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1a - Les églises-Lourdes

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        eglise anclades  eglise ukraine  eglise paroissiale  Eglise de Saux                                                                    
Beaucoup d’églises de montagne de la région sont d’époque romane. Elles ont peu souffert des excès des guerres de Religion. Il n’en va pas de même pour les églises de la plaine qui ont été systématiquement ravagées. Comme en 1569, celle de Lourdes et  l’abbatiale de Saint-Pé, en partie détruites par les troupes de Jeanne d’Albret et de Montgomery. Si les clochers, potentiels tours de guet ont été brulés à cette époque, beaucoup de nefs ont gardé leur architecture romane d’origine, surtout dans les hameaux les plus reculés. Aux destructions de 1569, s'ajoutent les nombreux dégâts des différents tremblements de terre de 1660, 1750, et surtout de 1854.

Lourdes : église paroissiale, église ukrainienne, Anclades, Saux, Chapelle du château, église de l'hospice, les Clarisses, N-D des Apôtres, Les Dominicaines, chapelle-bergerie de Vizens, les Clarisses,  les chapelles médiévales oubliées
     
Ces églises de montagne sont généralement petites, simples avec un clocher-mur rustique. Elles sont parfois édifiées sur des buttes, et presque toujours orientées vers l’est.
À l’extérieur, peu de pierres sculptées, exception faite pour le tympan qui est souvent orné d’un chrisme. Chrisme épuré représentant le monogramme du Christ avec les lettres grecques X (khi) et P (rhô), encadrées par µ (alpha) et w (oméga) ; première et dernière lettre de l’alphabet qui symbolisent le début et la fin de toutes choses. C’était le signe de reconnaissance des premiers chrétiens qui faisaient référence à la Bible, au livre de l’Apocalypse : « Je suis le début et la fin, l’alpha et l’oméga ».
Dans les communes plus riches, le chrisme est remplacé par un Christ en majesté, entouré des quatre Evangélistes sous leur forme symbolique : le lion pour saint Marc, le taureau pour saint Luc, l’aigle pour saint Jean et l’homme pour saint Matthieu. Peu de colonnes sculptées encadrent le porche.
À l’intérieur, peu ou pas de chapelles, sauf celles rajoutées au XVIIIe siècle pour pallier le manque de place. Généralement, on préférait par économie, rajouter des estrades. Certaines églises en possèdent deux, l’une au-dessus de l’autre, comme à Arcizans-Avant. Il y avait peu d'ouvertures. Jusqu’au XVe siècle, la population rurale en grande majorité illettrée n’avait pas besoin de lumière pour réciter les textes. La seule lumière présente venait du chœur par quelques étroites ouvertures qui permettaient de voir le curé dire la messe. La rareté et l'étroitesse des ouvertures permettaient aussi une meilleure sécurité. 
Ce qui frappe surtout dans ces modestes églises bigourdanes, c’est la richesse du rare mobilier, généralement des XVIIe et XVIIIe siècles, souvent baroque, tels les retables, les tabernacles, les armoires baptismales et les quelques vierges de bois polychrome. Ce mobilier venait souvent d' ateliers locaux, tels ceux du Lourdais  Claverie ou de ceux des frères Ferrère d’Asté.
Ces décors aux riches dorures avaient été imposés par le Concile de Trente. Il s'agissait de témoigner de la gloire de Dieu et d'attirer une population séduite par la Réforme protestante.
Ils côtoient souvent le bénitier roman en pierre locale et monolithe.
Parfois un deuxième bénitier, celui des Cagots, se trouve près de la porte du même nom (souvent murée de nos jours). Le sol est recouvert de dalles de schiste, ou pour les plus riches, de marbre local. Dans les communes sur les routes des pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle où sévissaient des pilleurs aragonais, certaines églises, centres de défense ou de refuge des populations locales, ont nécessité des fortifications : tours de défense, murs à chemins de ronde avec mâchicoulis, meurtrières et tours-clochers comme à Luz-Saint-Sauveur, Arrens, Soulom et Saint-Savin.
À part ces dernières églises qui ont une certaine importance et que l’on peut visiter, il est assez difficile, depuis un certain temps, de pénétrer dans une chapelle du Lavedan en dehors des offices religieux. Elles sont fermées la plupart du temps à cause des vols qui se sont multipliés ces dernières décennies. Quelques exceptions : Omex, Viger. En 2003, l’administration a invité les communes propriétaires à multiplier les mesures de sécurité contre les vols (35 en 2002). Il faut en général demander la clef à la mairie, à une maison voisine ou à Monsieur le curé (téléphoner avant). Depuis peu, ces églises (bâtiment et mobilier) ont pratiquement toutes été rénovées sous la direction des Bâtiments de France, grâce à l’action énergique et salvatrice du Conseil Général. Un plan pour aménager des heures d’ouverture avec visites guidées est en projet.
C’est avec plaisir que je recevrai toute information complémentaire permettant d’avoir un fichier à jour.

pampres
Pampres, richesse de la décoration des retables (Marsous)

 La visite patrimoniale débute par la ville de LOURDES, pour continuer par les cantons de DE LOURDES-OUEST,  LOURDES- EST, SAINT-PE-DE-BIGORRE, ARGELES -GAZOST, AUCUN et  LUZ-SAINT-SAUVEUR.

Crédit Photos Jean Omnès. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Lourdes 


L’ÉGLISE PAROISSIALE


eglise paroissiale

La ville de Lourdes abrite une imposante église paroissiale. Elle est l’œuvre du curé de Lourdes Marie-Dominique Peyramale, de l’époque des Apparitions. Il jugeait trop petite son l’église millénaire, pas à la hauteur de sa mission mariale. Les processions des pèlerins de plus en plus nombreux, devaient, pensait-il, partir de son nouvel bâtiment situé dans la ville haute, pour rejoindre la grotte des Apparitions située en ville basse, près du gave de Pau. L’ancienne église paroissiale aux mille ans d’histoire fut démolie en 1904. Mais les pères de Garaison appelés par l’évêque du diocèse, firent des Sanctuaires de la Grotte, en cours de construction, l’unique centre des dévotions mariales et des aides financières sous forme de dons. Délaissant le projet de curé Peyramale.
Une partie du mobilier de l’ancienne église fut récupérée par la chapelle du château fort et l’autre, par le nouveau bâtiment du curé Peyramale.

Historique
L’église du Sacré-Coeur fut construite après les apparitions, à partir de 1875, à la demande du curé de Lourdes, par l’architecte Delebarre de Bay qui a également réalisé dans le même style, l’église d’Adé voisine. Il était secondé par un entrepreneur de Chartres, M. Bourgeois. Elle fut bénite en juillet 1875, en cours d’édification, par l’évêque de Tarbes, Mgr César-Victor (1875-1882). Les travaux furent interrompus pour des raisons financières,  fin 1877, à la mort du curé Peyramale.

Reprise des travaux Ceux-ci reprirent plus tard, en 1896, grâce à l’arrivée de nouveaux protagonistes à savoir, le nouvel évêque, Mgr Prosper Marie-Billère, le nouveau maire, M. Cazaux–Moutou et le nouvel architecte, Jean-Marie Lacrampe, qui était également celui de la ville, et avec lesquels le nouveau curé, Aristide Barrère put entamer des négociations positives.
Le bâtiment fut ouvert au culte, bien que, pas totalement achevé, le 8 septembre 1903. Le clocher fut terminé et inauguré par l’évêque du diocèse, Mgr Pierre-Paul-Marie Gerlier, en juillet 1936. Son architecte était alors Ernest Seyrès.
En 1966, afin de respecter la nouvelle liturgie, le grand dôme qui dominait le maître autel fut enlevé, ce dernier fut déplacé face aux fidèles, les nouvelles orgues furent édifiées derrière l’autel et les vitraux modernes furent posés. L’inauguration de la « nouvelle église » eut lieu le 18 février  1967, jour de la fête de sainte Bernadette.

Le bâtiment
Il s’agit d’un édifice en pierre banche d’Angoulême, de style néoroman, en forme de croix latine à trois nefs, de 56 mètres de long (sans le clocher- porche), de 26 mètres de large et de 25 mètres de haut. Le clocher en pierre de Lourdes s’élevant à 65 mètres. Son architecture et surtout la démolition de l’ancienne église ne plurent pas à tout le monde dont à. Joris-Karl Huysmans. Mais l'église du Sacré-Cœur a été conçue comme un lieu de foi et de recueillement, par rapport à l'attente du peuple des croyants, tels qu'ils sont ou qu'ils étaient à cette époque. C’est devenu le centre spirituel des catholiques lourdais, ainsi qu’un lieu de visite de nombreux pèlerins étrangers sur les « traces » de Bernadette.


église paroissiale

Architecture extérieure
On entre par le clocher-porche. Sous celui-ci, on honore les humbles : les statues représentent des défenseurs des pauvres  et des bergères devenus saints et saintes. Il y a entre autres,  Michel Garicoïts (fondateur des missionnaires du Sacré-Cœur de Bétharram), voisin basque et confident de Bernadette et Bernadette elle-même. Ils sont entourés de Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars et de trois bergères, sainte Geneviève de Paris, sainte Jeanne d’Arc et sainte Germaine de Pibrac. Ses statues ont été commandées après-guerre, par Mgr Méricq, curé de Lourdes. Le sculpteur lourdais F. Vilon n’a pu terminer son œuvre, plusieurs niches restent vides.
Le tympan également œuvre de F. Vilon, représente le Christ dans une mandorle tenant un globe dans la main gauche et bénissant de la main droite. A ses côtés, deux anges agenouillés, présentent, l'un, un sceptre, l'autre, une couronne. Au-dessous, sur le linteau, la Vierge au centre est accompagnée des douze apôtres avec leur attribut respectif.


Lourdes tympan 
ste bernadette
Tympan et statue de Bernadette par F. Vilon. Photo J. Omnès

Architecture et décorations intérieures

Architecture
L’église à trois nefs en forme de croix latine repose sur 14 imposantes colonnes monolithes de marbre grand mélange rubané de Campan, surmontés de chapiteaux ouvragés. Ce marbre provient de la carrière de l’Espiadet sur le plateau de Payolle. Les nefs latérales et le transept sont occupés par un certain nombre de chapelles. Ont été édifiées les chapelles consacrées à N.-D. de Lourdes, Ste Bernadette, St Jacques le Majeur, Ste Anne, St Antoine de Padoue, La Piéta, N.-D. de Grâce, St Joseph, la Ste Famille, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et St François d’Assise.
Les transepts de droite et de gauche sont éclairés par de belles rosaces en mosaïques de verres.
Des deux côtés de la nef centrale, la galerie à mi-hauteur ou triforium soutenue par des colonnes de marbre rouge et gris servaient autrefois de tribunes à la noblesse (2 )

Décorations
 À gauche en entrant, les fonts baptismaux, proviennent de l’ancienne église romane consacrée à saint Pierre et démolie en 1905. Cette œuvre en pierre de Lourdes annoncée du XVe siècle, a été classée aux M.H. par arrêté du 28 mars 1979. Ils servirent en janvier 1844, au baptême de Bernadette ; son pied est agrémenté de quatre petites griffes  en forme de têtes humaines sculptées. On a l'habitude de dater le baptistère de Lourdes du XVe siècle. On peut cependant remarquer que ces quatre têtes sont une décoration courante aux XIII-XIVe siècles. Ci-après, une comparaison par une illustration, d'un chapiteau du château d'Arras. Coll. privée. Le couvercle du XIXe siècle de la cuve, assez étonnant avec ses pointes, se trouve dans les combles du clocher. La statue en bois peint et doré de la fin du XVIIIe siècle représentant saint Jean-Baptiste a été classée aux M.H.  par arrêté du 16 aout 1979. Elle provient de l'ancienne chapelle des Cagots qui était située quai Saint Jean. Elle a été offerte en 1911, à l’église paroissiale par le grand père de Marceline Saint-Jean, blanchisseuse et propriétaire de la chapelle désaffectée des Cagots (3), où se trouvait également un tableau du saint et un bénitier. À côté, se trouvait une Vierge à l'Enfant, N.-D. de Grâce en bois polychrome provenant de l'ancienne église paroissiale, devant laquelle Bernadette priait. Elle se trouve provisoirement, à la chapelle du château fort et devrait rejoindre prochainement sa place.
Au-dessus de l’entrée, nous pouvons entrevoir les vestiges des grandes orgues du XVIIe siècle (1645) ; une importante partie des tuyaux, hélas, a été démontée pour constituer le nouvel orgue du chœur réalisé en 1994, par le facteur Pesce Frères.

fond baptismal       Fonts baptismaux. Ils étaient recouverts d'un couvercle de bois hérissé de pointes. Photo J. Omnès



Lourdes St Jean  confessional
Saint Jean-Baptiste.                                     Confessionnal du curé Peyramale. Photos J. Omnès

Les Chapelles
Dans la chapelle Sainte-Bernadette, du transept de gauche, la fresque intitulée "l'extase de Bernadette" est l’œuvre du peintre polonais de la judéité, Stanislaw Bender, D’après Stéphane Baumont (4), ce peintre se serait converti et fait baptiser à Lourdes. Il aurait offert cette fresque comme ex-voto.
Lithographe et peintre juif né à Lodz en 1882 et résidant à Munich depuis 1919, Stanislas Bender dut fuir l’Allemagne nazie pour Paris dans les années 1930. La guerre déclarée, il trouva refuge à Lourdes, lors de l’exode de 1940, avec sa fille Marylka. Grâce à des solidarités locales, ils échappèrent à la rafle de 1942, dite du vélodrome d’hiver. En remerciement, il offrit après la guerre, en 1947 cette fresque de 4mX4m à l’église paroissiale de Lourdes.
Dimanche 8 septembre 2013 a été  présentée au public, la toile totalement restaurée par Françoise Pawlak-Authier et sa fille Genovefa Pawlak. C’est grâce à l’action commune de Mirose Ringeval et de Pierre Dadé-Brenjot, avec la création de leur association, qu’a pu être récoltée la somme nécessaire (25 000 €) pour sa   remise en valeur. De nombreux donateurs, près de 200, ont participé à cette action de souscription.
L’apparition de la vierge est suggérée par un rayon de lumière projeté sur Bernadette agenouillée.
Sous la peinture repose une statue de la sainte réalisée par le sculpteur tarbais Firmin Michelet.

baptistère  Castet neu têtes
Détail de la cuve baptismale. Photo J. Omnès


Couvercle Couvercle avec pointes des fonts baptismaux. Photo J.Omnès

Dans la chapelle Sainte-Bernadette, du transept de gauche, fresque du peintre polonais de la judéité, Stanislaw Bender, intitulée "l'extase de Bernadette." D’après Stéphane Baumont (2), ce peintre se serait converti et fait baptiser à Lourdes. Il aurait offert cette fresque comme ex-voto.
Lithographe et peintre juif né à Lodz en 1882 et résidant à Munich depuis 1919, Stanislas Bender dut fuir l’Allemagne nazie pour Paris dans les années 1930. La guerre déclarée, il trouva refuge à Lourdes, lors de l’exode de 1940, avec sa fille Marylka. Grâce à des solidarités locales, ils échappèrent à la rafle de 1942. En remerciement, il offrit après la guerre, cette fresque de 4mX4m à l’église paroissiale de Lourdes.
Dimanche 8 septembre 2013 a été  présentée au public dans cette église, la toile totalement restaurée. C’est grâce à l’action commune de Mirose Ringeval et de Pierre Dadé-Brenjot, avec la création de leur association, qu’à pu être récoltée la somme nécessaire (25 000 €) pour sa   remise en valeur. De nombreux donateurs, près de 200, ont participé à cette action.


Extase de Bernadette église paroissiale
Extase de Bernadette  Bernadette3 0f
" Extase de Bernadette" de Bender,   à droite restaurée. Photos J. Omnès.  Bernadette de Firmin Michelet. Photo Loucrup65                            
Dans la chapelle du transept de droite, on peut admirer une toile de Lucien Gros (1), "Après la bataille", elle vient d'être restaurée en juin  2014, par Genowefa Fawlak. La restauration a été financée par l'Organisation du Pèlerinage-Rencontre National des A.C.  en Algérie, Maroc -Tunisie. Cette toile avait été commandée par le curé Fourcade (1905-1924) en hommage des 282 paroissiens morts lors de la Première guerre mondiale. Le peintre qui est aussi l'auteur du décor de la villa Oustau à Aureilhan et de la chapelle de l'hospice de Pau  a représenté ici la figure allégorique de l'ange qui veille sur les soldats sacrifiés. Un panneau explicatif se trouve à gauche de l'autel.

Eglise paroissiale      
Oeuvres de Lucien Gros (1)
 
Dans une chapelle de droite,  se dresse une copie de la Vierge de Montserrat offerte par l’hospitalité de Barcelone, en 1956.
Un peu plus loin du même côté, le beau confessionnal en bois sculpté de la fin du XVIIIe siècle, a probablement servi à M-D. Peyramale. Il a été classé aux M.H., par arrêté du 28 mars 1979.

Les vitraux
Le père Bordes de Lourdes  commanda en 1965, à Gabriel Loire, maître-verrier de Chartres, la réalisation des vitraux du chœur et du transept de l'église paroissiale, puis vers 1985, à son fils Jacques, les douze vitraux de la nef. Vitraux non figuratifs, ils jouent tous sur la couleur et la lumière. D'après l'abbé E. Quidarré, ces vitraux illustrent le thème de l'eau. ll s'agit bien sûr, écrit-il sur sa plaquette L’église paroissiale de Lourdes  édition : " de l'eau de Lourdes, jaillissant des profondeurs de la terre."
Ces vitraux  se démarquent totalement avec ceux, classiques du XIXe siècle, de l'église, représentant soit des scènes  religieuses, soit des hommes célèbres de la chrétienté. Par exemple saint Louis.

Lourdes vitraux Saint Louis
Vitraux de Loire.                                                                              Saint Louis. Photos J. Omnès

Les orgues
Les orgues modernes derrière le maître-autel sont de Pesce Frères, don en 1889, de Mademoiselle de Mevins. Certains tuyaux proviennent des anciennes orgues du XVIIe siècle, et transférées en 1911, de l’ancienne église Saint-Pierre. Le buffet et les restes des tuyaux sont abandonnés sur la galerie à l'étage au-dessus de l'entrée, sans aucune possibilité de reconstruction !

Orgues Lourdes  


La sacristie
Dans la sacristie, une seconde toile de Lucien Gros, représente le Christ, avec en arrière-plan la Vierge de Lourdes.

Lourdes-Lucien Gros Photo J. Omnès


Lucien-Jules Gros
Elève des artistes palois André Gorce et Charles Jacques, il s’intéresse très vite à la fresque. Décore la chapelle de l’hospice de Pau. Se perfectionne à Paris, s’installe sur la  côte d’Azur et revient à Pau. Il ne cesse alors de parcourir les Pyrénées centrales qui deviennent sa principale source d’inspiration.
À Lourdes, il décore en 1910, la salle à manger de l’hôtel Moderne, entièrement meublée à l’époque de mobilier Art Nouveau Majorelle. Ces peintures panoramiques représentant des montagnes ont été vendues et nous ne possédons pas de copies. La Villa Oustau, d’Aureilhan, patrimoine, industriel en déshérence, lui servira en 1913, le laboratoire pour exprimer tout son art : grands panneaux paysagers en pièces de céramiques, représentant le cirque de Gavarnie, le lac de Gaube, le pic du Midi et la vallée du Lutour, petits panneaux unicolores  représentant des scènes pastorales et les plaisirs du ski. À Lourdes à nouveau, nous connaissons sa fresque à la gloire des morts de 1914-18 qui se trouve dans la chapelle de droite de l’église paroissiale et un portrait du Christ dans la sacristie. En 1926, il décore le casino de Capvern, avec deux fresques représentant le château de Mauvezin et la lande environnante.

 La crypte
Vous pouvez y admirer le tombeau de marbre blanc du curé Peyramale, qui « se dévoua tout entier à édifier un temple à la mère de Dieu ». Pour y accéder, il faut sortir de l’église (il existe aussi une entrée à l’intérieur de l’église, mais elle est peu visible). Curieusement, ce tombeau n’est indiqué nulle part. L’entrée de la crypte est la petite porte de bois de l’église et non celle d’en face comme semblent l’indiquer les flèches de signalisation. Un digicode a été installé depuis peu. Dans cette crypte se trouvaient deux tableaux de grande taille,  l’un représentant saint Jean et l’autre [à voir].  Le saint Jean provenait de l’église des Cagots du quai Saint-Jean (3). Les deux tableaux, un temps entreposés dans la chapelle du château, furent déposés dans la crypte pour en sortir pour rénovation, mais ne revinrent jamais.

St Jean Tabeau   X     Tombe Pey
Saint-Jean. Photo Thibaut de Rouvray.                Tombeau du curé Peyramale. Photo J. Omnès

Restauration de l’édifice
Un projet de restauration de l’édifice a été engagé par la municipalité en 2015 pour un montant estimé à 600 000 €. Une souscription publique a été engagée avec la Fondation du patrimoine (7)

La statue de Mgr Peyramale
Situé sur le côté de l’église. Cette imposante statue de bronze, comme ne le mentionnent plus les inscriptions du socle en pierre de Lourdes, a été offerte par la duchesse d’Uzès, en 1877 (8). En effet, lors du changement de place et de la restauration de ce socle, par l'entreprise Voldoire, la mention de la généreuse donatrice a disparu (?).
L'auteur du bronze est Louis Grimal. Cette statue était placée initialement devant l'ancien presbytère (Maison de l'Europe) pour être déplacée après la construction de l'église, devant celle-ci ; puis, comme elle gênait la circulation, sur le côté droit, où elle se trouve actuellement. Le socle en pierre du pays (lumachelle) a été financé par une souscription lancée par la municipalité en septembre 1877, au décès du curé. Il a été  restauré en 2000 par l'entreprise Voldoire. Il y est mentionné  en lettres d'or : Reconnaissance de la ville de Lourdes de sa paroisse et de ses habitants.

Monseigneur Peyramale veillant sur son église  AVT Duchesse-dUzes 6036
Le curé Peyramale. Photo J. Omnès   La duchesse d'Uzes. Photo Google

Dernières « trouvailles »
Lors de l'inventaire des objets sacerdotaux, sous la direction de Thibaut de Rouvray,  ont été découverts dans l'un des deux greniers, plusieurs bannières de confrérie ainsi que les attributs du dernier bedeau et des documents du XVIIIe siècle de la paroisse de Juncalas. Les premiers éléments feront probablement l'objet d'une exposition et les manuscrits devraient prendre la direction des archives départementales.
Ont été également trouvées, deux photos sur plaque de verre de l'intérieur de l'église avec son dôme.


   Saint-Jcaques 2    St Jacques
  Bannières de la Confrérie de Saint-Jacques. Se trouvaient également dans le grenier, des bannières de la Confrérie des tailleurs de pierre. Photos J. Omnès


(2) Eglises du pays de Lourdes édition Académie de Lourdes, 2006, page 9
(3) Lettre d'un Lourdais adressée au colonel Mondon, président de la Société des études du Comminges, en octobre 1911 (archives départementale de la H-G.).
(4) Histoire de Lourdes, édition Privat, 1993, page 276
(5) Œuvres d’art et statues dans la ville de Lourdes : la peinture murale de l’église paroissiale par Stanislas Bender (http://art.loucrup65.fr/fresquelourdes.htm).
(6) Les maires de Lourdes, éditions Atlantica, 2006, page 492
(7) lourdes info : restauration de l’église paroissiale du Sacré Cœur (http://lourdes-info.com/65100lourdes/IMG:pdf/communique_sur_l_appel_aux_dons.pdf
(8) Les maires de Lourdes, édition Atlantica, 2006, page 334

  

L’ÉGLISE UKRAINIENNE

L’entrée est située rue de l’Ukraine. Visible de loin avec ses dômes dorés , c’est l’église catholique (et non orthodoxe) de la diaspora ukrainienne. Construite en 1982, elle sert de symbole de renouveau à cette communauté si souvent persécutée. Fresques de style byzantin à l’intérieur. Elle est très visitée par les Britanniques.

Origine 
Durant la seconde guerre mondiale, de nombreux ukrainiens luttèrent auprès des armées alliées. L’un d’entre eux, le père Vasyl Pryjma, officier, fit un vœu : il deviendrait prêtre s’il sortait vivant de la confrontation. Après son ordination aux Pays-Bas, il s’établit à Toulouse, où il eut la responsabilité des Ukrainiens uniates du Sud-Ouest. Il vint ensuite à Lourdes et trouva une atmosphère « en dehors du monde, si dévorante et absorbante », que ce lieu choisi par Marie devait l’être également pour l’Église uniate renaissante. Dès le début, les Ukrainiens obtinrent une chapelle à l’intérieur de la basilique du Rosaire. Devenue très rapidement trop petite, une chapelle plus grande s’imposait.
Le projet de construire une église à Lourdes pour la diaspora prit naissance. C’est avec l’aide du père Paul Kohut, de l’Est de la France, que le père Vasyl Pryjma, engagea les travaux. Avec les dons de la diaspora, et des ouvriers bénévoles venus d’Alsace-Lorraine, ils purent mener à bien leur oeuvre : recevoir les catholiques ukrainiens des pays de l’Est et surtout ceux disséminés dans toute l’Europe, aux États-Unis et au Canada. Ils ont si bien réussi que leur nombre ne cesse de croître dans la cité mariale.

L’église et son centre uniate
L’église dédiée à N.-D. de l’Assomption a été construite par l’architecte ukrainien Miroslav Daniel Nimciv. Elle fut consacrée le 28 août 1982, par le cardinal patriarche Joseph Slipyi et l’évêque coadjuteur du confesseur de la foi, Miroslav Lubatchevsky, assistés de Mgr Henri Donze, évêque de Tarbes et Lourdes. Vasyl Pryjma devint le premier prêtre. Le père Pierre lui succéda, assisté par deux sœurs servantes de Marie Immaculée.
À cette église a été annexé un centre animé par une communauté de religieuses, chargé d'accueillir et d’assister les pèlerins, ainsi qu’un foyer d’accueil avec des chambres modestes. Les dômes ont été dorés à la feuille par la miroiterie tarbaise X

L’intérieur possède des éléments distincts d’une église catholique romaine. Ce qui frappe dès l’entrée, c’est la présence d’une grille de bois séparant le chœur de la nef. Cette grille qui fait penser aux grilles en fer forgé des églises romanes, s’appelle chez les Uniates, une iconostase. Elle sépare le sanctuaire sacré, le Saint des Saints de la partie où se réunissent les fidèles. La différence, c’est qu’ici elle possède trois entrées. Les deux portes latérales ou portes des diacres, sont recouvertes d’icônes représentant saint Michel et saint Gabriel. La porte du milieu ou porte royale est plus grande. Elle est recouverte d’icônes représentant l’Annonciation et les quatre Évangélistes. Devant l’iconostase se trouvent la solea et une saillie en demi-cercle du nom d’ambon devant lequel est placé un mini-autel ou tétrapode. Celui-ci reçoit les icônes que viennent vénérer les fidèles. C’est devant ce tétrapode que se déroulent les services liturgiques : baptêmes, confirmations, mariages…
En sous-sol, de nombreux ex-voto rappellent l’importance des donateurs et bienfaiteurs de l’église lourdaise.
 
L’édification de cette église et surtout son aménagement intérieur ont fait découvrir aux Lourdais, l’art byzantin et celui des icônes, jusque-là inconnus dans la région.

Ci-dessous photo des fonts baptismaux de l'église paroissiale où Bernadette a été baptisée. Le couvercle, hérissé de pointes, se trouve abandonné dans l'un des clochers.

 
eglise ukraine
Lourdes, église ukrainienne.

église ukrainienne 3


 


Anclades


Cette belle petite église est dédiée à sainte-Bernadette. Son clocher-mur avec baies en plein cintre abritant deux cloches, a sur le linteau de sa porte, une date inscrite : 1675. Le porche, abrite un bénitier du XVIIIe siècle dont la vasque semble disproportionnée par rapport à son pied (Photo ci-dessous).

Anclades bénitier         
eglise anclades

À l’intérieur, on est étonné par la richesse de la décoration. De nombreuses statues en bois doré XVIIIe dont saint Jean et saint Blaise ornent ses murs.
Anclades retable 1


Dans le choeur, le retable est composé d'
une toile du XVIIIe siècle de l'école toulousaine représentant l'Assomption de la Vierge. Elle est classée aux MH, par arrêté du 13 septembre 1973. Le tabernacle, du milieu du XVIIIe siècle, provient de l'atelier Claverie. Il a été classé par arrêté du 21 janvier 1975. La statuette en bois polychrome du XVIe ou XVIIe siècle, représentant probablement Marie-Madeleine a été inscrite aux MH, par arrêté du 18 mars 2010. La belle cuve baptismale médiévale est du XIIIe siècle. On peut noter la présence d'une riche crédence chargée d'un décor composé de pampres bien dorés comme ceux de l'autel qui semblent tous deux, être du XVIIIe siècle et non du XVIIe comme mentionné dans le dépliant officiel. Ils seraient d'origine espagnole, nous n'avons pas trouvé de preuves. La statuette représentant l'Assomption de la Vierge est récente : XXe siècle. Elle fait penser à un Murillo.
D
ans la chapelle de droite, une merveilleuse Vierge assise à l’Enfant, en bois polychrome du XIVe siècle a été classée aux MH par arrêté du 30 juillet 1907. Elle fait penser à la Vierge de Montserrat. L'autel, tabernacle et retable en bois sculpté et doré sont  du XVIIe siècle. Ils ont été classés aux MH par arrêté du 20 janvier 1975. Les statues représentent saint Antoine de Padoue et saint Christophe.
Dans la chapelle de gauche, dite de Sainte-Anne, l'autel, le retable et le tabernacle sont du XVIIe siècle, les statues représentant Sainte-Anne, saint Basile et la vierge à l'Enfant sont du XVIIIe siècle.
En sortant, on peut voir sur le mur du fond de la tribune un élément d'attique d'un retable (probablement disparu) représentant le Saint-Esprit. Il est répertorié du XVIIIe siècle.

Sur la gauche en sortant, la belle armoire baptismale du XVIIIe siècle au linteau sculpté représentant le baptême du Christ par saint Jean, abrite un curieux tableau-reliquaire (Voir photo dessous). À sa place, jadis se trouvait la statue de Notre-Dame d'Anclades qui a été volée.
Les vitraux modernes sont de Letienne R. et G, peintre-verrier de Tarbes qui a exécuté des oeuvres de 1952 à 1956.
Cette église a été restaurée grâce à l'action énergique de l'abbé Léopold Dubarry entre 1960-73, avec l'aide financière de la ville de Lourdes. Elle sert souvent de lieu de mariages pour les Lourdais. L’environnement champêtre y est aussi pour quelque chose.



retable ancladesEglise d'Anclades, le retable avec le tabernacle de Claverie

Anclades autel
Autel principal XVIIIe siècle (annoncé du XVIIe siècle). Photos J. Omnès

Anclades autel 3

Anclades autel 2
Autel chapelle de la Vierge (à droite) XVIIe siècle                            Autel chapelle Sainte-Anne (à gauche) XVIIe siècle                               


Anclades Sainte Anne                  Anclades crédence                                                                                                                                       
                                     Chapelle Sainte Anne.                                                                        Crédence                                                        


Anclades 2 Vierge à lEnfant       Anclades chap Vierge                                                                                                                                                         
       Vierge à l'Enfant, XVIIIe siècle                    Chapelle de la Vierge du  XIVe siècle. Photos J. Omnès                                                                                                                                                     


                 
  Anclades fonts Bap.   Anclades armoire
 Fonts baptismaux du XIIIe siècle.                        Armoire baptismale délicatement ouvragée (XVIIIe siècle)

Anclades vitraux anclades vitraux 1  3  Anclades vitraux 4
Vitraux modernes de R.G. Letienne, peintre-verrier  de Tarbes qui a exercé de 1952 à 1956.



Anclades ex voto   Anclades croix proc.

À gauche, étonnant reliquaire dans l'armoire baptismale. Il était placé à l'origine sur le tabernacle du maître-autel..
Ce tableau-reliquaire  a été offert à l'église d'Anclades en 1993 par M. Maur (reliques de saint Just de Narbonne, saint Romain et saint Désidérius).
"Ce travail assez particulier - que l'on retrouve aussi pour de petits reliquaires privés -  s'appelle "papiers roulés" ou paperolles. Le décor est constitué de petites bandes de papier doré ou coloré enroulées en volutes sur une armature de carton avec des inclusions de petites statuettes comme ici le buste de Vierge à l'Enfant." Thibaud de Rouvray

Anclades tympan Tympan de l'armoire baptismale qui abritait la Vierge d'Anclades.
Le sujet représenté est le baptême du Christ. Photos  J. Omnès

Anclades gloires
Gloire au-dessus de la tribune. Elle vient probablement d'un ancien retable. Photo J. Omnès
La richesse de tout ce mobilier fait penser que cette église a pu en récupérer de l'ancienne église de Lourdes.

                                                                                       
                                                                                                    Saux
 
Second hameau de Lourdes. Cette église est méconnue de la plupart des Lourdais (et de moi-même). J’ai appris son existence par un lecteur du forum de Lourdes-info (journal en ligne), qui me demandait pourquoi j’avais omis cette chapelle, à plus d’un titre fort intéressante. 
                           
Cachée derrière le Relais de Saux, ancien relais de Poste, à la sortie Nord de la ville, elle se trouve dans le hameau du même nom, dépendant de la commune de Lourdes et avant 1793, de la commune d'Adé. C’est un bâtiment médiéval des XIIe XIIIe siècles, au clocher-mur et à l’abside en cul de four. Le clocher est renforcé par des contreforts. L’ancienne cloche du XVIe siècle (1506) serait l'une des plus vieilles de la Bigorre, elle se trouvait suspendue près du donjon, au château fort de Lourdes. Elle s'y trouvait depuis 1911, où elle servait  de cloche d'alerte. (1) Depuis son retour à Saux en 2015, elle est exposé dans la nef, trop fragile pour être utilisée à nouveau.
La nouvelle cloche, du nom de Marie-Benard a été posée en 1973, lors de travaux de rénovation. Elle fonctionne encore avec la corde classique.

 (1) Les Maires de Lourdes, éditions Atlantica, page 494.


Cloche de Saux   Eglise de Saux
Cloche de l'église de Saux au château de Lourdes            Église de Saux. Photos J.Omnès
        

À l’intérieur, nous avons une nef unique, doublée dans une grande partie de sa longueur, par une chapelle latérale dédiée à la Vierge Marie. Chapelle construite aux XVIIe-XVIIIe siècles, grâce à l'ouverture dans le mur Nord, d'une grande baie en ogive, réalisée lors de l'élargissement des fenêtres et de la pose de la tribune.
Dans l’abside, un beau retable attribué à l’ébéniste Lourdais, Abadie, nous présente saint Martin, patron des lieux en habit d’évêque, encadrant avec Marie, Jésus sur sa croix. Cette scène de la Passion est surmontée par un attique d'où émerge Dieu le père, d'un nuage parsemé de têtes ailées de chérubins. L’ensemble est encadré par deux colonnes torses couvertes de pampres de vigne  et surmontées de chapiteaux corinthiens. La couronne d'épines est faite de clous et les anges surmontant l'ensemble présentent les éléments de la Passion, dont la lance (à gauche) ; l'ange de droite devait tenir l'éponge qui a été trouvé dans la sacristie.  Ce retable est en mauvais état, la bronzine qui remplace les feuilles d'or est devenu très terne et la peinture d'un gris bleu assez triste. Le tout mérite une restauration.

                           Saux retable central                                                                                                                                                    Retable principal

Saux Saux éponge 2
En attique deux anges avec les attributs de la passion la lance et l'éponge. Photos J. Omnès


Devant le retable,  le tabernacle et le maître-autel  décoré de feuilles de palme et de coquilles, ainsi que les quatre chandeliers complètent l'ensemble. Le tout a été inscrit aux MH par arrêté du 24 mai 2012. À la droite, beau siège de l’officiant en bois. À la gauche, une Vierge en bois doré du XIXe siècle rappelle la Vierge de la Rue du Bac.
La chapelle latérale possède un retable de moindre importance, la Bonne Mort, attribué à Marc Ferrère (début XVIIIe siècle) par le frère Matthieu de Tournay et le Dr Labarrère, spécialistes des sculpteurs baroques. Au centre, une toile anonyme représente trois personnages, dont un agonisant implorant la Vierge de Pitié qui montre le corps de son fils descendu de la croix. Elle est encadrée de deux anges en pleurs. Au pied du mourant, sont agenouillés, l'épouse du défunt avec le capulet et le prêtre de la paroisse. Ce retable a été restauré en septembre 2014, par l'atelier 32 à Tillac dans le Gers. Nous retrouvons ce thème de la Vierge des agonisants dans les chapelles des églises d'Ossen et de Ségus. Mais dans ces églises, la scène est présentée dur des panneaux de bois.
La croix processionnelle de confrérie, en bois doré et peint du XVIIIe siècle, a été inscrite aux MH par arrêté du 24 mai 2012.
   

     Saux retable 2                                                                  Retable de la  chapelle de la Vierge. Il a été restauré en décembre 2014.



Saux tribune  Ségus retable 2 001
Tribune après décapage de sa peinture orangée, en 2016, par les habitants. Retable de la bonne mort de l'église de Ségus.

Photos J.Omnès                                                                                          
bénitier monolithe  Saux hapelle latérale 2
Bénitier monolithe et font baptismal              Emplacement du retable de la chapelle latérale. Photos J. Omnès

Profitant de la restauration du retable de la chapelle à l'atelier 32 dans le Gers, il a été procédé à un nettoyage-rénovation du mur contre lequel était placé ledit retable. Après piquage du revêtement en ciment, il a été découvert un ancien contrefort du XVe siècle du mur extérieur de l'église, avec son larmier. La chapelle a donc été construite à l'extérieur de l'église par un mur prolongeant le contrefort, ce qui a nécessité la grande ouverture en plein cintre de communication avec l'église. Des traces de fresques ont été découvertes sur ce mur (en blanc sur la photo ci-jointe). Le retable restauré a été inauguré le 26 mai 2015.

La cloche exposée dans la nef est de petite taille : 40 cm de hauteur, avec un diamètre de 44 cm. Classée MH,  au titre d'objet, le 30 juillet 1907, elle a une curieuse inscription sur sa partie supérieure ABCDEFGHILM (?). Elle  proviendrait de l'ancienne église paroissiale de Lourdes. Après sa démolition, elle a été transférée en mars 1911 à Saux. Initialement elle était prévue pour l'église d'Anclades, mais suite à la refonte de la cloche d'Anclades, c'est l'église de Saux qui en a profité. Durant les travaux de l'église elle a été déposée au jardin du château de Lourdes. Il a fallu plusieurs démarches pour la récupérer en 2015.


Bernadette                   Saux 2 
         Statue de Bernadette, XIXe siècle.               Petite boite de cuivre découverte par Jacques Omnès, dans une niche des fonts baptismaux, datée de 1856 et servant de réceptacle au tissu pour essuyer les fronts des baptisés. Photos J.Omnès

Vierge miraculeuse  Saux stalles
La vierge de la rue du Bac à Paris                                    Stalles

La tribune ancienne est ceinte par une balustrade en bois peint en faux marbre, du XVIIe siècle.
L'ensemble du mobilier digne d’intérêt vient d'être inscrit à l'Inventaire des Monuments  Historiques par la CDOM.
Les habitants cherchent des aides financières pour rénover ces pièces qui en ont un urgent besoin. Une idée : faire un circuit des retables de trois belles églises  toutes proches de Lourdes :  Bartrès, Saux et Julos.

Le 26 mai 2015 a eu lieu une cérémonie de la commémoration officielle de la restauration du retable et de la croix processionnelle retrouvée dans les combles, ainsi que du retour de la cloche solidement ancrée sur son nouveau support.



Cloche Saux   Ferté Saux
La cloche a retrouvé son église. Discours de Madame Ferté des Amis du village de Saux. PhotosJ.Omnès

Saux 1 La présentation du retable restauré : Anjelika Omnès,responsable municipale du patrimoine, Madame le maire, Monsieur Thibaut de Rouvray, responsable des antiquités et oeuvres d'art du département, Mr le curé de la paroisse de Lourdes, Madame Ferté responsable de l'association des amis du village.

Pour aider la restauration du retable principal : Fondation de France http://www.fondation-patrimoine.org/43911




                                                                       Les chapelles de Lourdes

 La chapelle du château fort  ou N-D du Château

C'est l'ancienne chapelle des comtes de Bigorre, plusieurs fois en partie détruite par des tremblements de terre successifs dont celui important de 1660. Elle abrite actuellement le mobilier de style baroque de l'ancienne église paroissiale détruite en 1905. Les vitraux récents retracent les principaux épisodes de la légende de Mirat.
L'autel principal de l'ancienne église réalisé d'après l'ouvrage de Laure Decomble par Assibat de Domec  d'Arrens (commande de 1619) pour l'église paroissiale Saint-Pierre de Lourdes a disparu. Il a été remplacé avant la démolition de ladite église en 1906, par un autel avec baldaquin.
À sa recherche et à celle de l'auteur du retable, nous avons reçu de la responsable du château, Marie-Pierre, le courriel suivante :

"Nous avons fait, il y a trois ans, un inventaire du mobilier religieux accompagné d'une étude stylistique avec Laure Decomble, alors stagiaire. Il en ressort après analyse et étude des sources documentaires qu'il est difficile de donner un nom d'atelier ou de sculpteur précis à ces autels. Pour l'ensemble du mobilier, on décèle différentes factures, donc une réalisation par différentes mains mais aucune source ne permet de le préciser.
On sait que Jean Dauphole, menuisier et sculpteur lourdais, a travaillé pour l'église St Pierre (de 1727 à 1740) mais nous pouvons certifier sa main seulement pour un  banc de consul et une balustrade. 
Nous avons tenté de replacer les différentes pièces de mobilier que nous possédons au musée dans la position initiale qu'elles avaient dans les chapelles de l'église St Pierre  grâce aux photographies. Il en ressort :

 - l'autel du chœur de la chapelle du château était celui placé dans la chapelle Notre-Dame du Carmel de l'église St Pierre. Sa datation pourrait être de la fin du 18e siècle, car d'après les archives, cette chapelle fut réaménagée après 1761 et le style épuré confirme cette datation. La grille vient de l'autel Saint-Jean Baptiste de l'église Saint-Pierre

- l'autel du côté de la chapelle du château était placé dans la chapelle Sainte Luce. Sa datation pourrait être du milieu du 18e siècle. Le médaillon central, asymétrique, rappelle le style Louis XV. Ce style rocaille pour les ornements se retrouve ici dans les rinceaux d'éléments végétaux et minéraux. Ce style s'est développé en France, au milieu du 18e siècle, ce qui permet de dater approximativement cet autel."


église presbt Chapelle (en haut), et son entrée récente avec son presbytère accolé (transformée en boutique) Photo J. Omnès

entrée chapelle Ancienne entrée de la chapelle. On y accédait par un escalier aujourd'hui disparu.
Photo J. Omnès




  Tympan chapelle  Entrée sacristie église Lourdes
Chapelle du château et son tympan : chrisme copie en ciment de l'ancienne église paroissiale (à vérifier), réalisé par Margalide Le Bondidier. Porte de la sacristie. Photos J.Omnès

lourdes-chateau-83 2 
Retable de l'ancienne église paroissiale. A droite statue de N-D des Grâces

Lourdes chateau    La chapelle vers ? (carte non datée). On y voit à droite la toile représentant saint Jean- Baptiste qui a été déposée à la crypte de l'église  paroissiale et qui a disparue depuis. Voir ci-dessous : chapelle Saint-Jean.

CIMG8620 2                      Lourdes Ste Catherine
Le pape implorant la Vierge. Morceau d'un ancien retable.                         Ste Catherine. Photos J. Omnès
Lourdes retable 3 N-D de Grâce

 Retable chapelle latérale Sainte-Luce.  N-D des Grâces de la chapelle N-D du Bouix. Photos J. Omnès
Cette belle statue haute de 110 cm, du XVIIe siècle en bois doré, possède quelques traces de polychromie. Elle représente la Vierge coiffée d'un long voile et habillée d'une longue robe au beau plissé. Forterment déhanchée, elle porte son Enfant sur le côté gauche. Après un passage à la chapelle N-D de Bouix, elle a été déposée à l'église paroissiale. Confié au Musée pyrénéen, elle devrait retouver sa place dans l'église paroissiale. Elle est classée Monument Historique depuis le 30 juillet 1907.

 Les Clarisses

La construction du monastère des soeurs Clarisse colettines, rue de la Grotte date de 1877. C'est une longue bâtisse grise en contrebas de la chaussée et surmontée de deux clochetons ou chimboulets. L'origine de ce monastère vient de la décision de soeur Claire de Lyon avec l'accord de l'évêque de Lourdes de l'époque, Mgr Langénieux. Coincé entre la rue et le Gave à l'arrière, ce monastère abrite cependant un beau et grand jardin. Lors de la finition des travaux les moniales étaient hébergées rue du Bourg, dans un appartement du docteur Sarcia, l'actuel pavillon Kolbe. Elles y restèrent de mars 1876 à juillet 1877, date de son inauguration discrète. La chapelle fut consacrée en 1878, par Mgr J.-E. Fonteneau, évêque d'Agen. Une soeur handicapée fut "miraculeusement" guérie lors d'une visite à la Grotte à son arrivée à Lourdes : soeur Marie des Anges.

Intérieur Clarisses   Les Clarisses 1  
Intérieur de la chapelle des soeurs Clarisses, rue de la Grotte. Photos J. Omnès

clarisse 001 Clarisse
Jardin des Clarisses.                                                        A droite, vue des jardins suspendus du château. Photo J. Omnès


 L’hospice-hôpital- oratoire-chapelle Sainte-Bernadette

L’ancien hospice de Lourdes qui remonte, au moins, d’après les archives, à 1667, se trouvait hors les murs. En 1830, après d'apres discussions (ligne de tir du château), la municipalité Latapie, avec l'architecte Argala,  reconstruisit à l'emplacement (au nord de l'ancien hospice d'après Jean Barbet) un nouvel établissement. Il a été demandé en 1834,  aux Sœurs de la Charité et de l’Instruction chrétienne de Nevers de venir le gérer. Elles seront neuf, plus un aumônier, un médecin et deux femmes de service. Il deviendra l’Hospice des sœurs de Nevers. Le bâtiment, avec ses imposantes colonnes en pierre de Lourdes abritera une école, un hospice et un oratoire.

Lourdes Hospices                                                                             L'étage a été réalisé en 1901. Photo J. Omnès

Les travaux (1)
De 1808 à 1833 la municipalité procède aux travaux de restauration de l'ancien hospice et fait construire le mur de soutènement en bordure de la RN21.
1834 Arrivée des soeurs (en août)
1835 On améliore la voies d'accès
1845 Dallage de la galerie de femmes
1855 Pavillon des vaches, du foin et des provisions
1864-65 Construction de la chapelle avec mise ne place de la cloche en 1866. Elle sera donc terminée avant le départ de Bernadette (juillet 1866).
1901 Elévation d'un étage.
1904 Pavillon des isolés (contagieux). De 1896 à 1904, ils seront logés dans un réduit du pavillon de femmes.

(1) Annales des soeurs de Nevers, cahier 1.

A la suite de son retour de Bartrès, le 21 janvier 1858, Bernadette Soubirous, âgée de 13 ans ne sait ni lire, ni écrire. Elle est scolarisée le 3 juin 1858 comme externe, dans ladite école gratuite. Elle y suit d’une façon plus ou moins assidue les cours, car elle est chargée de famille en tant qu’aînée. Les cours élémentaires sont dispensés gratuitement dans deux salles du rez-de-chaussée. L’étage étant réservé dans une classe, aux cours supérieurs payants. Elle fait sa première communion dans l’oratoire. La statue de bois doré de la Vierge présente actuellement est celle devant laquelle priait la petite voyante.

Après les Apparitions, Bernadette de plus en plus sollicitée par ses admirateurs décide, avec l’aide du maire et du curé de la ville de devenir pensionnaire à titre de malade indigente. Du 15 juillet 1858 au 4 juillet 1866, elle apprend à lire et à écrire en français, à s’occuper des plus petits,   et à réaliser des travaux de couture. En 1902, les classes sont supprimées par décision préfectorale. En 1913, par décision municipale, l’hospice devient l’hôpital Sainte-Bernadette.Les visites des curieux se faisant plus insistantes, elle accepte de partir à la maison mère, le couvent Saint-Gildard, à Nevers, afin de se cacher, dira-t-elle, le 4 juillet 1866.Un mini musée où sont exposés son prie-Dieu, son fichu, un cahier de classe, des photos et quelques objets personnels est alors aménagé tel qu’on peut le voir actuellement. Ce musée précède l’oratoire de la première communion où se trouve la statue de la vierge décrite en  amont. De l’oratoire on pénètre dans la chapelle que n’a pas connue Bernadette, où l’on peut admirer une statue de marbre blanc de la sainte, de   A. Lucchini. Le garde-corps fixé contre la cloison à l’étage, reste le témoin de l’ancien balcon d’où les sœurs assistaient aux messes. Dans le couloir déambulatoire repose  une seconde statue de pierre de la voyante, du célèbre sculpteur Hartmann. A l’extérieur du site, devant le bâtiment, la fontaine dite du Porche est celle qui se trouvait devant l’ancienne église paroissiale (actuel Office de tourisme). Bernadette y venait puiser l’eau.
Le frère de Bernadette, Pierre-Bernard s'était installé face à l'arrière de l'hospice, au cottage Marie-Bernard, angle rue Saint- Louis et rue Notre-Dame. Il assistait régulièrement aux messes célébrées dans cette chapelle. Il est décédé en 1931.

Eglise Nevers                                                                          Chapelle et  hospice. Photo J. Omnès

hospice  L'hôpital.Photo J. Omnès




Plaque B  Hôpital

Oratoire         hospice vierge
Oratoire modernisé où Bernadette fit sa première communion. Au fond, à gauche, entrée de la chapelle. Vierge devant laquelle elle priait Photos J. Omnès

Hospice prie Dieu    Mini musé  
Prie-Dieu et mini musé Photos J. Omnès

    Fichu
                Fichu de la voyante. Photo J. Omnès

Lourdes-Autel-de-la-Chapelle 
                              La chapelle des soeurs, la statue de marbre se trouve sur la gauche (Voir dans patrimoine artistique les statues de Bernadette.)

Rue N-D  Rue N-D, près du chemin de fer, emplacement de la maison de Pierre Soubirous, le frère et le filleul de Bernadette, appelée cottage Marie-Bernard. La maison d'origine a été remplacée et rasée pour être remplacée par une villa moderne. La maison arrière, annexe d'origine, a été sensiblement modifiée. Pierre né au moulin Gras ou moula det Tabacaïré en 1859 est décédé dans cette maison en 1931.

   La chapelle N-D des Apôtres

Chapelle d'une maison de repos vers la route du Lac, qui vient d'être rachetée par un promoteur immobilier. Beau vitrail.


N-D  

Chapelle N-D
                                                                                                                   
     
La chapelle des Dominicaines

Originaires du couvent de Mauléon, ces Dominicaines sont venues à Lourdes en 1878,  après un passage de dix années à Arles (1). Elles firent alors édifier un imposant  complexe immobilier terminé en 1889, face à la prairie des Sanctuaires. Cet ensemble comprenant un couvent, une partie hôtellerie avec 23 chambres et un dortoir, une salle de conférence, une chapelle, une boutique d'objets monastiques, une ferme et des bâtiments administratifs. On y accède à l'entrée de Lourdes, face au CAT, au bout d'une belle allée de platanes. Le monastère qui abrite de nos jours 15 moniales reçoit des retraites organisées. En septembre 2016, suite à une crise interne, les lieux risquent d'être abandonnés par les soeurs invitées par l'évêque à rejoindre un autre établissement.

(1) "après 10 ans de difficultés" annonce leur plaquette  sans précision.

Moniales 0   moniales 1
Imposant ensemble immoblier doté
moniales 4   moniales 2
La partie des moniales dans la chapelle. Photos J. Omnès

Les chapelles du camp des jeunes près de la Cité Saint-Pierre

Il y a deux chapelles principales, de style très moderne, dont l'une avec un très beau vitrail. La seconde est utilisée pour des messes en plein air.

Cité 2
Cette chapelle dédiée à N-D du Mont Carmel a été construite en1993, en collaboration avec les scouts de France; Elle a été inaugurée par le père Bordes,recteur des Sanctuaires.

Cité 2  Le vitrail de la chapelle vu de l'extérieur. Photos J. Omnès

Cité 3
                                   
Pour les messes en plein air. Cette chapelle appelée tente de la Rencontre a été construite en 1985, par 6 500 scouts. Photos J. Omnès. 

Cité 4
Décoration de fond. Photo J. Omnès

La chapelle-bergerie de Vizens

Afin de faire évoluer l’agriculture vers des techniques modernes, un décret de 1848, instaura la création de fermes pédagogiques, genre de fermes modèles sur le territoire français. Lourdes, grâce à son conseiller général Paul-Louis Dauzat- Dembarrère (1809-1878) (1) qui possédait un vaste domaine entre le gave et la route de Pau, abrita l’une des plus imposante ferme sur 250 hectares, afin de recevoir les apprentis élèves sélectionnés. La ferme cessa son activité en 1871. De ses bâtiments subsistent le bâtiment principal appelé localement « château » de Vizens et la bergerie. Ainsi que le centre de remonte de chevaux  pour les régiments de cavalerie de Tarbes.
Ce centre de remonte est devenu par la suite celui de l’adapei alors que le reste de la propriété de l’autre côté de la route moderne de Pau a été partagé entre plusieurs propriétaires, dont les soeurs de L’Auxillium. Ce sont elles qui ont transformé la bergerie en chapelle. Contacté en 2008, elles m’ont affirmé qu’il ne restait plus de bâtiments ou traces de ceux –ci,  (forges, porcherie…) sur leur propriété, à part ceux énumérés.

On peut signaler qu’à une  époque le « château » de Vizens séparé de la bergerie par une route récente, a servi de demeure à M. Nelli, directeur des travaux des Sanctuaires.

(1)    Famille cousine de celle de Bertrand Bertrand Barère

Vu par Karl file:///C:/Users/Jean%20Omnes/Desktop/187062939.html




                                                                                                            
                                       Les chapelles oubliées

De nombreuses chapelles à la périphérie de la ville, permettaient aux paysans et ouvriers carriers de suivre les offices près de leur leux de travail. Elles servaient également comme les chapelles de l'église paroissiale démolie en 1904,  d'abris aux nombreuses confréries. Ainsi d'après Pierre Lafourcade, archiviste de la ville dans son ouvrage Lourdes autre fois, mentionne :  N-D des Grâce pour la confrérie des laboureurs, N-D du Mont Carmel celle des ardoisiers, N-D de Montserrat celle des maçons, Sainte-Anne, celle des menuisiers, Sainte-Luce celle des  tailleurs d'habits et des couturières, de l'Ascension pour les tailleurs de pierre, la confrérie la plus nombreuse, du Saint-Sacrement pour les marguilliers et celle de Saint-Jean et de Saint Jacques pour les autres confréries.La presque totalité de ces lieux de culte
a disparu de nos jours. Ils sont résumés ci-dessous :

Bénitier Cagots  Bénitier dit des Cagots de l'ancienne chapelle Saint-Jean. Il a été scellé par des pierres, par l'actuel propriétaire, afin de ne pas être volé.

 

        bénitier Cagot

Cagot bénitier Le bénitier dégagé de sa gangue (juin 2015)

-  La chapelle Saint-Jean (Senjouan), le long du quai du même nom, au bord du Lapacca, actuellement souterrain et au pied du fort. C'était la chapelle des Cagots. A côté, se trouvait le cimetière et une grange, propriétaire des bains de Senjouan tenus vers 1900,  par Marceline Saint-Jean, blanchisseuse de son état (1). La chapelle était désignée en 1604, comme la "capelle de St-Jean-du-Gaou (Gave). À l'intérieur, se trouvait d'après Jean Barbet, en 1872, un bénitier formant coquille, le bénitier des Cagots. Ce bénitier a été conservé au musée de la Nativité, en cours de rachat par la ville de Lourdes en 2015. Se trouvait également la statue de saint Jean-Baptiste qui fut offerte à l'église paroissiale (où elle se trouve actuellement) par le grand-père de Marceline qui fut à l'origine de la démolition du bâtiment (1). A été également offert, un tableau représentant le saint. Il a été exposé un temps dans la crypte de l'église paroissiale, puis a mystérieusement disparu lors de sa restauration.
Bains Saint Jean St Jean Tabeau
L'enseigne Bains représente le site de la chapelle. A droite, tableau de St Jean, vandalisé et qui a disparu lors d'une restauration.

(1) Lettre d'un Lourdais adressée au colonel Mondon, président de la Société des études du Comminges, en octobre 1911 (archives départementale de la H-G.).

Lourdes St Jean Creche animée
Saint Jean-Baptiste.  Emplacement présumé de la chapelle, derrière la crèche animée qui a remplacé en partie les Bains Saint-Jean Photos J. Omnès

- La chapelle sur la route de Pontacq : Notre-Dame-du-Bouch ou N-D-du-Bouix (buis), parfois appelée N-D des Grâces d'après Marceline Saint-Jean, du fait de la présence de la statue du XVIe siècle, de la Vierge des Grâces. Cette chapelle, toujours selon Marceline aurait appartenue à  sa famille.
C'est dans cette chapelle qu'eurent lieu, en 1616, les funérailles du gouverneur du château, Pierre de Salhay et à partir de 1644, la célébration d'une messe à perpétuité le jour et fête de l'Annonciation pour l'âme de Claire d'Albret soeur de Henri II d'Albret alors gouverneur de la ville (1).  A partir de 1750, fut organisée dans Lourdes, en faveur de Notre Dame du Buis, une procession à l'occasion d'un vœu fait par la population à la suite du tremblement de terre. Elle fut vendue comme bien national à la Révolution et la statue hébergée à la chapelle du château fort. L'emplacement est actuellement occupé par une croix, angle route de Pontacq et rue d'Ukraine, devant l'église ukrainienne. 
(1) Testament, acte en l'étude Gazagne, registre J. Batiat, fo 30, 1644.

D'après Bascle de la Grèze (Histoire de Lourdes, page 208) la chapelle N-D des Grâces était située sur la route d'Argelès, probablement près du passage à niveau de Soum. Une croix, d'après Marceline Saint-Jean marquait la halte de la procession des rogations du mercredi qui passait par la chapelle Saint Felix. Il est à noter que dans son testament, Claire d'Albret ne mentionnepas la chapelle N-D- des- Grâces.
D'après l'ancien évêque Jacques Perrier N-D des Grâces se trouvait au Champ Commun (1). C'est là qu'étaient déposés les enfants abandonnés.

(1) Lourdes au temps de Bernadette, édition NDL, 2015.

lourdes-chateau-83 4   N-D du Buix
N-D des Grâces. Emplacement supposé de la chapelle N-D du Bouix. Photos J. Omnès

 - La chapelle Mont-Sarrat située au sud des Halles  (Champ commun) à l'emplacement d'un hôtel disparu : l'hôtel de France. Propriété de Monsieur Carmouze au siècle dernier, il aurait, d'après Jean Barbet (1), récupéré une  pierre gravée de ladite chapelle, indiquant 1525. Actuellement une banque, le Crédit agricole et un immeuble Le Pyméné, occupe la place. Il ne reste aucune trace de la pierre.
En lisant un compte rendu de la Société académique des H-P de 1859 (un an après les Apparitions), nous apprenons de la bouche de M. Clarens, directeur de l'école supérieure de Lourdes à l'époque de Bernadette, que l'hôtel possédait un chambranle " très antique et fort original" On pouvait y lire sur une inscription les "mots Joanot Rode et les chiffres 15071" Sur la façade se trouvait un écusson grossièrement sculpté avec les chiffres 1616 et les initiales G.B. décorées d'un "soleil avec un pied". Ce qui ne correspond pas avec les déclarations de M. Barbet (?). Monsieur Clarens n'évoque pas l'ancienne chapelle. En revanche, il évoque une pierre marquée 172, d'une ancienne chapelle rasée se trouvant au café Baudéan.
 Ces pierres sculptées doivent bien se trouver quelque part.
(1) 1828-1904. Auteur de La dame plus belle que tout.


- La chapelle N-D de Montserrat à Juncalas qui fut longtemps le siège de la confrérie des ardoisiers .

Lourdes  chapellle Emplacement de la chapelle Mont-Sarrat (Montsarrat)

Hôtel de France Vieille photo de l'hôtel de France

- La chapelle Saint-Félix, sur le chemin qui donnait accès aux fermes du Béout, à 300 mètres du pont Vieux, et près des sources  et du rocher de la Merlasse, actuelle rue Saint-Félix. Elle se trouvait au fond de l'impasse. D'après J. Barbet, il restait en 1872, quelques ruines de cette chapelle au milieu d'un massif d'arbres. Elle était intacte en 1836 (travaux à côté à la Merlasse). .
Elle figure sur la carte de Cassini de 1756 où elle porte le joli nom de Saint-Félix Dela le Gave. Elle apparaît sur le cadastre de 1810, feuille C4, à l'est et en contrebas d'un chemin formant une épingle à cheveux  Ce chemin est devenu l'avenue Mgr Rodhain, qui monte vers la Cité Secours. Démolie, elle sera remplacée par le Pavillon portugais tenu par de soeurs et servant d'accueil pour les croyants de ce pays. Racheté en 1940, il est renommé hôtel du Christ-Roi, puis agrandi en 1980. Les infrastructures de la chapelle sont maintenant noyées à l'emplacement de l'actuel hôtel, et ses propriétaires n'ont aucune connaissance ou souvenir de sa présence.
Marceline Saint-Jean, dans la lettre adressée au colonel Mondon fait part de la proximité d'un cimetière (?)

Félix 3 Rue (impasse) Saint-Félix, arrière de l'hôtel du Christ-Roi, emplacement de la chapelle.

- La chapelle Saint-Joseph, impasse Saint Joseph, vers Sarsan. Construite par le curé Peyrafitte vers 1645, transformée  en grange vers 1872, par le propriétaire de l'époque, Monsieur Lacrampe (Hôtel des Pyrénées), elle est aujourd'hui entrepôt de peinture. C'est dans cette chapelle que les habitants de Sarsan venaient suivre la messe avant la Révolution. La messe était célébrée par l'aumônier du château fort. Information donnée par J .Barbet, 1872. Une petite niche en façade abrite une statuette du saint. Voir photo.

Chapelle Saint- Joseph                                                                                       La chapelle St-Joseph

- La chapelle Saint-Marc, construite vers 1650, par le même curé. Elle se situait rue du Bourg, près de l'hôtel Bernies. Elle servit de dépôt de munitions en 1793.   

- La chapelle Saint-Michel, au bas de Sarsan. Des vestiges sont visibles dans la propriété Daléas, près de la croix de bois.



Chapelle Lourdes Emplacement supposé de la chapelle Saint-Michel. Photos J. Omnès

 
Sarsan chapelle


- l'Ermitage. Jean Barbet évoque dans son ouvrage de 1872, ce lieu emblématique de l'histoire de l'édification du Calvaire. Connu lors des Apparitions, comme un établissement hôtelier sur les flancs des Espélugues (Chemin de Croix), l'Eden de Lourdes" était à l'origine un couvent de l'ordre des Cordeliers. Bien avant les apparitions, il est rapporté que l'un des moines de ce couvent  descendait dans la cité comtale, tous les vendredis, à minuit, et parcourait les rues en criant : Pécheurs qui tant dormez, ne dormez pas si fort. Réveillez-vous, qu'il vous souvienne de la mort!"
Le dernier moine, l'Ermite André d'Arnalde mourut à l'âge de 74 ans en 1710. Il a été enterré dans l'ancienne église paroissiale (disparue de nos jours).  Et Jean Barbet de conclure :" L'Ermitage a été converti en un hôtel de famille. Ainsi à la frugalité de l'anachorète ont succédé les succulents repas préparés par les valets d'aujourd'hui".

Chapelles privées

Certaines maisons nobles ou bourgeoises se devaient d'avoir leur propre chapelle. Elles servaient à certains offices et parfois de tombeaux familiaux. Il en était ainsi de la chapelle des de Valicourt sur la route de Bartrès, où la chapelle de la propriété, actuellement apparemment abandonnée se trouve au milieu de résidences immobilières. L'immense propriété ayant été lotie sur sa grande majorité. La chapelle servait aussi aux manifestations scoutes, dont le propriétaire était l'un des acteurs principaux. Cette chapelle, un moment squatté et dont la porte a été remplacée par un panneau de bois mériterait une restauration légère. Le lieu sert de promenade.

De Valicourt chapelle
  Chapelle de V. arrière
Chapelle de Valicourt. Photos J. Omnès, février 2015

Aéroport

Aéroport chapelle                                                        Chapelle de l'aéroport de Tarbes-Ossun-Lourdes. Photo J. Omnès

                                                                                

      



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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