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Patrimoine thermal du Pays des Vallées des Gaves

Patrimoine thermal

 (Voir également à patrimoine naturel, les sources, en préparation)

Depuis les temps les plus lointains, les fontaines et les sources, très abondantes dans notre région, souvent attachée à un saint patron avaient une fonction thérapeutique. Très imprégnés par l’Ancien testament où l’eau lustrale qui lave aussi bien l’âme que le corps était présente dans notre région, les paysans leur accordaient un pouvoir de guérison grâce à des saints intercesseurs ou à Marie. Dans les Pyrénées centrales, c’est surtout Marie qui était invoquée et responsable des nombreuses  guérisons, jugées comme miraculeuses. Ainsi, un véritable réseau thérapeutique maillait nos montagnes et il n’était pas rare que les  malades aillent de sanctuaire en sanctuaire se laver et prier. Au-dessus de ces fontaines se dressait très souvent une statue de la Vierge ou du saint intercesseur. Nous avions ainsi Garaison, Nouillan, N-D de Héas, N-D de Piétat, N-D de Médous, Sarrance, Bétharram… On peut ajouter que ces lieux étaient parfois considérés comme de lieux de débauches : «  Du mélange des sains et des malades, retranchons les amateurs de volupté, les partisans du jeu, les amants déguisés, l’éclat de la saison s’envole. J’ose le dire, le goût pour le plaisir, la liberté sont l’attrait dominant des bains pour l’étranger » ! écrivait alors le docteur Labbat en 1750, sur les thermes de Bagnères-de-Bigorre.

Les guérisons 

La plupart de ces fontaines et sources étaient censées guérir des maladies de la peau, des problèmes oculaires et des rhumatismes, et surtout des maladies d’enfants (mal des roussis).
Certaines sources étaient « empregnadères », dernier recours pour les femmes « brehaignes », c’est-à-dire stériles.
Il a fallu attendre la fin du XVIIIe siècle et les progrès de la médecine thermale pour avoir une approche plus rationnelle sur les vertus curatives de certaines eaux. De nombreuses eaux de ces sanctuaires furent rejetées comme inaptes à la moindre guérison, mais certaines comme la source de Saint Christau dans la vallée d’Aspe, allaient s’ajouter aux sources et thermes déclarés bienfaitrices scientifiquement. 

Début du thermalisme scientifique 

Certaines sources étaient vraiment renommées de par les résultats réguliers et positifs sur une clientèle étrangère qui en firent leur renommée et attirèrent nombre de scientifiques. Parmi nos illustres visiteurs nous avons Rabelais, Montaigne, Marguerite de Navarre, le duc du Maine…  Aussi fut créée en 1730, l’école de médecine thermale pyrénéenne avec les docteurs Labbat, Bergerot et Bordeu. Th Bordeu fut le premier à faire une analyse chimique des eaux et à multiplier les publications scientifiques. Les autorités locales et l’armée avec les eaux d’arquebusade de Barèges virent rapidement les bénéfices qu’ils pouvaient en tirer. La pureté de l’air de la haute montagne fut un élément positif supplémentaire. En 1742, un médecin anglais vantait les cures opérées dans l’air de Barèges. En 1753, le marquis de Paulmy envisageait d’établir « un hôpital entrepôt » à Lourdes pour mieux préparer les soldats malades se dirigeant sur Barèges. En 1810, le préfet des Hautes-Pyrénées opposait l’état lamentable des montagnards des vallées goitreux, « crétins » à la vigueur des « vrais montagnards »  

Les routes et les premiers hôpitaux furent aménagés par l’armée. L’arrivée du romantisme avec l’approche bienveillante des montagnes permirent un développement rapide du thermalisme pyrénéen. Développement accéléré vers 1830, par l’arrivée du climatisme véhiculé par de nombreux anglais, alors installés à Pau. Alexander Taylor évoquait dans chacun de ses ouvrages, l’influence curative du climat de Pau et des eaux minérales des Pyrénées sur les maladies. Th Bordeu développa le concept de la thérapie montagnarde en faisant de celle-ci un « paysage thérapeutique » grâce à ses eaux, son air, ses paysages, sa gastronomie, son environnement humain...

Le XXe siècle deviendra celui de la cure thermale de bien être, très développée de nos jours. 

Abordons par ordre alphabétique, les principales stations du Pays des vallées des Gaves :
 
  

                         Station thermale d'Argelès-Gazost

Historique

La petite ville d’Argelès-de-Bigorre avait l’habitude de recevoir vers 1850, grâce à son cadre bucolique au pied des Pyrénées alors à la mode et ses prix abordables, nombre de riches Anglais installés à Pau. En 1860, Sir Charles Packe, vétéran de l’Alpine club de Londres y installa sa résidence secondaire d’hiver. L’engouement des britanniques pour la petite cité s’accéléra. L’Hôtel de France ne désemplissait pas. Le télégraphe fut installé en 1859, et la gare des chemins de fer de la Compagnie du Midi, édifiée en 1868. C’est alors qu’un avocat local, Hector Sassère, le très entreprenant président de la Société thermale des Pyrénées, conscient du charme de sa vallée, fit parvenir dans la partie basse d’Argelès les eaux sulfureuses de la source voisine (hount Pudio-fontaine puante) située à Gazost, grâce à un aqueduc de 21,421 km et partant de 877, 52 m pour arriver à 453,13 m, avec un point bas à Lugagnan et une remontée entre Lugagnan et 50 m au- dessus d'Argelès. La canalisation a été réalisée en tubes en fonte moulé de diamètre intérieur de 80 mm. On peut voir cette canalisation dans le franchissement des ponts au-dessus des rivières.

Sources Gazost Chemin vers les sources à Gazost


Le succès de la station thermale fut immédiat ;  il est vrai que la petite ville était déjà reliée à Lourdes par le chemin de fer depuis 1870. Il fallait 15 h en classe luxe pour arriver de Paris. H. Sassère ouvrit les thermes en 1885. En 1891 Arthur Jeulhard, journaliste du Figaro vantait le climat sédatif de la région. Argelès-de-Bigorre devenue Argelès-Gazost en décembre 1896, connut alors une période dorée.

Gazost sources captées
                                                                                Captage de la source de Gazost

Gazost Argeles
                                                          Suivi de la canalisation de Gazost à Argelès. Plan B.R.G.M.

Un parc à l’anglaise de 5 ha fut créé. Il fut complété par un Institut  thérapeutique et un casino qui brûla en 1901. Un nouveau casino fut reconstruit sur l'actuel terrain de pétanque. Puis en 1938,  il déménagea à nouveau pour occuper le bâtiment de l'Institut thérapeutique, place qu'il a conservée à ce jour. Cet institut thérapeutique physique et d'orthopédie permettait la pratique de la rééducation, les massages et l'électrothérapie. Il possédait une piscine d'eau chaude et une piscine d'eau froide.

Séduits par son microclimat et la littérature pyrénéiste en plein essor, les curistes d'un certain niveau social, n'hésitèrent pas à utiliser les grandes villas édifiées par des investisseurs fortunés et avisé comme le comte Henri d'Agrain qui réalisa cinq villas avec des architectes extérieurs au pays pour "la location saisonnière mondaine." La partie basse d’Argelès-Gazost devint alors une véritable ville jardin. Son environnement bucolique, la qualité de ses hôtels, la présence de thermes et d’un casino furent ses principaux atouts. Vinrent y séjourner grand nombre de gens célèbres tant dans l’aristocratie européenne que dans les mouvements littéraires et artistiques ; entre autres, Victor Hugo, Emile Zola, George Sand, l’impératrice d’Autriche Zita, François Mauriac et les princes de Béarn…(1) Ils transformèrent le village en une sorte de Pau en modèle réduit. Mais la Première Guerre mondiale mit un terme brutal à ces fastes.

En 1920, la fonction thérapeutique de la cité se confirma par la création de plusieurs établissements spécialisés dans la rééducation fonctionnelle, l’électrothérapie et le traitement de la tuberculose.

Demeurent actuellement le parc, les thermes, le casino et les belles  villas. Les grands hôtels dont celui du Parc et de France ont été transformés en appartements. Jadis ils étaient fréquentés par des artistes : peintres, sculpteurs, chanteurs lyriques et des pyrénéistes

(1) Une liste assez complète a été réalisée par Martine Millet-Leybold dans la revue de la SESV de 1982.

Le bâtiment

Situé au fond du parc du Casino, c’est le bâtiment à la façade très typique présentant un appareillage de pierres, de briques et de galets disposés en « feuilles de fougère », comme dans certaines bâtisses de la plaine de Tarbes. Il a été construit en 1884, par Hector Sassère.
À l’intérieur, c’est une débauche de marbres gris et roses polis « de manière que les microbes ne puissent pas y adhérer ».Le hall spacieux mène à une buvette.  Le réservoir d'eau cylindrique de 80 m de diamètre  d’eau se trouve en sous-sol. Le site est ouvert de Pâques à fin octobre, tous les jours, sauf les dimanches.

Thermes


   Intérieur thermes Argelès         Façade principale des thermes d'Argelès-Gazost et intérieur. Photos J.Omnès

Buvette Argelès     Argeles Thermes bains
Buvette.                                                          Bain bouillonnant.  Photos.J.Omnès                                 

Les traitements

Ses eaux chlorosulfurées sodiques sont recommandées pour le traitement des phlébites et des maladies des voies respiratoires. Comme les autres thermes de la région, ceux-ci proposent une remise en forme avec bains bouillonnants, douches au jet et hydromassages. Formules à la carte, forfait journée ou semaine. Ces Thermes se sont spécialisés ces dernières années sur les soins des lymphoedèmes des bras, survenus après un cancer et ablation de sein . En 2014, ils  ont reçu les agréments de l'Agence Régionale de Santé de Midi-Pyrénées pour les forfaits d'éducation thérapeutique Veinothermes (phlébologie) et Lymph'Thermes (lymphoedème) Ces agréments viennent appuyer le professionnalisme et l'efficacité des protocoles des soins thermaux prodigués à Argelès-Gazost. Un nouvel appareillage de drainage lymphatique et veineux automatisé complète la gamme de soins .

En 2010, a été créé le Jardin des bains. C’est un espace de 1500 m² situé dans l’aile sud des thermes. Ce lieu de balnéothérapie à une vocation de centre de remise en forme intimiste, ludique et grand public.

Argeles Salle ORL     Le jardin des bains

    Salle orl.                                                                                          Le jardin des bains. Photos J. Omnès

Le Jardin des Bains s'étend dans un univers d'espaces intérieurs et extérieurs aux ambiances végétales, minérales ou florales et comprend comme installations : plusieurs bassins dont la température de l'eau varie entre 33° et 34°, des hammams et un « couloir de marche » bordé de plantes médicinales. On y pratique aquagym, aquaphobie, gymnastique douce. Un Jardin Aqua’ludique est à la disposition des enfants. Parmi ces espaces, a été réalisé un lieu intimiste : La Ziggourat. Il rappelle un « édifice religieux mésopotamien à degrés du type pyramide ». La pénombre met en valeur des représentations statuaires de l’art mésopotamien. Sous la végétation, des espaces voûtés accueillent de nouvelles installations à base d'eau : un hammam, un bain turc, un bain aux senteurs d'huiles essentielles et un bain à musique entourant un bain bouillonnant !


  

                                                         Station thermale de Barèges

Barèges, à 1250 m d’altitude, possède une station thermale réputée pour ses eaux sulfurées sodiques utilisées dans le traitement des affections rhumatismales. 

Ses eaux surgissent des profondeurs du massif granitique, où elles ont séjourné et effectué un trajet de plus de 8 000 ans, tirant de là leur minéralité et leur richesse bienfaisantes.

La station de Barèges-Barzun a été bâtie sur les sources thermales. Deux établissements sont là pour vous accueillir :
  • les Grands thermes, recommandés pour leur action sur la reconstruction osseuse  et les rhumatismes,
  • les thermes  de Barzun, recommandés pour le traitement des affections des voies respiratoires.
Entièrement modernisés, ils sont adaptés aux nouvelles techniques de soins.  

Historique

L’origine de la qualité thérapeutique des eaux de Barèges remonte à la nuit des temps. Les bergers s’étaient rendu compte que les animaux de leurs troupeaux qui avaient des blessures venaient régulièrement se tremper dans les eaux chaudes et sulfureuses de ses sources. Et que leurs membres se guérissaient rapidement. Compte tenu de leur qualité curative, elles furent très tôt utilisées sous le nom d’eau d’arquebusades par les différentes armées royales. Mais la « station » n’était constituée que d’ « un bassin de pierre brutes » et deux cabanes. Fagon, médecin de Louis XIV,  recommanda une cure au duc du Maine, fils bâtard du roi et de Madame de Montespan. Celui-ci était affligé d’une fistule anale, d’un pied bot et de rachitisme. Il vint plusieurs fois à Barèges ente 1679 et 1681, accompagné de Madame de Maintenon.   
C’est à elle que la commune de Barèges doit son nom. Pendant son séjour au bourg des Bains, elle datait ses lettres de « Barèges » alors que cette appellation appartenait à toute la vallée.

Louvois               Madame de Maintenon par Pierre Mignard 1694   
                           Louvois                                                                                  Mme  de Maintenon

Si les cures furent profitables à son protégé, elle ne supportait pas la région : « Le lieu le plus affreux que je ne peux vous dire. » Cela n’empêcha pas Louvois, secrétaire d'État et ministre d'État de Louis XIV, de venir dans la petite cité pour soigner une fracture de jambe ainsi que ses excès de table. En rentrant à Versailles,  il obtient de Colbert des crédits pour des premières installations militaires et améliorer le confort de certaines installations.
 

Les voies d’accès
On accédait alors à Barèges par Bagnères Campan et le Tourmalet avec des chaises à porteurs. L’accès direct se faisait par un sentier fort escarpé (appelé échelles de Barèges). Vu la déclinaison des terrains, l’accès s’avérait très difficile et souvent impossible par mauvais temps. La voie directe par les gorges de Pierrefitte, prévue par l’intendant Mégret d’Étigny (voir les généralités) fut améliorée, puis élargie, puis transformée en véritable route. Elle fut achevée en 1744, grâce à l’ingénieur Polard.
En 1858, on commença la rectification du tracé entre les ponts de « la Escala » et « d'Enfer » en taillant la route dans la partie rocheuse de la rive droite. Les travaux durèrent 5 ans et ainsi, depuis le Pont de Soulom jusqu'au Pont de la Reine, on resta uniquement sur cette rive. Ce long isolement explique sans doute la traditionnelle indépendance des habitants : les Toys. Un petit village montagnard traversé par la route, dite des Pyrénées, s’est bâti autour de ses sources thermales.
Puis, en 1895, il fut décidé de prolonger la ligne ferroviaire Lourdes-Pierrefitte (1871) pour accéder à Luz et à Cauterets. Le choix d'un tramway s'imposa face aux difficultés géographiques. Les deux lignes furent déclarées d'utilité publique le 24 juillet 1895 et la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Électrique de Pierrefitte-Cauterets-Luz, dite PCL était constituée le 31 Août 1895.
La ligne fut inaugurée le 1er février 1901. Son service, face à la concurrence de l’automobile, s’arrêta en 1932.


L’hôpital avant la venue de Napoléon III
Avant les bâtiments modernes réalisés sur demande de Napoléon III en 1861, existait,  au milieu des bâtiments temporaires en bois  et des quelques maisons en dur, un hôpital militaire construit en 1732,  capable de contenir 480 hommes. Aussi, devant l’importance de ce contingent de malades, auquel il fallait ajouter les particuliers, les Bains des Délices alimentés par la source Tambour devaient fonctionner jour et nuit. Les soldats ne pouvaient rester plus de 50 jours. Le spectacle de tous ces éclopés qui s’agglutinaient autour des bains et robinets, surtout dans la partie civile, a fortement marqué l’auteur anglais Charles Richard Weld : « Si vous vous intéressez aux maladies, et si vous désirez voir, dans les Pyrénées, la misère physique, la plus noire, allez à Barèges, aux bains réservés aux pauvres. Toute la journée il y a surtout des vieilles sorcières boiteuses et laides courbées sous le poids de leurs goitres, des hommes tout racornis vacillant sur des jambes torses et des enfants chétifs et rachitiques dont les parents espèrent qu’ils vont recouvrer force et santé.  » Nous sommes en 1858.
La demande des curistes était si forte, que par soucis d’économie on utilisait l’eau des buvettes après son passage par les bains. D’où la remarque de Weld : « On recule de dégoût à la simple idée de la boire lorsqu’elle est souillée par des blessures, des desquamations, des plaies gangréneuses et des éruptions scrofuleuses. » On pense alors à Lourdes et les malades des piscines qui, poussés par la foi, buvaient des gorgée d’eau de leur bain

La barégine
Mais si l’eau était utilisée en usage externe avec ces bains aux propriétés curatives certaines et réputées pour guérir les blessures causées par les coups de feu, elle pouvait aussi être utilisée sous forme interne par déglutition. Cette eau spéciale est appelée barégine. Weld en donne sa description : «  si vous êtes curieux de savoir à quoi elle ressemble vous pourrez satisfaire votre curiosité sans vous rendre à Barèges, en goûtant un mélange d’œufs pourris et d’eau de rinçage d’un canon de fusil très sale. Lorsqu’on laisse reposer cette eau pendant un certain temps, on trouve un dépôt curieux constitué d’une substance gélatineuse, amorphe et graisseuse, découverte pour la première fois dans les eaux de Barèges, d’où le nom barégine. » .

Les bâtiments impériaux
Le premier hôpital militaire, simple caserne, est réalisé le 6 mai 1732, grâce à un arrêt du Conseil d'Éat du Roy. Barèges reçoit de plus en plus de blessés lors des guerres napoléoniennes, les uniformes éclipsent les civils. Louis Bonaparte vient à Barèges en 1802. Puis, après Victor Hugo, Lamartine, Chateaubriand…c’est au tour de Napoléon III, qui, après un voyage dans la région, fait édifier entre 1861 et 1864, les thermes actuels et l'hôpital militaire. Les thermes de style néo gréco-romain en pierre de taille abrite une nef de 52 mètres de long aux murs recouverts de marbre local. Un tunnel sous la route donnait un accès direct à l’hôpital situé de l’autre côté. Les thermes de Barzun à l’entrée du village sont plus récents.

 Il faut savoir que le village naissant situé dans des zones d’avalanche et de terrains instables fut l’objet durant des siècles de catastrophes naturelles qui balayèrent, à de nombreuses reprises, nombre de maisons. Les travaux de terrassement du génie militaire et des Eaux et Forêts ont beaucoup diminué de nos jours, l'importance de ces risques.

Barèges thermes modernisés   
Thermes modernisés

Intérieur thermes de Bareges-jpg           Bareges hôpital     
Intérieur des thermes de Barèges                                              Hôpital militaire face aux thermes (carte postale)                                   


                         Station thermale de Beaucens  

Histoire
Petite station à 480m d’altitude, faisant aussi hôtellerie, située sur la route du donjon des Aigles.
La source d’eau faiblement chlorurée sodique contient du fluor et des oligo-éléments. Son eau provient de deux griffons, "Motteville" et "la Fenêtre", situés à proximité de l'établissement thermal actuel. Elle est connue depuis le XVIIIe siècle par les locaux. Son rayonnement date de 1820, date à laquelle le docteur Balancie fit construire les premiers thermes. Auparavant, les malades ne disposaient que d’un simple bassin dans lequel l’eau s’écoulait. Les thermes actuels, construits en 1914, reçoivent près de 500 curistes par an.

Les traitements

La source est indiquée pour les traitements  en rhumatologie.

Les thermes sont spécialisés dans le traitement des douleurs d'origine vertébrale, telle que la sciatique, les lombalgies, les névralgies cervico-brachiales et les séquelles après intervention sur hernie discale.

Ses eaux sont également indiquées dans le traitement des arthroses, des arthrites et polyarthrites, et des séquelles post-traumatiques.

Ouvert de mai à octobre. 

Les bâtiments

L'établissement en V s'ouvrant sur le parc a été dessiné par l'architecte palois Jules-Antoine Noutary. Il a été réalisé en 1914.Sa décoration intérieure, avec ses stucs et ses céramiques, note une influence Art Nouveau. 
L’hôtel des thermes est situé de plain-pied avec l'espace des soins thermaux dans un grand parc arboré et dispose d'une piscine d'agrément bien exposée. Il est recherché pour son calme et est ouvert aux curistes comme aux touristes de passage.

Intérieur thermes Beaucens 1          Hôtel thermal Beaucens     
                       Intérieur des thermes de Beaucens                                                                 Les thermes et son hôtel


  

                                                           Le Village thermal de Cauterets

Au cœur de la chaîne des Pyrénées, dans la haute vallée encaissée du gave de Cauterets, la station thermale, climatique, touristique et de sports d’hiver est, à 930m d’altitude, la Porte du Parc National et le point de départ de découvertes fabuleuses et toniques dans les hautes vallées de Lutour ou du Marcadau.

Cauterets vue générale Cliché D. Julien
                        
Ses sources sulfurées chaudes, abondantes, riches en silice, en oligo-éléments, furent d’abord utilisées à proximité de leurs points d’émergence, à la Raillère ou sur le flanc du Pic des Bains. Depuis 1995, le forage réalisé à partir du gisement d’eau minérale situé à 500m de profondeur, commun aux sources du groupe nord, César, Espagnols, Pause et Rocher, permet un débit de 840m3 par jour avec une température de 53 degrés. Les indications thérapeutiques sont principalement l’ORL (oto-rhino-laryngologie) et les voies respiratoires : traitement des rhinites, sinusites, otites, laryngites, trachéites, bronchites, ainsi que la rhumatologie et notamment le traitement de l’arthrose. Les eaux sont administrées en humages, aérosols, pulvérisations, bains, douches, cures de boisson et les soins les plus sophistiqués, douches pharyngiennes, insufflations tubaires, traitement des sinus, sont dispensés par le corps médical.

Le village primitif et les bains du groupe nord
L’histoire de la station thermale commence au XIe siècle lorsque les moines bénédictins de l’Abbaye de Saint-Savin entreprirent d’exploiter les eaux sulfureuses qui sourdaient sur le flanc du massif de Peyraute, plus tard le Pic des Bains. Ces eaux étaient connues des pasteurs des villages d’en bas, de la vallée d’Argelès, dont le chemin de transhumance vers les hauts pâturages des vallées de Lutour ou du Marcadau suivait le pied de cette montagne, rive droite du gave. Des cabanes furent construites autour des émergences, une église fut bâtie. Ainsi naquit le primitif village de « Cauterès » où s’installèrent, entre autres, des gens de Soulom, de Nestalas, les « valléens », qui, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, contestèrent aux moines de l’Abbaye de Saint-Savin la propriété des sources et des bains.
Au XIVe siècle, quelques habitants descendirent en bas de la montagne, autour de la première tour de guet érigée pour défendre la vallée et, peu à peu, le village s’étendit le long du gave, rive droite du gave.
Au village d’en haut continuaient d’affluer les personnes qui venaient prendre les eaux.
Au XVIe siècle, ce furent Marguerite de Navarre, son mari Henri d’Albret, sa fille, Jeanne d’Albret qui vinrent se soigner dans ce village et empruntèrent le premier sentier rocailleux tracé depuis Peyrehitte (Pierrefitte), le long de parois abruptes dominant les ravins, au milieu des éboulis.                          
Cauterets Marguerite de Navarre Marguerite de Navarre,  vers 1530 (B.N)

 
Ces « baigneurs » venaient boire les eaux bienfaisantes et soigner diverses affections, maladies de poitrine, affections du larynx, douleurs rhumatismales ; ils se baignaient  dans de rudimentaires cuves de bains, petites piscines construites sur trois niveaux : le Bain d’en haut, le Bain du milieu ou source des Espagnols et le Bain d’en bas, « la Fontaine d’Amour » de Marguerite de Navarre, dit-on, appelé ensuite Bain des Cagots (bain des familles Mailhoc et Canarie d’Argelès-Gazost) avec, le confrontant, le Petit Bain des Pères.
De ces petites constructions rustiques, puis établissements sommaires, ne subsiste aujourd’hui que Pauze-Vieux, le plus récent, inauguré en 1853, aujourd’hui fermé et de l’époque lointaine, reste, au niveau du Bain d’en haut, une piscine dite gallo-romaine et plus bas, des ruines.
Ces bains furent délaissés pendant plus d’un siècle suite au mauvais état des chemins, aux épidémies, la peste particulièrement. Ils reprirent vie au XVIIIe siècle grâce à des familles de médecins, les Borie, les Bordeu et, originaires de Cauterets, les frères Labbat et Cyprien Camus et continuèrent à être fréquentés jusqu’au XIXe siècle par les gens de condition modeste.

Illustration romantique Pauze-Vieux vers 1860
(chemin aménagé en 1855)   

L’établissement de César  
Cependant, l’accès difficile de ces sources et le peu de confort des cabanes firent que l’on descendit les eaux au village d’en bas qui, entre temps, s’était développé et modernisé : l’eau du Bain d’en haut et celle de la source des Espagnols furent amenées dans l’établissement actuel de César. Cet édifice fut inauguré en 1844 ; il passait alors pour un des plus beaux des Pyrénées avec sa façade monumentale aux trois portiques, son accès par un bel escalier en marbre ouvrant sur un hall immense. Depuis, l’établissement a fait l’objet de nombreuses transformations, agrandissements et aménagements adaptés aux nouveaux traitements thérapeutiques et à l’amélioration du confort des baigneurs. Dans ce bâtiment sont regroupées toutes les activités de soins ORL/voies respiratoires et rhumatologie.
Ces Thermes de César sont ouverts toute l’année et accueillent adultes et enfants de février à novembre.

Thermes César Th. de César,années 1850 


Les Bains du Rocher

D’autres sources furent exploitées dans l’établissement des Néothermes qui recevait l’eau des anciens thermes de Rieumiset et du Rocher. Cet édifice était environné d’un jardin anglais qui se prolongeait en un parc verdoyant aboutissant au Théâtre de la Nature où se produisaient des artistes de la scène parisienne. La façade à grandes baies vitrées qu’encadraient deux cèdres majestueux a été préservée. Le nouveau bâtiment abrite aujourd’hui « Les Bains du Rocher », centre thermo-ludique où sont offertes diverses prestations pour le bien-être de chacun, la détente ou la remise en forme dans de l’eau thermale naturellement chaude et dans un environnement de verdure reposant.

Bains du Rocher Bains du Rocher 

Les établissements du groupe sud – la Raillère.

Dans le même temps, des établissements avaient été construits en amont du village autour de différentes sources, celles du groupe sud. A la fin du XVIIIe siècle, fut construit l’établissement de la Raillère, très bel ensemble spacieux et moderne, dont l’eau était particulièrement prescrite pour le traitement des voies respiratoires ; il est aujourd’hui fermé par crainte des éboulements de la montagne qui le domine, le Péguère.


La Raillère La Raillère


C’était, en 1807, l’établissement que fréquentait la reine Hortense, épouse de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande. Hortense de Beauharnais était venue à Cauterets tenter de surmonter le chagrin immense causé par la mort de son fils aîné. Pour elle, on avait rénové le pavillon Richelieu, aménagé un salon voûté et quatre cabinets avec baignoires en marbre, glaces, tapis, rideaux et, le jour de l’annonce du traité de Tilsitt entre l’Empereur et le Tsar, la Reine se baigna sous une double couronne de roses et d’immortelles, dans un pavillon en forme de tente orné de guirlandes de laurier.


Cauterets Reine Hortense
  
Plus haut, en poursuivant vers le Pont d’Espagne, l’établissement des Bains du Pré a disparu, mais celui du Petit St-Sauveur rebaptisé Thermes des Griffons est aujourd’hui Centre de Rhumatologie. En montant toujours, on découvre, au-delà de la grotte de Mauhourat, l’ancien établissement des Bains du Bois, lui aussi fermé.

Thermes Petit Sauveur
 Petit Sauveur et Bains du Pré
 
Ce hameau de « la Raillère » où venaient se soigner « les gens de condition » était aussi un lieu de promenade très apprécié. On s’y rendait à cheval, en calèche ou en chaise à porteurs. Plus tard, à la fin du siècle, on empruntait un pittoresque « petit train » maintenant remplacé par un service de cars. C’est un site, sur la route des cascades, du Pont d’Espagne et du lac de Gaube où touristes ou curistes d’aujourd’hui aiment flâner, admirer la belle cascade de Lutour et, dans les boutiques, acheter les berlingots qui, dit-on, avaient été fabriqués pour atténuer le goût amer de l’eau soufrée.

Cascade de Lutour Cascade de Lutour 

Au XIXe siècle, l’âge d’or.
C’étaient les débuts du Pyrénéisme, la découverte romantique des beautés sauvages de la montagne. Cauterets, ville d’eaux très en vogue, accueillit de nombreux personnages célèbres, peintres et écrivains que l’on ne peut tous citer : trois ans après le peintre JC Nattès qui a laissé de remarquables dessins du village de cette époque, George Sand qui n’était encore qu’Aurore Dupin, baronne Dudevant,  séjourna l’été de 1825 dans la maison du docteur Labbat et connut un tendre amour en la personne d’Aurélien de Sèze ; tout en la nature et le monde qui l’entourait l’émerveillait « courir, monter à cheval, rire d’un rien, ne pas se soucier de la santé et de la vie ». En 1829, Chateaubriand y rencontra « l’Occitanienne », « la naïade du torrent », plus tard comtesse de Castelbajac. Victor Hugo séjourna un mois en 1843 dans la pension Managau, non loin de l’hôtel où était logée Juliette Drouet.
Dans la deuxième moitié du siècle, le thermalisme connut un essor prodigieux. La route carrossable, remplaçant l’ancien sentier et permettant le passage des diligences, avait été aménagée et la route actuelle fut ouverte en 1872, l’année où 12000 baigneurs vinrent prendre les eaux. Ce fut ensuite l’audacieux chemin de fer électrique (PCL) qu’emprunta le public dès 1899 après la construction de la pittoresque gare en bois, aujourd’hui gare routière des autobus desservant la ligne Pierrefitte-Cauterets.

Cauterets Gare La gare routière

Ces années de fin de siècle furent des années de grande prospérité et renommée pour Cauterets qui se développa sur la rive gauche du gave avec la construction de belles villas et de luxueux hôtels où descendaient nobles, gens du monde et artistes renommés : les rois Alphonse XIII et le futur Edouard VII, le peintre Degas, l’actrice divine Sarah Bernhardt qui venait régulièrement à Cauterets soigner sa voix, logeaient à l’hôtel d’Angleterre tenu par la famille Meillon.

Hôtel Continental Hôtel Continental
 
Le vaste établissement thermal des Œufs, le Casino aujourd’hui, fut inauguré en 1869. Il était alimenté par de l’eau de source captée près du gave au niveau de Mauhourat et descendue par une canalisation de deux kilomètres de long ; le rez-de-chaussée était réservé au thermalisme avec une piscine de 20 mètres de long d’eau sulfureuse, l’étage au casino et aux salles de spectacle et de bal. L’esplanade ombragée avec le kiosque à musique et le promenoir couvert étaient le rendez-vous des baigneurs qui, l’après-midi ou le soir, venaient écouter l’orchestre du casino ou assister à une des fêtes qui s’y donnaient.

Le casino vers 1900 Le Casino vers  1900

La rénovation de cette esplanade devrait permettre de retrouver un peu de l’atmosphère d’antan.
                                                                                                                                         
                                                                                                                         Marie-Paule Mengelle                  

   
 
                              Station thermale de Saint-Sauveur

Saint-Sauveur : la station aux dames
 
Le village essentiellement thermal s’étire  tout en longueur sur un promontoire dominant le gave, à un km au sud de Luz. On y accède, entre autres, par le pont Napoléon.

Historique
Dès l’époque romaine, ses eaux sulfurées sodiques à indication gynécologique, sortant à 32ºC,sont connues et fréquentés par les patriciens de la région. Une légende rapporte qu’une bergère désespérée de ne pas avoir d’enfants reçut la visite d’un ange. Celui-ci lui demanda d’aller boire de l’eau de la source voisine. Elle en conçut tant d’enfants que la source fut envahie par un nombre considérable de femmes en mal de progéniture. Les désordres occasionnés par cette foule obligèrent les autorités à fermer le lieu. Celui-ci fut remis en vogue au XVIe siècle par l’évêque de Tarbes, Gentien d’Amboise. Il érigea une petite chapelle et donna le nom de Saint-Sauveur à la source. En 1572, il fit graver cette phrase symbolique du prophète Isaïe sur le premier édifice thermal : « Vous prendrez joyeusement les eaux de la source du Sauveur », d’où le non de la station naissante Saint-Sauveur.
Puis, bien plus tard, à la suite du rapport de l’Académie de médecine vantant les mérites des eaux de Saint-Sauveur, Louis XV lui assigna en 1750, un médecin permanent. Mais il fallut attendre le Romantisme et son goût des cascades, des gorges profondes et des « affreux abîmes sans fin », pour voir défiler tout ce que la France comptait de femmes célèbres. La « station aux Dames » reçut George Sand, les duchesses d’Angoulême (1823), de Berry (1828) et l’Impératrice elle-même, avec son époux (deux mois en 1859). Ce voyage fut décidé suite à une fausse-couche de l’Impératrice. En fait, les cures permettaient aux Parisiennes de quitter la capitale en été et de se retrouver dans de petites villes pyrénéennes, bien au frais. « Les belles dames et les beaux messieurs font toilette et figurent en se parlant de leurs maux d’entrailles et de leurs rhumatismes », écrivit George Sand (Aurore Dudevant) lors de son séjour dans la station, avec son amant Aurélien de Sèze. Elle avait 21 ans. Il faut dire que la venue de toutes ces dames n’était pas très appréciée des épouses des bergers.
Les arrivées de tout ce beau monde ont été facilitées par les aménagements réalisés par Napoléon III : route carrossable jusqu’à Gavarnie, avec le célèbre pont Napoléon et l’aménagement des thermes. On lui doit aussi la chapelle Solferino. C’est lors de son séjour à Saint-Sauveur que l’empereur confirma sa décision d’ouvrir au public, la Grotte de Massabielle de Lourdes que le préfet avait fait fermer par une palissade.
Les retombées touristiques des Apparitions de Lourdes prirent la relève des Romantiques. Cette nouvelle fréquentation permit au pays de se désenclaver, de se moderniser, de créer une station de ski : Luz-Ardiden, et surtout de sauvegarder une partie de son patrimoine culturel et artistique.

Colonne commémorative Saint-Sauveur      Colonne duchese de Berry 
Photos Jean Omnès
À gauche, colonne commémorative érigée en 1824 par les locaux en l’honneur des passages de la duchesse d’Angoulême-Madame Royale. La duchesse était le seul enfant de Louis XVI et de Marie-Antoinette sorti vivant des affres de la Révolution. A la chute de l’Empire (1814) elle s’installa à Bordeaux avec son mari, le duc d’Angoulême, son cousin, qu’elle avait épousé en 1799. La seconde colonne, à droite, se trouve à l’entrée du village. Elle a été érigée en l’honneur de la venue en 1828, de la duchesse de Berry, belle-fille de Charles X. Cette colonne, plus petite que la précédente, domine un promontoire face au gave.

Les bâtiments anciens
Fontaine de Hountalade
Avant la réalisation des thermes, l'eau thermale coulait en face, à la source dite Hountalade


Hountalade 1 Hountalade
Carte postale ancienne.                                                    Actuellement, sous les anciens établissements. Photo J Omnès

  Hountalade 1900
Photo ancienne de Loucrup65
Hountalade 3

Houndalate therme1 Houndalate 3
Les anciens thermes actuellement, propriété privée, la source coule à droite. Photos J. Omnès

St Sauveur La maison dite de l'Horloge, elle servait à loger les curistes. Photo J. Omnès


Les bâtiments actuels

La construction de l’établissement thermal actuel débuta, plus bas que Hountalade,  en 1830, pour ne se terminer qu’en 1861. L’édifice d’architecture classique néogrec, sans étage,  est orné sur la façade donnant sur la rue, de colonnes doriques. Il a été depuis, restauré, embelli et prolongé en 1995 par le bâtiment moderne à grandes baies vitrées que vous voyez sur les photos. En 2004, celui-ci s’est étoffé d’un spa en balcon sur le gave de Gavarnie et d’un hammam en pierre au charme oriental. L’ancienne baignoire d’Eugénie sur les marbres napoléoniens côtoie  les fauteuils de Philippe Stark. Les thermes de 1860 sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 9 octobre 1975.

Les soins de nos jours

Les  thermes de Saint-Sauveur baptisés Luzea, sont ouverts de début mai à fin octobre, sauf le dimanche. Avec des navettes gratuites entre le centre-ville et les thermes, les curistes basés à Luz peuvent venir facilement à Saint- Sauveur pour le  traitement des voies respiratoires, de la phlébologie et de la gynécologie. Les anciens établissements de 1860 (fontaines de Hountalade) ont été complétés par les thermes modernes inaugurés en 1996. Saint-Sauveur bénéficie depuis 2004, d’un véritable centre de  remise en forme et de balnéothérapie avec hydromassages, saunas ou hammams, salle de gym, douches au jet, piscine et Jacuzzis en balcon sur le Gave du Mensonger. De nombreux forfaits sont offerts aux curistes : découverte, détente, minceur, forme, anti-stress, anticellulite. 
 (1) Prolongation l’hiver tous les jours, en soirée.
Une petite vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/xb4uga_luz-saint-sauveur-visite-des-therme_news

Thermes de Saint-Sauveur         Thermes de Saint-Savin                  
Thermes modernes, les anciens thermes se trouvent dans le prolongement. Ils dominent le gave de 60 m, en contrebas.

thermes Saint-Sauveur                                                          Anciens thermes de 1861, reliés au nouveau par différents bâtiments.

Saint Sauveur 6     Saint Sauveur 4
Hall et blason de la ville en  marbres variés des Pyrénées. Photos J. Omnès

Saint Sauveur 6 piscine Saint Sauveur 7
                                                       Piscine                                 Fontaine en marbre du pays. Photos J. Omnès
Saint Sauveur 8

Saint Sauveur 3
                 Fresque imitation  villa romaine.               

Saint Sauveur 1 Bain de l'impératrice Eugénie. Photos J. Omnès