ou étage montagnard, frais et humide. C’est là que poussent les forêts de hêtres et de sapins surtout sur les versants nord, et de pins sylvestres sur les versants sud. Y abondent la cardamine à feuilles larges et la valériane.

- De 1 800 à 2 400 mètres, étage subalpin avec les forêts de pins à crochets (endémiques), de bouleaux et de sorbiers. C’est là que nous rencontrons les rhododendrons, l’iris, le lis et le chardon bleu, le gispet.
- Et enfin, de 2 400 à 2 900 mètres, l’étage alpin. C’est le royaume des plantes robustes. Courtes et rases, mais de couleurs vives comme la saxifrage (d’Irat), le pavot parfumé et le silène sans tige. Elles se développent souvent près des saules nains.
E = endémique

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5 - Les sources

  Bois de Lourdes  Fontaine Cité  Merlasse3  Agos Vidalos   Crabé                          

Les eaux minérales et autres

 
La définition

Une source a été définie en 1694 par l’Académie comme « endroit où l’eau commence à sourdre, à sortir de terre, pour avoir un cours continuel ». Mais cette source peut fournir de l’eau dite naturelle et de l’eau dite minérale. C’est Henri IV, probablement en souvenir de da grand-mère, Marguerite de Navarre, utilisatrice des  sources de Cauterets qui a défini par un édit royal en 1605, les sources qui pouvaient avoir l’appellation minérale.

Définitions, Sources légendaires et curatives, Agos-Vidalos, Gazost, Lau-Balagnas, Lourdes, Ourdon-Juncalas,  Pierrefitte-Nestalas, Saint-Pé, Uz, Viger, Vizos, Le Réseau de l'eau de Lourdes (Massabielle).

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6 - Les rochers étonnants, blocs erratiques

Les pierres ayant un rapport avec la préhistoire et la protohistoire se trouvent dans le dossier Préhistoire.
Balandrau2Peyrouse 3 Rocher mystérieux 3


Il y a près de 100 000 ans, le Pays des Vallées des Gaves était recouvert d’un immense glacier. De Gavarnie à Lourdes en se retirant, il laissa maintes traces, dont de nombreux lacs et blocs erratiques. Seul, le sommet du pic du Jer, à 905 mètres, émergeait. Le front de glace au nord du pays atteignait les sites d’Omex, Peyrouse, Poueyferré, Loubajac, Adé Julos, Gez-ez-Angles… Sur cette périphérie, les blocs atteignent d’imposants volumes comme celui dessiné par Edmond Collomb en 1867, dans son ouvrage  « Essai sur l’ancien glacier de la vallée d’Argelès » (1). Avec son collègue, Charles Martins, ils affirmèrent qu’ils  avaient « rarement vu, même en Suisse, des restes de l’époque glaciaires aussi remarquables » (2)
(1) Mémoire de l'Académie des Sciences et Lettres  de Montpellier. 1867, p.79-80.
(2) Bulletin de la Société Ramond. 1867, p.93.

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