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2 - Les tours, maisons nobles et châteaux forts

ImprimerArras tour Arcizans5 Aspin Arzaas salle 

                        
                         L’architecture militaire et noble

La région est parsemée de nombreux châteaux médiévaux dont la plupart sont en ruine et certains ne conservent que des amas de pierres à ras de sol. Ces châteaux contrôlaient les entrées des vallées pour protéger les habitants des incursions des pillards aragonais, navarrais ou basques, de la soldatesque des gens d’oïl, venue ravager le pays avec Simon de Montfort, ou de celle des partisans du parti anglais… ou français (quand les Anglais possédaient le Pays, après le traité de Brétigny en 1360). Puis de celle de Jeanne d’Albret avec ses huguenots dirigés par Montgomery. Parfois, ces châteaux étaient édifiés par les comtes de Bigorre pour surveiller leurs paysans souvent prompts à prendre les armes, en révolte contre le paiement des impôts, comme en pays toy (château de Luz). Parfois, ils devaient servir de résidence aux seigneurs et à leur famille, comme à Castelloubon ou à Omex. À l’exception du château de Lourdes, véritable forteresse qui entourait la ville d’une enceinte avec des tours de guet, presque tous ces châteaux étaient de taille modeste.

LOURDES  : château-fort / tour de Guigne/ tour de la  Bonnette/ tour du Moulin/ tour de Lidrac/ Castet de Bern/ Maisons baron Duprat /baron Maransin/  Pavillon Henri IV.
CANTON LOURDES-OUEST : Adé, Pouyferré, Mourle. BATSURGUERE : Aspin, Omex, Ossen, Viger.
CANTON LOURDES-EST : Arcizac-ez-Angles, Gazost, Geu, Julos, Juncalas, Les Angles, Lugagnan, Ourdis-Cotdoussan.
CANTON DE SAINT-PE : Peyrouse, Saint-Pé
CANTON D'ARGELES-GAZOST : Adast, Agos-Vidalos, Arcizans-Avant, Argelès-Gazost, Ayzac-Ost, Beaucens/Couhitte, Boô-Silhen, Gez-Argelès, Lau-Balagnas, Lias, Nestalas, Préchac, Saint-Savin, Salles, Sère-en-Lavedan, Soulom, Villelongue.
CANTON D'AUCUN : Arcizans-Dessus, Arras -en-Lavedan, Aucun, Gaillagos.
CANTON DE LUZ-SAINT-SAUVEUR : Gèdre,Luz-Saint-Sauveur 


 Ils étaient souvent composés d’une tour à trois étages dont l’accès se faisait à partir du premier étage. Le rez-de-chaussée, dont la salle était souvent voûtée, servait de lieu de stockage ou de prison. Cette tour était protégée par un mur d’enceinte de pierre. De nombreux bâtiments de bois, aujourd’hui disparus, complétaient le système défensif. Le château de Vidalos en est un parfait exemple. Après le château de Lourdes (appartenant aux comtes de Bigorre), l’un des plus grands châteaux de la région est celui de Beaucens, qui appartenait aux vicomtes du Lavedan. Il possède plusieurs tours et murs d’enceinte. 

Quant à la situation, l’emplacement sur un piton rocheux comme à Lourdes, Luz, Geu (Castet Gelos), Agos, Castelloubon, n’était pas une règle générale. Certains étaient situés sur de simples mamelons comme ceux des Angles, d’Arcizans-Avant, de Poueyferré (Château d’Antin), d’autres sur des terrains plats comme ceux d’Omex (maison Doucet), d’Ossen (maison Jeanne d’Albret) ou d’Adé. Seul le château d'Arras est situé à flanc de montagne. C'est l'un des rares à être ceinturé par des fossés remplis d’eau (douves). Quant aux châteaux disparus, tombés en ruine après les guerres franco-anglaises, les tremblements de terre, la Révolution ou ‘’dépecés’’ par les voleurs de pierres, on peut citer ceux de Bern à Boô-Silhen, d’Abillac à Lau-Balagnas ou celui des vicomtes du Lavedan à Juncalas.

Comme pour les églises, nous évoluerons canton par canton en commençant par ceux de Lourdes.


Historique

Le piton calcaire de 80 m de haut, verrou glaciaire bordé par le gave, fut de tous temps un point stratégique pour les hommes. Verrouillant la vallée d’Argelès et la route venant d’Espagne, il semble déjà fortifié du temps des Romains. Ce probable oppidum fut aussi un lieu de culte (adoration du dieu Mithra).
Peu après l’époque gallo-romaine, nous savons peu de choses, hormis le récit de légende sur le siège de Charlemagne contre le Sarrasin Mirat en 778.

 La première mention sérieuse remonte à 1085, avec un texte relatant que le château fort était la résidence des comtes de Bigorre (XIe et XIIe siècles). Une lettre d’affranchissement de 1163, accordée à la ville, nous confirme la présence du comte Centulle III dans les murs de la citadelle. Le château est complété par une enceinte armée de neuf tours. Le fort subit de nombreux sièges sans succès, celui de Simon de Montfort en 1216, contre les comtes protégeant des Cathares, et celui dit de Du Guesclin, en 1373, contre le parti anglais. En effet, en 1360, le traité de Brétigny avait livré la forteresse comme toute la Bigorre au prince Noir, fils aîné du roi d’Angleterre. Ce dernier en confie la gestion à Pierre-Arnault, cousin de Gaston Fébus. Il est accompagné de six capitaines. Cependant, deux barons rallient le parti français et s’emparent de Tarbes. Pierre-Arnault, ses capitaines et leurs mercenaires, qui seront appelés Compagnons de Lourdes, dévastent et rançonnent la région, « aussi bien les marchands du royaume d’Aragon et de Catalogne que les marchands français, s’ils n’avaient fait aucun pacte avec eux ». Le pillage dure 46 ans « avec si grande foison de bêtes et de prisonniers qu’ils ne savent où les loger ».
Le roi de France ne peut laisser faire sans réagir. Le duc d’Anjou, son frère, assiège en vain la forteresse en 1373. Elle est imprenable. Il brûle alors totalement la ville, protégée par de simples palissades de bois. Il est à la tête de 15 000 hommes dont une grande partie vient des montagnes du Lavedan. Les habitants sont saufs, ils se sont tous réfugiés dans l’enceinte du fort. Fébus essaye de récupérer le château auprès de son cousin Pierre-Arnault. Celui-ci refuse de céder le bien confié par le prince Noir et le roi d’Angleterre, Fébus le tue dans un accès de colère.
Le château est alors gardé par Jean de Béarn, frère de Pierre-Arnault. Il est nommé sénéchal de Bigorre par le roi d’Angleterre, en remerciement de sa loyauté (et de celle de son frère défunt). Il faut attendre 1407, pour que le comte de Clermont, aux ordres du roi de France, aidé des Barégeois, reprenne le fort après un siège de 18 mois ! Le donjon actuel date de cette époque. Les sénéchaux de Bigorre Arnaud I et Arnaud II, vassaux du roi de France, l’occupent successivement.


 
Vue de la rue de Pau. Photo J. Omnès


Chateau fort
Vue de l'hôtel de la Solitude. Photo J. Omnès

 

Des guerres de Religion à 1870

Puis, en 1569, lors des guerres de Religion, les Huguenots de Jeanne d’Albret, reine de Béarn-Navarre et comtesse de Bigorre, en font leur place forte après sa prise par Bernard de Montaut, marquis de Bénac et futur sénéchal de Bigorre.

Peu après, le fort est repris par les catholiques commandés par le capitaine Bonasse, envoyé par le roi de France, Charles IX. En 1573, après la mort de Jeanne d’Albret, les huguenots de Bernard d’Arros, adjoint de Mongomery, essayent désespérément de reprendre le fort ; n’y parvenant pas, ils brûlent et pillent la ville ainsi que toutes ses archives. Les arrières de ses troupes sont cependant défaites au Pont neuf lors de leur retraite vers le Béarn. Après l’accession au trône de France, en 1594, du roi de Navarre, les guerres de religion cessent. Les Albret en profitent pour embellir et moderniser leur forteresse. C’est à cette époque (1593-1630) que sont supprimées les trois tours médiévales (dont une circulaire), trop vulnérables aux assauts de la nouvelle artillerie.                                   
Par la suite, faute de conflits majeurs, l’édifice sert surtout de prison, telle une « Bastille pyrénéenne », pour les victimes des lettres de cachet et les huguenots récalcitrants. Cette affectation n’empêche pas cependant Vauban lui-même de venir à la citadelle en 1689, et de rédiger un important mémoire sur la consolidation et le remodelage des remparts. C’est à cette date qu’est construit le corps de logis des officiers (salle du Pyrénéisme) et reconstruite la chapelle. Y séjournent, le duc de Mazarin, le philosophe Maine de Biran, Bourbaki. Napoléon n’hésite pas à y enfermer l’ambassadeur d’Angleterre en Grèce, en cure à Barèges, Thomas Elgin, connu pour avoir dépouillé le Parthénon de ses frises au bénéfice du British Museum .En 1914-1918, y furent logés une vingtaine de prisonniers allemands.

Chateau plan

   Piton Aigle
Cavalier Sud, au sommet à gauche et ascenseur à droite.    Une forteresse inaccessible   Rocher dlt el Aguila  sur lequel se serait posé l'aigle d e la légende. Il se trouve à gauche de l'ascenseur. Photos J. Omnès 

Façade Ouest Chat. façade ouest Photo J.Omnès

En 1921, le Touring-Club de France, grâce à l’ardente volonté des époux Le Bondidier, le transforme en Musée pyrénéen. Celui-ci devient rapidement le quatrième musée de France après le Louvre, Versailles et Fontainebleau. Depuis 20 ans, malgré son classement en Monument historique en 1995 et la volonté affichée de rénovation, il périclite pour ne devenir que l’ombre de ce qu’il était. Il reçoit moins de 100 000 visiteurs par an contre plus de 200 000 jusqu’en 1980. La ville, qui a repris la gestion du musée depuis la liquidation nationale du Touring Club de France( T.C.F.), n’a pas su ou pu redresser la barre. Elle a envisagé, à plusieurs reprises, de se débarrasser de ce magnifique site touristique, faute de politique culturelle ambitieuse (électoralement, il est plus intéressant de financer les clubs sportifs). Le musée fait partie des musées de France depuis 2002.

(1) son frère, Jean de Béarn, Pierre d’Antin de Bigorre (frère du seigneur d’Antin), Ernauton de Sainte-Colombe, Ernauton de Rostem, le Mongat de Sainte-Bazaille et le bâtard de Carnillac.          
                                                                                                                                                      
   À propos des actions du duc d’Anjou et de ses montagnards lavedanais :

« … Quand le duc et son conseil virent qu’ils n’en auraient autre chose et qu’ils perdaient leur peine, ils se délogèrent de Lourde ; mais à leur délogement, le bourg dessous le châtel fut tellement brûlé qu’il n’y demeura rien à brûler. Dans cet incendie furent consumés les chartes et les titres des privilèges et franchises concédés aux habitants de Lourde. »Froissart

Voir le détail des principaux points d'intérêts à la fin, à la rubrique  1000 ans de fortifications

La visite  ( en résumé)

On commence par une cuisine béarnaise et une chambre bigourdane. On passe devant la citerne de forme elliptique de 8X4 m ; puis curieusement on se trouve devant une exposition temporaire pour revenir à des salles d’ethnographie avec mobilier régional, ustensiles, vaisselle du XVIIIe siècle (faïence de Samadet), vêtements et jeux, dont le jeu de quilles, ancêtre du bowling. On continue par la salle « histoire du château » pour terminer par la salle sur le Pyrénéisme avec l’évocation des grands guides de montagne.

N’oubliez pas un petit tour au donjon (quelques marches). À l’origine, on y accédait par une échelle mobile et non par la porte actuelle. Ce rez-de-chaussée servait de cellier et de cave et ne communiquait nullement avec l’extérieur par une porte. Le toit, de même, est d’origine récente (1805) Il était destiné à protéger les prisonniers des intempéries lors de leur "promenade".
Le sommet était jadis découvert et garni de créneaux et de mâchicoulis. La plateforme servait de "tour à feux" pour les signaux prévenant les tours environnantes, de l'arrivée d'intrus. Seuls, sur les six étages le premier et le denier sont voûtés, les étages intermédiares sont formés de planchers, ce qui donne plus de stabilité au bâtiment.  Une logette reposant sur des corbeaux encore visibles (sur le côté Nord-Est) permettait la présence permanente d’un guetteur.

Visitez l’esplanade avec les belles maquettes de pierre représentant différents types de maisons et d’églises fortifiées des environs. Celles-ci ont été réalisées, au milieu d’un jardin de plantes pyrénéennes, avec talent, par les premiers conservateurs, Louis et Margalide Le Bondidier. Les salles de paléontologie et de zoologie avec de nombreux animaux et oiseaux naturalisés ont été supprimées, de même qu’une collection de poupées représentant les différentes congrégations religieuses.

  Cimetière 3

              Petites maisons et villages.                                                                    Cimetière basque reconstitué

Les pièces exposées sont présentées d’une façon un peu vieillotte, sans aucune explication, et en français seulement. Seules, les dernières salles ont été un peu modernisées avec des traductions en langues étrangères. Le tout mériterait plus d’entretien et d’animations pédagogiques. Admirez la herse qui a conservé son treuil de bois et sa chaîne d’origine. N’oubliez pas un petit détour par la chapelle sur l’esplanade. Elle renferme un beau mobilier baroque dû à l’ébéniste lourdais Jean Dauphole. Ses retables, statues et autels proviennent de l’ancienne église paroissiale démolie en 1904. Petite boutique. L’été, sont organisées à heure fixe, trois visites commentées par jour ; en basse saison, sur réservation. Des expositions temporaires viennent régulièrement illustrer la richesse du patrimoine culturel local. En sortant vers la rue du Bourg, vous "tombez" sur le "cimetière" basque. Il expose des copies de pierres tombales discoïdales en béton réalisées par Margalide Le Bondidier.

 
                          

            
 Sarcophage mérovingien. Photo J. Omnès                                                 Matrone romaine. Photo J.Omnès


 

                  Pour une visite détaillée, il a été prévu en 2015, un panneautage explicatif, vu que la forterese a été l'objet de nombreuses transformations, surtout pour la rendre accessible au punblic. La lectute architecturale n'est pas évidente pour le premier venu.
     
              PANNEAUTAGE DES BATIMENTS  DU FORT DE LOURDES

                         MILLE ANS DE FORTIFICATIONS

 de Jacques Omnès

1/Les armes de Lourdes et la légende de Charlemagne et de Mirat

En 778, Charlemagne fut appelé en Espagne par l’émir de Saragosse contre l’émir de Cordoue, souverain de la péninsule ibérique. Passant devant le château de Lourdes tenu par des maures, il tenta de l’enlever, et le prit après un siège assez long. Un document du XIIIème siècle, conte cette histoire :

« Mirat avait été plusieurs fois sommé de se rendre et de devenir chevalier de Charlemagne, après avoir reçu le baptême ; mais il répondit que tant qu’il pourrait se défendre, il ne consentirait à se soumettre à un mortel quelconque. C’est pourquoi, le roi, fatigué des ennuis d’un long siège, songeait à se lever. Or, il arriva qu’un aigle saisissant dans ses serres un énorme poisson du lac, le déposa intact sur un point élevé du château. Mirat se hâta de l’envoyer à Charlemagne, en lui faisant dire qu’aussi longtemps que son vivier lui fournirait de tels poissons, il ne craignait pas d’être pris par famine. Le roi fut déconcerté. Mais l’évêque du Puy-en-Velay, qui l’accompagnait, … alla vers Mirat et lui dit : « Puisque tu ne veux te rendre au roi Charles, qui est le plus illustre des mortels, rends-toi du moins à la plus noble dame qui ne fut jamais, la Mère de Dieu, Notre-Dame du Puy. Je suis son serviteur. Deviens son chevalier ».

A ces mots, Mirat éclairé d’en haut par un rayon de la grâce, répondit : « Je rends les armes, et je me livre avec tout ce qui m’appartiens à la Mère du Seigneur, à Sainte Marie du Puy ; je consens en son honneur à devenir son chevalier, et à me faire chrétien ; mais j’entends m’engager librement, et je veux que mon comté ne relève jamais que d’elle seule, soit pour moi, soit pour mes descendants ».

… Mirat… reçut le baptême, avec le nom de Lorus… Suivant l’usage des gentilshommes, il donna son nom au château, qui depuis lors s’appelle Lorde, au lieu de Mirambel, qui était son premier nom ».

Lourdes vitrail                   100px-Blason de la ville de Lourdes 65 svg

 Vitraux de la chapelle, en mémoire à a prise du château par Charlemagne. Blason de la ville. Photos J. Omnès

Evénement indiscutable, le 15 août 778, l’arrière garde de Charlemagne est attaquée par les Basques alors qu’elle franchit le col de Roncevaux. La chanson de Roland (XIIIème) a immortalisé ce désastre.

 
Charlemagne
Charlemagne et Mirat en route pour le Puy. Les cavaliers maures ont une touffe d'herbe de Bigorre au bout de leur lance.

2/ Escalier « sarrasin » et première ligne de défense

Cet escalier n’est en rien lié à la présence sarrasine en Bigorre. Dans son état actuel, son âge doit être rapproché de sa représentation sur le plan de l’ingénieur Vauban, en 1685.

La guérite au-dessus de la porte été déjà édifiée entre 1750 et 1778 ; tandis que le tambour de l’entrée a été construit entre 1828 et 1839. Une petite basse-cour, un bastionnet construit entre 1840 et 1845, desservi par des escaliers, complètent ce dispositif de première ligne de défense (braie). Nous ne connaissons pas la configuration des lieux au Moyen Age : des ouvrages en bois, tels des palissades, pouvaient alors être jugés suffisants pour défendre une poterne à l’accès escarpée.

chateau escalier    escalier

 L'escalier. Photo J. Omnès

Echauguette  Chemin ronde entrée


3/ Pont- levis

Ce pont-levis à bascule, pris entre deux demi-bastions (ouvrage à cornes), qui défend et défile l’ancienne porte de ville médiévale  a pour origine les  préconisations de l’ingénieur Vauban en 1685. L’ouvrage, intégré dans un système bastionné, a été restauré en 1819.

    Pont-levis 2
Le pont-levis encadré par un ouvrage "à cornes", c'est à dire en U. Portes à double battant. Photo J. Omnès

Pont levis 1               Pont levis 3


4/ Entrée piétonne du château roman

Ce corps de bâtiment du XIIIe siècle, traversé par la porte de ville, renferme, en particulier, une vaste citerne (8x4x4 m) endommagée pendant le siège de 1407 et un corps de garde installé en 1592. Il est modifié après 1685, par l’ingénieur Vauban, qui le fait surmonter d’un chemin de ronde, dont on voit les six ouvertures de surveillance ; tandis que l’extrémité  Est a été fortifiée par une échauguette  sur multiples redans, en 1832. De la même époque date la galerie de façade, côté cour.

L’étroite entrée romane (72 cm), élargie vers 1841, se fait par une porte défendue, à l’origine, par des vantaux de bois et par un assommoir. Au Moyen Age, le cheminement jusqu’à cette porte, qui peut être considérée comme une poterne, ou porte secondaire, devait être sans grand aménagement maçonné. Des défenses par des palissades de bois sont probables.

Sur la gauche de ce bâtiment, nous avons la façade Est de l’ancien logis roman, la sala, ou tinel, éclairée par quatre fentes de jour en grès (obturées). Le parement de ce mur, en petit appareil régulier, quasi cubique, est typique des  X-XIe siècles. Nous avons là la plus ancienne sala de Bigorre conservée.

appareil roman Appareil roman X-XIe siècles.

Ce tinel, se prolonge au Sud par un bâtiment en moyen appareil assisé, des XII-XIIIèmes siècles, que l’on retrouve en soubassement sur la majeure partie du site sur promontoire. Il est  renforcé par un contrefort hémisphérique. À l’extrémité Nord de ce mur a été aménagée une bretèche-latrine. Ce bâtiment se prolonge au Sud par le cavalier Sud (XIIe-XIIIe) que contreforte une tourelle demi-ronde.

Entrée romane  Serrure
Entrée romane agrandie en 1841. Est visible l'arc de la voûte cassée. Beau travail de serrurerie à double clef. Photos  J. Omnès

5/ Entrée avec ascenseur

Le Musée Pyrénéen, propriété du Touring Club de France, inauguré en 1922, est dû à la volonté d’ Ernest Seyrès, architecte de la Ville de Lourdes, du Dr A. Meillon, administrateur du T.C.F. et de Louis Le Bondidier, secrétaire de la Confédération pyrénéenne. Dès 1929, devant le succès grandissant, il fut décidé la création d’un ascenseur permettant l’accès à d’avantage de visiteurs. Ce travail est dû à l’architecte Panieu. Pour ce faire, l’enceinte du fort fut ouverte dans l’axe de l’ascenseur, le chemin de ronde interrompu, le terre-plein sur lequel reposait la chapelle retaillé, faisant disparaître l’escalier d’accès à l’entrée Sud de la chapelle. Artificiellement, une voûte en béton armé fit la jonction entre la chapelle et l’ancien corps de garde.

Le chemin de ronde, dont on voit des consoles de soutènement à droite, derrière la chapelle, se prolongeait côté cour, à gauche de l’actuel passage, jusqu’à la grande échauguette, ouvrage en encorbellement sur multiples redans, construite en 1832.

entrée artificielle Entrée artificielle pour accéder à l'ascenseur, creusée dans la roche. Sur le mur de gauche, traces de l'escalier donnant accès à la chapelle qui est au-dessus 
entrée chapelle Ancienne entrée de la chapelle, murée au fond. Photo J. Omnès

Support chemin de ronde Echauguette ascenseur

 La courtine (chemin de ronde) était supportée par les corbeaux au bas de la chapelle (photo de gauche), la contournait et arrivait au niveau de l'échauguette, photo de droite. Photos J. Omnès

6/ Ancien bâtiment roman avec citerne-Corps de garde

(Reprendre la première partie du texte Entrée piétonne du château roman).

7/ Latrines

Ces latrines à la turque, simple (officiers) et double (soldats), en encorbellement, sont probablement contemporaines de l’escalier construit en 1715. L’absence de siège percé, pour raison d’hygiène, a été compensée par des barres pour se relever.

Latrines officier  Latrines soldats

 Latrines officiers et soldats. Photos J. Omnès

Ancienne latrine Emplacement de l'ancienne latrine avant la réalisation de celle de 1715.
Photo J. Omnès


8/Cavalier Sud

Cette appellation moderne appartient au vocabulaire de l’architecture bastionnée propre à l’artillerie. Le sol roman (XIIème siècle) est aujourd’hui à trois mètres sous les niveaux actuels. Le dernier aménagement a été fait par surélévation des murs d’enceinte médiévaux, puis l’espace ainsi créé fut rempli de terre. Ainsi, les murs extérieurs, doublés par un massif de terre, pouvaient résister à la force des boulets de canon. Cette place avancée, elle-même, pouvait accueillir jusqu’à huit canons, comme le montre les fenêtres de tir. L’ouvrage est complété par une guérite, dite du Lavedan (1606), qui offrait abri aux artilleurs.

Sur la façade Est sont présentes les restes d’un contrefort hémisphérique.

Sur la façade Ouest, deux contreforts ont été confectionnés avec les restes d’une autre tourelle quadrangulaire, en applique, comportant une salle, aux murs en moyen appareil assisé, avec voûte reposant sur deux corniches en encorbellement. Est-ce la tour d’Anguilar (Aguilar ou nid d’aigle) mentionnée en 1407 ? Cette petite tour était encore présente sur le plan Vauban de 1685.

Cavalier sud

Place du cavalier Sud restaurée en 2014. Emplacement des canons, protégés par des doubles vitrages. Photo J. Omnès

 
 Cavalier sud pointe du Cavalier Sud2

Evolutions du cavalier Sud et de sa guérite. Cliché Ville de Lourdes. La table d'orientation a été enlevée en 2014.
Cavalier Sud 3 2 canons
Etat en 2015 après travaux. Photo J. Omnès.  Canons du cavalier Sud. On ignore où ils se trouvent. Photo Facebook
Lourdes contrefort   Assomoir sud           
Façade Est du "cavalier" et son contrefort arrondi. Assommoir façade sud du cavalier. Photo J. Omnès

canon Le troisième canon. Nous ignorons où il se trouve maintenant


9/ Ancien grand logis roman

En 778, selon la légende, le château aurait fait l’objet d’un siège par Charlemagne, lors de son expédition en Espagne, à la demande de l’émir de Saragosse. De cette fortification du VIIIème siècle, probablement en bois,  nous ne connaissons aucun élément.

A la fin du Xème siècle, ou au tout début du XIème siècle, le château de pierre est constitué. Il devient le siège du comté héréditaire de Bigorre, au moins depuis 1020. Dans les actes de l’époque, le comte est parfois dénommé le « senhor de Lorda » (ou Lorde). Le castet resta la résidence des comtes jusqu’en 1195, date de leur installation à Tarbes. A partir de 1213, il est livré aux hérétiques albigeois, puis à un des fils de leur vainqueur, Simon de Montfort ; enfin, pendant la guerre de Cent ans, aux Anglais, lors de la cession du comté au roi d’Angleterre en 1360 (traité de Brétigny) ; et ceci jusqu’au siège de 1406-1407. En 1425, il sera dévolu au comte de Foix-roi de Navarre, et sera alors gouverné par des capitaines.

Toute la façade Est, côté ville, est encore proche de son état originel ; comme la façade Ouest, côté Gave. Les quatre fentes de jour romanes, côté ville, ont été bouchées après 1685, modifiées en simple ouverture de tir ; après abaissement des seuils. En 1407, une double galerie de bois (hourds) couronnait le bâtiment. Le sol médiéval est en partie recouvert de remblais pour l’aménagement de l’escalier du cavalier  Sud. C’est dans ce vaste bâtiment, appelé sala, tinel ou grande salle des actes (1407), que le comte de Bigorre recevait ses administrés. En 1407, la cuisine était dans le tinel. Le logis seigneurial, proprement dit, la camera, était attenant, avec d’autres chambres tournées vers la ville. Malheureusement, cet espace a été envahi par la construction d’une petite poudrière (entre 1601 et 1606), et d’une caserne à soldats, reconstruite en 1715 ; transformée en salles d’exposition en 1921. Et, après 1933, par un second bâtiment « néo bigourdan » à l’extrémité Sud.

Logis roman

Façade Est du logis roman (sala)  qui couvrait tout l'espace vide ; sont visibles les quatre fenêtres au 3/4 bouchées et transformées en fente de tir après 1689. A droite, se trouve la caserne des soldats construite en 1715 sur une partie de la surface de l'ancien logis. Au fond, le toit à redents représente le bâtiment construit en "néo bigourdan" en 1933, pour augmenter le nombre des salles d'exposition.

 

Salle dArmesSalle d'armes de 1715, construite sur l'emplacement de 
l'ancienne sala.

 

10/ Entrée cavalière par la rampe Ouest

Nous avons là, une partie du rez-de-chaussée d’une tour-porte médiévale (XII-XIIIème),   réduite à son passage protégé.  La lecture est délicate. À l’origine, le passage était défendu par une porte à chacune de ses extrémités. Celle s’ouvrant sur la rampe a un linteau droit reposant, d’un côté, sur un corbeau prismatique simple. A l’extérieur, elle était défendue sur son flanc gauche par deux meurtrières en grès ; et à l’intérieur par un assommoir et une fente de tir à un niveau supérieur. La rare herse métallique, actionnée par un treuil à cabestans, toujours visible à l’étage, présente un cadre avec linteau en accolade. Cette herse est à rapporter aux travaux d’aménagement de G. de Vize, ingénieur du comte de Foix-roi de Navarre, à partir de 1592. La mise en place du cadre de la herse a supprimé le ventail d’origine, qui a dû être remplacé, derrière la herse, par un double ventail, bloqué par deux barres.

Herse    

Porte médiévale à un vantail (avant la herse) remplacée au XVIe siècle par une herse et une porte à double vantaux. Photos J. Omnès

 

Sur un plan du XVIIème siècle, la porte est précédée d’un projet de fossé. Curieusement, cette tour-porte dénommée Panaboussin en 1407, à l’époque moderne sera appelée « porte de secours ». C’est par cette porte principale que seuls chevaux et charrois pouvaient accéder à la place forte.

Le roi de Navarre décida de transformer la citadelle en une forteresse moderne pendant la période 1592-1630. C’est probablement à ce moment que furent arasées les trois tours médiévales, qui offraient trop de prise à l’artillerie.

11/ Logis des officiers

Le logis des officiers a été construit entre 1715 et 1725 contre la courtine médiévale, dont trois arcs de décharge, soutenant le chemin de ronde,  sont encore visibles à l’intérieur, dans le fond des vitrines d’exposition. En soubassement de ce mur d’enceinte, sont encore visibles une série de baies romanes, dont deux encore intactes : cette présence révèle l’existence d’un bâtiment primitif sur le même emplacement.

 Maison officiers

12/ Cloche d’alarme

En période trouble, la nuit, la sentinelle devait sonner la cloche à périodicité régulière pour montrer qu’elle était bien à son poste. Cette cloche fut refondue en 1822. L'actuelle cloche vient de l'église de Saux. Elle en reparti en 2015, lors de la restauration du retable de la chapelle du hameau

Cloche20de20Saux tocsin
La cloche actuelle vient de l'église de Saux, l'ancienne refondue est probablement celle du toit du donjon. Photos J. Omnès

13/ Donjon

Ce donjon, de 24 m de haut, avec des murs épais de 2 m, a probablement été érigé à la fin du XIIIème siècle, ou au XIVème siècle (en 1314, pendant les restaurations effectuées après la mise sous séquestre royal). Il a subi au cours des siècles un certain nombre d’aménagements. L’entrée primitive à plusieurs mètres de haut a été remplacée par des entrées en rez-de-chaussée, dont une seule subsiste (XVII-XVIIIème), donnant accès à un cachot. Elle dessert un escalier à vis de 104 marches. A chaque étage, se trouvent une chambre et une garde-robe équipée de latrines doubles, post médiévales, dont le conduit est visible côté Gave. Toutes ces chambres ont été transformées en cachot ; la place devenant prison  d’état sous le règne de Louis XIV. C’est à cette époque que les grandes ouvertures rectangulaires, déjà en place, ont été renforcées  par un barreaudage. Pendant la guerre de 1914-1918, le château, propriété de la ville depuis 1894, réquisitionné, a servi de prison aux soldats allemands d’origine alsacienne et lorraine : des caissons de bois, faisant puits de jour, avaient été placés devant les ouvertures. Le couronnement de mâchicoulis  sur corbeaux à triple ressauts est interrompu, au Nord-Est par une logette d’angle pour guetteur. La plate-forme sommitale, sur voûte, a été mise en place, en 1698, pour servir l’artillerie. Le toit date de 1808. Ce donjon a été fortement endommagé lors du siège de 1407, qui a duré un an : sur sa façade Nord, on peut apercevoir une ancienne brèche ouverte par les boulets de pierre lancés par un couillard depuis la bastide de siège située sur une hauteur plus au Nord (Turon de gloire). 


             Donjon latrines

                                                                                                    La tour et son conduit des latrines. Photo J. Omnès

14/La « Bastille des Pyrénées »

A toute époque, le château a servi de prison occasionnelle. Mais il devint prison d’Etat sous le règne de Louis XIV. Au XVIIème siècle, Dom François Lacombe, confesseur de Mme Guyon, considéré comme un dangereux doctrinaire sera enfermé de 1668 à 1698. En 1763, un nommé Boutan, conseiller au présidial d’Auch, accusé d’avoir écrit de lettres anonymes à l’intendant d’Etigny, écrit : « Les rigueurs avec lesquelles je suis icy traitté, toujours enfermé dans une chambre avec trois compagnons, obligé à me servir moy même, et de monter plusieurs fois par jour un escalier en vis de cent une marches, pour la moindre nécessité, me tournent la teste et les jambes m’y manquent. J’ai résisté à l’hiver, mais je crains de succomber à l’esté ». En 1767, le jeune duc de Mazarin, prince de Valantinois, fut détenu pour quelque aventure galante à la cour. En 1783, Maine de Biran, le futur philosophe, fut interné, à l’âge de 17 ans, à la demande de son père, comme d’autres fils dans l’inconduite.

En 1789, avec Bertrand Barère, le pays de Bigorre adressa une supplique aux Etats-généraux pour que « le château de Lourdes, demeure ancienne des comtes de Bigorre, ne soit plus appelé ni regardé comme prison d’Etat ; qu’il ne serve désormais qu’à la protection et à la défense du pays… ». Trois ans plus tard, le château est converti en maison de correction et de détention. Ainsi, l’ambassadeur d’Angleterre à Constantinople, Thomas Bruce, comte d’Elgin,  le pilleur des frises du Parthénon, fut détenu arbitrairement comme otage afin d’obtenir la libération du général Boyer, prisonnier en Angleterre.

La prison connut surtout son contingent de complices de la conspiration Moreau (1804), la plupart des anciens chefs des Chouans, et autres réfractaires, émigrés et suspects, victimes des affres de la tourmente révolutionnaire.

D’octobre 1870 à mars 1871, le château accueillit 120 prisonniers prussiens et bavarois.

En 1914-1915, 300 prisonniers allemands furent emprisonnés, remplacés jusqu’en 1918, par d’autres prisonniers alsaciens-lorrains.

Château Prisonniers dans la cour au XVIIIe siècle

15/ Logis du gouverneur

Ce bâtiment à balcons de bois a été construit en 1592. Son toit à double pente a été modifié par la suite en toit en appentis pour ne pas dépasser de la courtine protectrice. Son agrandissement Nord a englobé les restes d’un double four à pain. A l’origine, ce bâtiment était indépendant du donjon auquel il était relié par un pont-levis. D’autres aménagements ont dénaturé ce bâtiment, comme la création d’un local administratif dans des latrines de 1665. Ce logis, avec toutes ses modifications, a été le siège du commandement de la forteresse depuis la seconde moitié du Moyen Age, jusqu’à aujourd’hui avec les locaux administratifs.

logis du gouverneur
Logis du gouverneur. Photo J. Omnès

16/ Magasin des affuts 

La création de ce magasin pour les affuts de canons se situe entre 1750 et 1778. Aujourd’hui, local technique, il laisse encore voir l’ancien chemin de ronde contre lequel il a été construit en appentis.
Inventaire de 1790 : 2 canons de calibre 8, aux armes du Béarn, de 6 pieds 6 pouces de longueur ;
4 canons calibre 4, de sept pieds de longueur, dénommés : Le Lion, du poids de 1112 livres ; L'Etonnant de 863 livres ; Le Remuant, de 1129 livres ; ces trois aux armes de France
et Philipus V, aux armes d'Espagne.
1 canon calibre ¼, dénommé Floconeau. 

Maison des affuts Magasin des affuts,  local technique, un projet vise à restaurer l'ancien chemin de ronde qui se trouve derrière. Photo J. Omnès

17/ Cavalier Nord

Ce cavalier Nord résume l’histoire du château.
- Reposant directement sur le rocher, en se penchant (déconseillé), on distingue encore le soubassement d’une grosse tour ronde, avec un moyen appareil assisé rapportable au XII-XIIIème siècle. Cette tour est mentionnée dans les comptes de réparation après le siège de 1406-1407.
- Fortement endommagée par le siège de 1407, par la catapulte installée à la bastide de siège Nord (Turon de gloire), elle a été arasée, peu après, pour laisser place à un premier bastion en briques complétant celui proche de Chausenque : une canonnière en grès est toujours visible en contrebas de la muraille.
-  En 1606, devant la montée en puissance de l’artillerie, le site a été fortement remblayé pour doubler le rempart d’un bouclier de terre. C’est de cette époque que date l’échauguette de surveillance et de tir surplombant le socle rocheux du château. Elle a été reconstruite après le séisme de 1660.
-  Sous le château, se distingue  l’amorce de l’enceinte de la ville, dont il reste un élément sous forme de contrefort.


Cavalier Nord. Photo J. Omnès
Façade ouest
Cavalier Nord, à l'extrême gauche de la façade Ouest. Photo J. Omnès

  8 /Chapelle
Cette construction modeste, appuyée contre la courtine dominant la ville, est probablement ce qu’il reste de l’ancienne chapelle castrale  connue au XIIIème siècle, sous le nom de Chapelle Notre -Dame –du- Château. Elle a connu de graves désordres, comme lors des séismes de 1660 et de 1750, où elle s’est en  partie effondrée. Ceci expliquant le mélange des types de moellons de ses murs. L’entrée primitive de cette chapelle s’ouvrait sur la façade Sud (côté ascenseur), au niveau du chœur. Condamnée, elle a été remplacée par une ouverture sans style sur la façade opposée. Au début du XXème siècle, le plafond en lambris présentait  encore un décor peint, bleu pale, constellé d’étoiles or et argent, en papier collé. Le mobilier, essentiellement des XVII-XVIIIème siècles, provient de l’ancienne église paroissiale rasée en 1905.

Chateau chapelle Chapelle et sa sacristie. Photo J. Omnès

entrée chapelle entrée artificielle
Ancienne entrée de la chapelle. A droite : entrée par l'escalier, traces sur le mur de gauche. Ce tunnel artificiel n'existait pas. Photos J. Omnès

19/ Bastion « Chausenque »
Ce petit bastion, tourelle à deux étages, ouverte à la gorge, a été construit en briques pour sa moitié inférieure ; en même temps qu’un tronçon de la courtine détruite en 1407, ou par un tremblement de terre. Tandis que la moitié supérieure est construite en tout venant. Chaque niveau comprend trois archères-canonnières, en grès, de type différent : courte archère pattée à croisillon associée à un trou, qu’elle surmonte, pour celles du bas (milieu XVe);  et trou prolongé de sa fente de visée, pour celles du haut (plus tardif).  Une canonnière du second type est  présentes sous la proche extrémité Nord, elle aussi remblayée, en 1606, de plusieurs mètres pour renforcer la muraille contre les boulets d’une artillerie plus puissante.
La brique a été aussi utilisée pour le rempart de ville, dans le prolongement du cavalier Sud. Ce matériau était fort prisé par les ingénieurs de Gaston Fébus.
Chaussenque Chaussenque 1
Bastion Chausenque. Photos J. Omnès

20/ Magasin aux poudres
En 1407, se trouvait ici le Roc de Mauconseil, avec une maison et une guérite de bois.
 Après terrassement de la place, en 1844, a été construit, par sécurité en dehors du château, un magasin aux poudres.  Au Nord de la poudrière, avait été aménagé un bassin de retenue d’eau, par la suite fermé en citerne. Chaque unité ayant une porte d’accès indépendante.

  1844  


poudrière La poudrière. Photos J. Omnès

21/ Anciennes écuries et grange
Cette extrémité Sud de la braie comporte encore des restes de l’enceinte médiévale, englobés dans un mur refait vers 1847. Avant 1685, se trouvait une écurie pour le commandant de la place, agrandie par la suite, et complétée par une grange. L’écurie a été détruite par le séisme de 1750. Et la grange a été transformée en corps de garde avancé,  toujours visible.
Grange

Grange intérieur  Fenêtre grange
Intérieur de la grange. Fenêtre XVIIe  Photo J. Omnès

22/ Basse-cour
Au milieu du XIXème siècle (1843-1850), tous les extérieurs sous le promontoire rocheux furent grandement modifiés par le génie occupant la place, par la construction d’une série de portes étagées tout le long du cheminement ; tandis que toute l’enceinte médiévale a été pour grande part démolie et reconstruite. Lors de ces travaux, de nombreux restes lapidaires antiques, en remploi dans la maçonnerie,  ont été recueillis par les démolisseurs : autels votifs, dont un dédié à la déesse Tutela, têtes sculptées, dont celle du dieu Mithra (divinité honorée  par les légionnaires romains). Il est probable qu’ils avaient été trouvés sur place, laissant supposer la présence d’un temple antique sur cette éminence dominant le Gave. Malheureusement, tous les remblais du XIXème siècle –sur près de quatre mètres de haut en certains points-  ont rendus inaccessibles les niveaux des sols antiques.

Mithra fonds rouge
Autel votif 1

 Mithra  et autel votif. Photos J. Omnès

23/ De l’occupation antique de la basse-cour à la demi–lune de Vauban
L’aspect actuel des dehors, dont cette basse-cour, a été entièrement remodelé par les aménagements du génie au milieu du XIXème siècle, suivant les préconisations de Vauban. Création d’une série de portes, de murs avec bastions, et  mise en place de parapets de terre pour doubler les murs contre la force des projectiles de l’artillerie moderne. Ainsi, toute la basse- cour (barry, demi-lune) a été remblayée sur plus de trois mètres de haut. Il est donc difficile de connaître les sols d’occupation médiévale, comme ceux de l’antiquité.
Au cours des travaux du génie, furent trouvés des « monnaies celtibères, des débris d’armes, une tête d’aigle en bronze, des médailles, une inscription et un chapiteau de l’époque gallo romaine ».
« En 1847, on démolit …un mur qui me parut être du IIIème siècle, réparé au Xème. On recueillit des fragments de sculpture : une tête de femme en marbre, quatre mains gauches de diverses dimensions et de diverses époques…, des débris de torses, enfin des restes d’autels votifs… Les fouilles furent arrêtées par ordre du génie militaire ». Ce mobilier montre la présence d’objets liés au culte d’une divinité topique, et de Mithra, dieu fort apprécié des légionnaires. On peut donc supposer la présence d’un temple gallo-romain sur ce plateau dominant, au pied du piton fortifié.

Descente rue Bourg
Tête romaine funéraire
                                                                                                   Tête de matrone. Photo J. Omnès
le barry                                                                               Le barry. Photo J. Omnès

24/ Porte Vauban
Porte de Vauban découverte lors du nettoyage des jardins suspendus. Elle était recouverte de lierre et cachée par de la végétation et côté fort, la cour avait été  remblayée par trois à quatre mètres de terre.

Porte Vauban        Porte Vauban2

Porte de Vauban. Photos J. Omnes

25/ Entrée basse
Réouverture de cette entrée en juin 2015.

Sortie



                             



Une découverte récente :                            La pierre énigmatique de Lourdes

En 1932, l’architecte de la ville, Mr Seyrès, découvrit une grosse pierre « rue de Bagnères, dans le jardin de la maison Berjanton. Cette découverte a été ainsi décrite en 1939, par l’abbé Joseph Camoryet : «  d’environ 0, 70 X0, 70 m [elle porte] les signes suivants : 1) En haut une croix de Malte. 2) Deux lettres grecques parallèles : un alpha à droite, à gauche, une autre lettre grecque, oméga. Ces deux lettres alpha et oméga sont la première et la dernière lettre de l’alphabet grec ; elles sont de plus symboliques. Elles figurent le Christ, le commencement et la fin de toute chose. C’était aussi le chiffre en usage dans les sceaux de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. 3) Deux lettres M dont le sens est difficile à expliquer et qui figurent dans les anciens sceaux de l’ordre. 4) À gauche, il y a trois croix groupées : ce sont des croix potencées. 5) La ligne d’encadrement de tout le dessin est en forme de cœur. Le cœur, dit-on, était un des emblèmes de l’ordre de Jérusalem. »


Cette description approximative et relativement influencée par l’environnement sacré du prêtre n’a fait, hélas, l’objet d’aucune étude sérieuse ; seul Mgr Patrick Truchemotte, de l’Eglise gallicane, se lança dans une explication proche de l’ésotérisme.
Après maintes recherches rue de Bagnères, je suis « tombé » au 33, sur l’ancienne pension de famille Magda des Bergenton-Nicolau mentionné par Patrick Truchemotte. La source évoquée se trouvait effectivement plus ou moins cachée dans le jardin. La pension de famille Magda a été construite sur un ancien « contenancier » des hospitaliers de Saint-Jean ; et le triangle inversé au bas de la pierre « symbole de l’eau dans la figuration médiévale » (1), indiquait bien une source située dans les jardins de l’Houste Dieu (1). Depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, cet endroit a servi de relais aux pèlerins. Ils venaient se rafraichir, venant de Bagnères, en route pour Santiago.  Depuis peu, la pension a fermé ses portes pour devenir une maison particulière.
Par la suite, j’ai retrouvé cette pierre qui était depuis 1932, au château fort, lieu des dépôts classiques des trouvailles de Mr Seyrès. Elle était dans le jardin botanique, sans que personne n’ait remarqué sa présence.

Villa Magda                                                        Villa Magda, anciennement au 35 rue de Bagnères

Description d’après le relevé Omnès
 Il s’avère qu’elle représente effectivement la croix de Malte sous laquelle se trouvent, non pas une, mais deux lettres grecques  de l’alpha et de l’oméga, symboles du Christ : je suis le début et la fin de toute chose (Apocalypse de Saint-Jean). Pourquoi deux ? Question sans réponse. Leur curieuse position mérite également interprétation. Quant aux MM, ils seraient pour l’évêque, l’incantation de Maria Master, mais pourraient aussi représenter selon les informations de Guy Trousselle, sur Facebook, une haute distinction de l’ordre dont l’énoncé en latin serait : MIL. ORDI EQUITUM MENTO MELITENOS. Les trois croix potencées évoqueraient, toujours d’après le même évêque, « le pèlerinage de Jérusalem ou la protection de saint Jacques, codificateur des onctions de guérison. » Je reste  assez perplexe devant cette interprétation. Quant au triangle inversé, nous n’avons aucune autre réponse que celle donnée : l’indication d’une source. En attendant qu’un expert s’intéresse à cette pierre, j’en resterai là, et ne m’étendrai pas sur les autres explications très libres fournies par l’évêque gallican.

(1) D’après P. Truchemotte La dorine et les secrets de Lourdes

Lourdes Pierre énigmatique 4   
Pierre 2 001
La pierre énigmatique-Relevé Omnès


 

                                                  La Tour de Guigne

Rue du Garnavie. Tour d’observation (d’où son nom) d’environ 15 mètres de haut, du XIIIe siècle. Elle est le plus souvent appelée tour du Garnavie, car à proximité, dès le XIIe siècle, se trouvait une dépendance de la commanderie de Gavarnie appartenant aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Garnavie venant de la déformation de Gavarnie.
Elle est un vestige de l’ancienne fortification armée de 9 tours (d'après E.Duviau) qui défendaient la ville. Sur le flanc Est, se voit encore l’empreinte de la liaison avec l’enceinte disparue. En 1773, le maire de la ville, J.-P. Picqué devant la vétusté de ces tours décidait d'en raser quatre : la Cléda ou Clèdes (près de la place du Marcadal) la Lindro, la tour de l'Horloge et la tour de Guigne. En 1775 les démolitions sont terminées, mais demeurera la tour de Guigne pour une raison qui nous est inconnue. Le guide Adolphe Joanne de 1880, l’appellera la tour des Anglais (?).  PS : la tour de l'Horloge devait probablement servir de prison, tel que l'atteste le document ci-dessous qui fait état du décès d'une sorcière dans la dite tour :

parchemin 001 2

Sa traduction difficile, vu la qualité de la copie donne à peu près ceci : La même année que dessus et les vingt et deuxièmes du même mois, environ à onze heures du matin, Catherine de Puarrou, veuve de feu Bertrand d’Abadie, native du lieu d’Omex, demeurant bordière [ ?] chez Maître Jean Peyrafite avocat, âgée d’environ soixante ans est trépassée en la communion de notre mère l’église dans la tour de l’Horloge de cette ville, où elle était détenue prisonnière étant accusée d’être sorcière ; le corps de laquelle a été enseveli le même jour dans le cimetière de l’église de ladite ville, confessée par moi. Communique Peyrafite prêtre et recteur susdit les dix et huitièmes desdit an p mois, sans qu’elle ait reçu les autres sacrements.
En marge Catherine de la Borde, métayère du St peyrafite/sorcière

Selon la tradition, les sorciers et sorcières se réunissaient jadis au pied de la tour de Guigne pour y célébrer sabbat. C’est grâce aux maisons qui s’étaient accolées à ses murs et à l’inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques par Louis Le Bondidier, que la tour a pu être sauvée des démolisseurs. Joliment restaurée en 1995, elle ne se visite pas. La masse de pierre au pied de la tour est le soubassement qui supportait l’échelle pour accéder à l’intérieur de celle-ci ; l’architecte des Bâtiments de France a préféré créer un nouvel accès (bien moderne). Plus critiquable est la fontaine en terre cuite vernissée représentant une exotique orchidée.


Pour en savoir plus, voir sa description dans le dossier circuits d'histoire et d elégende.


      
                                                    Tour de la Bonnette

En 2014, après plusieurs recherches, nous avons trouvé dans le cadre du tracé d'un chemin touristique médiéval,  les traces de la tour de la Bonnette. En haut des escaliers de l'hôtel Sainte-Monique, se dresse ladite tour à "gorge ouverte" (1). Elle a été totalement transformée au cours des siècles : arasement, fenêtres modernes, intérieurs transformés en appartements, revêtements des murs par un enduit. Un mur rejoint les deux parties du U, ce qui lui donne son aspect actuel carré. Un passage fermé par une grille  permet de longer le mur non enduit. La présence de tuf médiéval atteste l'authenticité du bâtiment.
Cette tour est située sur une aire escarpée (petites falaises) que cachent les bâtiments de la place Marcadal en contrebas, la banque Courtois, Orange et le Leffe. Sur le côté Sud,  ce sont les escaliers des Espennettes qui marquent cette déclivité.
D'après Mgr J. Perrier la tour se serait effondrée en 1660 (2).

(1) En U.   
(
2) Lourdes au temps de Bernadette, éditions NDL 2015                      


Bannette 2   Bannette1   
La partie cimentée correspond au mur rajouté sur le U initial , afin de réaliser des appartements.
Photos J. Omnès                                                


                                                                                                 
                               

                                                                           La Tour du Moulin  

Cette tour médiévale d’un des rares moulins fortifiés de la chaîne des Pyrénées est depuis plus d’une cinquantaine d’années entourée par un hôtel qui a pris la place de l’ancien moulin comtal. Peu visible de l’extérieur et peu connue des Lourdais, elle n’en est pas moins une figure emblématique du Lourdes médiéval. Mentionnée dans plusieurs guides dont le guide Pays de Lourdes chez Pyrémonde, page 143 et plus récemment sur celui édité par Atlantica, Lourdes et son pays, on peut y lire « Pour les fans d’insolite, citons une bien curieuse ruine, la Tour du moulin : bd du Lapacca, en face de la piscine municipale de plein air. Construite au Moyen Age, pratiquement à l’extérieur de la ville, elle se niche dans un creux au bord d’un ruisseau (2), le Lapacca, contre un moulin, devenu chocolaterie Mazuel. Nous ignorons son histoire. D’après un plan ancien, il s’agirait de la tour de la Coustète. Comme c’est une propriété privée et qu’elle est relativement cachée, peu d’érudits se sont penchés sur son histoire. Nous en saurons peut-être plus dans le prochain guide, sur ce probable moulin fortifié .».

Elle est également mentionnée à plusieurs reprises dans le livre Les Maires de Lourdes rédigé par la municipalité, à partir d’archives municipales, aux éditions Atlantica.
Objet de tractations immobilières s’inscrivant dans un programme de résidence seniors, elle devait être démolie. Elle doit sa survie grâce à différentes interventions en décembre 2010, auprès de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et de la Drac, par quelques défenseurs du patrimoine. Sa rénovation et sa mise en valeur ne sont pas pour l’instant à l’ordre du jour. On peut retenir que le site a de tout temps été occupé par un moulin. Un ancien architecte de la ville, Seyrès, a découvert en 1932, une meule romaine plus en amont, vers le cimetière.
De ce moulin comtal, le propriétaire actuel possède une charte d’affièvement en date de 1270. Une copie a été réalisée par un local et retranscrite tant bien que mal sur l’une des revues des Amis du Vieux Lourdes. Nous avons, avec ce document de seconde main, tenté de le traduire du bigourdan médiéval en français.


Tour du Moulin vers 1900. 

Tour du moulin
Façade Nord de la tour en partie arasée. Photo J. Omnès

CHARTE D AFFIEVEMENT DU MOULIN DE PRUEDE
Que ce soit chose connue de tous ceux qui verront ou entendront [lire] ce contrat que Monseigneur Esquivat, par la grâce de Dieu Comte de Bigorre et Seigneur de Chabannais, ni forcé, ni contraint, ni trompé par aucune personne, mais de sa propre et agréable volonté pour [??] a donné en fief, en toute liberté, le moulin qui est à Lourdes devant le château et sous le ruisseau du Lapaca, près de Peyrotonis [??] pour dix sous morlaas de fief, chaque année à la Toussaint, et pour mille sous morlaas de droit d’entrée que le dit Pierre a payés, de telle sorte qu’il se déclare bien payé des dits mille sous d’entrée et des dix sous de fief annuel. [Cela ressemble fort à une vente, le prix de 1000 sous étant considérable, cent ans de droit annuel d’exploitation], à Pierre de Pruede et à son commandement [semble signifier le droit d’en disposer, entre vifs ou par testament].
Lequel moulin avec l’eau et avec le canal qu’il a et doit avoir en aval et en amont et avec tous les curages qu’il a et doit avoir et avec toute l’eau nécessaire depuis le lit du cours d’eau jusqu’au canal d’amenée et qu’il puisse la faire arriver ou l’arrêter comme selon l’usage sans que nul ne puisse s’y opposer, avec tous les droits qu’il a et doit avoir comme Monseigneur le comte Esquivat susdit les avait le jour où il l’a donné à fief, etc.
Sont témoins de cet acte, Raymond Gassie de Lavedan, Auger d’Abillac, seigneurs, François Layre, Seuras, gardes de Lourdes, et Trescens et Boyrie, citoyens de Lourdes, et moi Biclarraba, notaire juré de Tarbes, avec l’accord des deux parties présentes, j’ai écrit cette charte et y ai apposé ma signature.

[En latin] Fait à Lourdes, l’an du Seigneur 1270, le comte Esquivat de Chabannais régnant et R.A. de Coarase étant évêque.

C’est une tour classique proche de la tour de Vidalos construite par Centulle III, en 1175. Le rez-de-chaussée est en cul de-basse fosse avec une voûte en demi-cylindre, dans lequel on accède, en son centre par un trou d’homme de 0, 50 X0, 50m environ, depuis le premier étage. La porte d’entrée est sur la façade Sud. Avec le sol actuel, elle s’ouvre à 4-5 m de haut. L’ouverture a été agrandie dans l’aménagement de la tour en annexe de l’hôtel.
 Au premier étage, dans la chambre aménagée, est présente une fenêtre à fort ébrasement, sous l’enduit moderne, en ciment. Il s’agit très probablement d’une fente de tir.
Au second étage, se trouve une autre chambre avec une ouverture rectangulaire murée.


tour Moulin Claude Tour Moulinbasse fosse 001 2
 Façade N.E. L'ouverture de la porte a été faite après 1958. Les corbeaux servaient de support à un hourd de bois.    Photo de Claude Heintz. À droite : cul-de-basse- fosse avec son trou d'homme pour y accéder

Tour Moulin 2 001 2 Tour Moulin chambre3
L'accès de la tour a été agrandie, une porte-fenêtre a été créée au-dessus. L'enduit recouvre totalement le mur ancien. À droite, chambre du premier étage avec la fente de tir bouchée. Photos Jacques Omnès
Tour Moulin Claude 2

Pour ceux qui sont intéressés par la sauvegarde de cette tour médiévale, l'interview d'un de ses défenseurs :
http://www.dailymotion.com/video/xto84a_affaire-tour-du-moulin-interview-de-jacques-omnes_news?start=5

Un article complet a été réalisé par Jacques Omnès dans le bulletin 46-2015 de la SESV



 Pour mémoire, sur la difficulté pour sauver un bâtiment d'exception, de la démolition

Ephéméride du sauvetage  à travers la presse écrite, la presse en ligne et la télévision.

4.10.1990 – J.B. La tour de la Coustète et le moulin de Pruède. Les Amis du Vieux Lourdes, n° 65, 1 fig.
2006 – Ville de Lourdes. Les Maires de Lourdes. Pau, Édit. Atlantica, 837 p., nb. fig. Cf. p. 29, 1 pl. ; p. 43, 2 C.P.A.
.12.2010 – PERMIS DE DEMOLIR-CONSTRUIRE L’HOTEL DE LA TOUR DU MOULIN
5.12.2010 – Yucatan. Un foyer « seniors » de 87 logements à Lourdes !!! Départ de l’affaire sur le forum de lourdes-actu (Philippe Subercazes, Frédéric Duplan). Des centaines de posts seront écrits sur ce site comme sur le forum de lourdes-infos (Gérard Merriot, Marc Lafitte) et celui des Esprits libres (J.-L. Laplagne).
22.12.2010 – Stop à la future destruction du dernier moulin fortifié des Hautes-Pyrénées : Permis de Construire Résidence Senior à la place de l’Hôtel de La Tour du Moulin à Lourdes. lourdes-infos.com, 3 fig. 23.12.2010 – La tour médiévale adossée à la chocolaterie Mazuel-Pailhasson va-t-elle être détruite ? lourdes-actu.fr, 5 fig., 1 audio.
23.12.2010 – Lourdes. Une tour médiévale menacée de destruction. Journal FR 3 Toulouse.
23.12.2010 – Sana. Une tour, des fous et un roi en échec. sana65100. centerblog.net.
27.12.2010 – Francine Depeyre. Lourdes. Patrimoine. Menace sur la tour du Moulin. La Dépêche du Midi, 3 fig.
27.12.2010 – Francine Depeyre. « L’aberration d’un projet démesuré ». La Dépêche du Midi, 1 fig.
2
7.12.2010 – Réactions de Jean-Pierre Artiganave, le maire ; Michel Rebollo, adjoint à l’urbanisme ; Maggy Poublanc, présidente des Amis du Vieux Lourdes. La Dépêche du Midi.
27.12.2010 – « La Tour prend garde ! » (Réaction du Maire et de l’Adjoint à l’Urbanisme). lourdes-actu.fr, 4 fig.
2X.12.2010 –   Delphine Pereira. Tour du Moulin : polémique encore. « Chacun mène les combats qu’il peut ». La Dépêche du Midi, 2 fig.
28.12.2010 –  Affaire de la tour du moulin : réponse à Monsieur le maire. Droit de réponse de M. Jean Omnès. lourdes-actu.fr, 8 fig.
29.12.2010 – Henri Soulet. La destruction annoncée de la tour du dernier moulin fortifié des Hautes-Pyrénées. Réflexion de l’écrivain Jean Omnès, historien pyrénéen. Le Petit Journal, 2 fig.
30.12.2010 - Virginie Minvielle. Lourdes. Vente de l’hôtel de la Tour du Moulin.  « Quelqu’un a commis une boulette ». La Semaine des P., 1 fig.
30.12.2010 – Virginie Minvielle. Bâtiments de France – 3 questions à Janine Colonel – « On nous a caché la vérité ». La Semaine des P., 1 fig.
30.12.2010 – Citée dans « Les maires de Lourdes ». La Semaine des P., 1 fig.
30.12.2010 – Michel Corsini. La Tour du Moulin. Jean-Pierre Artiganave : Mes regrets vont en direction de la fermeture de la chocolaterie. L’Essor Bigourdan.
30.1.2011 – SARL Socabat. Résidence Senior « La belle chocolatière ». Tous les plans du projet. La Semaine des P., 3 fig.
30.1.2011 – Du côté de la mairie. Ce qu’en pense le maire de Lourdes, Jean-Pierre Artiganave. Michel Rebollo, adjoint à l’urbanisme. La Semaine des P., 2 fig.
4.1.2011 – Francine Depeyre. Patrimoine. « Je veux sauver la tour et le site ». La Nouv. République des P., 2 fig.
5.1.2011 – Henri Soulet. Conférence de Presse du maire et de son adjoint à l’urbanisme. Réactions municipales aux déclarations de l’écrivain Jean Omnès. Le Petit  journal, 1 fig.
5.1.2011- Henri Soulet. La Tour de Lourdes crée polémique. Vice de forme et manquement à la déontologie. Le Petit Journal,
6.1.2011 – Virginie Minvielle. Lourdes. Polémique autour du projet « La belle chocolatière ». « Nous irons jusqu’au bout ». Christian Agius et Jacques Omnès, membres de la commission extra-municipale, en charge de l’environnement, s’érigent contre la destruction de la Tour du Moulin. La Semaine des P., 1 fig.
6.1.2011 – 3 mm avec… Jacqueline Peyrot, Présidente de l’association « Vivre dans les Pyrénées ». La Semaine des P., 1 fig.
6.1.2011 – Michel Corsini. Lorsque Ch. Agius et J. Omnès apportent de l’eau au Moulin de la Coustète. L’Essor bigourdan, 1 fig.
11.1.2011 – Henri Soulet. Lourdes. Vice de forme et manquement à la déontologie. La Tour du Moulin. L’affaire est grave. Le Petit Journal, 4 fig.
11.1.2011 – L’écrivain Jean Omnès répond au maire. Droit de réponse de l’affaire de la Tour du Moulin. Le Petit Journal, 1 fig.
13.1.2011 – Lourdes. Vente de l’hôtel de la Tour du Moulin. La position du préfet Bidal. Dans un communiqué, le préfet s’en prend ouvertement à Janine Colonel, architecte des bâtiments de France. La Semaine des P.
13.1.2011 – Patrick Sacristan. Verrouiller la communication. La Semaine des P.
13.1.2011 – Christian Agius. La tour bientôt classée ? La Semaine des P.
14.1.2011 – Francine Depeyre. Patrimoine – La tour du Moulin conservée. La Nouv. République des P., 1 fig.
18.1.2011 – Henri Soulet. Dossier de la Tour du Moulin. Le Préfet des Hautes-Pyrénées communique. Le Petit Journal, 1 fig.
18.1.2011 – Henri Soulet. Le Comité de Vigilance Lourdais demande le classement de la Tour. Le Petit Journal, 1 fig.
18.1.2011 – Affaire de la Tour du Moulin, Jean Omnès précise. Le Petit Journal.
19.1.2011 – Henri Soulet. Eléments à charge contre le permis de démolir de la SCI La Belle Chocolatière du 3.10.2010. Le Petit Journal, 4 fig.
19.1.2011 – Lourdes. Jean-Luc Laplagne, communiqué du 13 janvier. Le Petit Journal, 1 fig.
19.1.2011- Henri Soulet. Les vœux de l’opposition municipale (extraits). Le Petit Journal, 1 fig.
19.1.2011 – Communiqué de Monsieur Jean Omnès. La Tour du Moulin Affaire privée ou publique. Le Petit Journal.
19.1.2011 – Henri Soulet. La Tour du Moulin – Article L531-14 du code du patrimoine. Le Petit Journal.
19.1.2011 – Lettre de Monsieur Jean-Luc Laplagne. Le Petit Journal.
20.1.2011 – Virginie Minvielle. L’avenir du projet « La belle chocolatière » Vers une sortie de crise ? La Semaine des P., 1 fig.
20.1.2011 – Que pensez-vous du projet ?  Bruno Vinculés, Josette Bourdeu, Philippe Subercazes. La Semaine des P., 3 fig.
20.1.2011 – 3 mm avec… Les membres du comité de vigilance. La Semaine des P., 1 fig.
20.1.2011 – Virginie Minvielle. Parchemin retrouvé. La Semaine des P.
20.1.2011 –  Francine Depeyre. Qui peut traduire un écrit de 1720 (sic) ? La Nouvelle République des P., 1 fig.
20.1.2011 – Francine Depeyre . « L’inventeur de la tour ». La Nouvelle République des P., 1 fig.
20.1.2011 – Michel Corsini. Jean-Pierre Artiganave : trois points d’actualité. L’Essor bigourdan, 1 fig.
26.1.2011 –  Henri Soulet. Les vœux de Monsieur Philippe Subercazes. Du rififi à la commission de l’urbanisme. Le Petit Journal, 1 fig.
26.1.2011 – Henri Soulet. Les vœux de Monsieur Bruno Vinualès. Touche pas à notre Tour ! Le Petit Journal, 1 fig.
26.1.2011 – Communiqué de Christian Agius du Comité de Vigilance. La Tour comtale sauvée. Un nouveau projet à l’étude. Le Petit Journal.
26.1.2011 – Henri Soulet. Communiqué du collectif « Tour du Moulin 1270 ». Le Petit Journal, 1 fig.
26.1.2011 – Henri Soulet. L’assemblée générale des Amis du Vieux Lourdes. Le Petit Journal, 2 fig.
X.2.2011 – Henri Soulet. La Tour du Moulin inscrite sur les tablettes de l’Administration. Le Petit Journal, 1 fig.
28.2.2011 – ARRETE DE DIAGNOSTIC ARCHEOLOGIQUE PAR LE PREFET DE REGION
27.5.2011 – DEMANDE D’ANNULATION DU PERMIS DE DEMOLIR-CONSTRUIRE AUPRES DU TRIBUNAL  ADMINISTRATIF
27.5.2011 – Rédaction. Le « collectif tour du Moulin 1270 » est créé. Président : Jean-Luc Laplagne. lourdes-infos.com, diaporama.
29.5.2011- Delphine Pereira. Le collectif de la Tour du Moulin est né. ladepeche.fr, 1 fig.
29.5.2011 – Naissance du collectif Tour du Moulin 1270. lourdes-actu.fr, 2 p., 5 fig.
1.6.2011 – Henri Soulet. Naissance du collectif « Tour du Moulin 1270 ». Le Petit Journal, 3 fig.
1.6.2011 – Hermance Hitte. Tour du Moulin. Le collectif de défense s’est monté en association. Le tribunal administratif est saisi. Ce qu’ils en disent. La Semaine des P., 3 fig.
14.12.2011 – Francine Depeyre. Lourdes. Tour du moulin : le pour et le contre. Jean-Luc Laplagne, président de l’association. ladepeche.fr
14.12.2011 – Delphine Pereira. Dito. Jean-Pierre Artiganave, maire de Lourdes. ladepeche.fr.
15.12.2011 – Mathieu Houadec . L’affaire de la Tour du Moulin. Un happy end pour la tour. La Semaine des P., 1 fig.
16.12.2011 – Dossier de la Tour du Moulin : le collectif Tour du Moulin de la Coustète 1270 et le Comité de Vigilance Lourdais font des propositions, le maire de Lourdes refuse de les entendre. lourdes-infos.com, 7 fig., 2 pdf, 3 audios. 
16.12.2011 – Tour du moulin : le Maire répond au Collectif. lourdes-actu.fr, 3 fig.
20.12.2011 – « Tour du Moulin » et Résidence « La Belle Chocolatière ». Jean-Pierre Artiganave, le maire, s’exprime. On prend les Lourdais pour des imbéciles, déclare le Maire. Une conception très particulière de l’intérêt général. Paradoxes. Le Petit Journal, 4 fig.
20.12.2011 – Henri Soulet. Conférence de presse du Collectif Tour du Moulin 1270. Pour un échange parcellaire. Le Petit Journal, 2 fig.
20.12.2011 – Affaire de la Tour du Moulin : Rappel des faits. Communiqué de Monsieur Jean-Luc Laplagne. Le Petit Journal, 1 fig.
22.12.2011 – Mathieu Houadec. Urbanisme. Tour du Moulin : réaction du maire « C’est scandaleux ! ». Le maire de Lourdes ne veut pas entendre parler de la proposition des défenseurs de la Tour. Pour lui, c’est un passage en force. (C’est quoi ce « bordel » ?). La Semaine des P., 1 fig.
22.12.2011 – Michel Corsini. Le feuilleton de l’année se poursuit. L’Essor bigourdan, 1 fig.
23.12.2011 – Lourdes : Communiqué de Presse des « Défenseurs de la Tour du Moulin ». lasemainedespyrenees.fr, 1 fig.
29.12.2011 – Dossier. Affaire de la Tour du Moulin. Communiqué de MM. Thierry Lavit, Conseiller Municipal, Jean-Luc Laplagne, Président du Collectif Tour du Moulin 1270, Jean , Pierre et Jacques Omnès, Christian Agius, Président du Comité de Vigilance. L’Essor bigourdan.
11.1.2012 – Henri Soulet. Droit de réponse des défenseurs de la Tour du Moulin au maire de Lourdes. Légitimité des défenseurs de la Tour. Un aveu navrant. Appel à la sérénité. Le Petit Journal, 5 fig.
12.1.2012 – Urbanisme. Affaire de la Tour du Moulin. Ils répondent au maire. Suite à notre interview du maire J.P. Artiganave, du 22 décembre 2011, les défenseurs de la Tour font jouer leur droit de réponse. La Semaine des P., 2 fig.
20.9.2012 –  Lourdes. Dossier de la tour du Moulin. Pas touche à la tour. La Semaine des P., 1 fig.
20.9.2012 – Jean-Christophe Borde. A patrimoine, patrimoine et demi…  L’Essor bigourdan.., 2 fig.
16.9.2012 – Rédaction. La tour (cachée) du Moulin : vedette des journées du patrimoine à Lourdes. lourdes-infos.com, 7 fig., 3 audios.
17.9.2012 – Lourdes : l’affaire de la Tour du Moulin ressurgit pendant « Les Journées du Patrimoine ». lourdes-actu.fr, 5 p., 3 audios, nb. fig.
19.9.2012 – Henri Soulet. L’affaire de la Tour du Moulin au cœur des journées internationales  du patrimoine.  Démolition de la Tour du Moulin. Le Petit Journal, 1 fig.
21.9.2012 – Sandrine Le Lay. Patrimoine. La tour du Moulin : « Un monument à conserver ». La Nouv. République des P., 1 fig.
21.9.2012 – Sandrine Le Lay. Lourdes. La tour du Moulin : « Un monument à conserver ». ladepeche.fr, 1 fig., 4 commentaires.
7.8.2013 – Henri Soulet. La « Tour du Moulin » un tapage de basse politique politicienne avec peu de choses. Valorisation du Patrimoine Lourdais. Le Petit Journal, 1 fig.
8.8.2013 – Sandra Cazeneuve. Lourdes. La tour du Moulin n’a pas été classée par la DRAC. ladepeche.fr. 1 fig., 4 commentaires.
8.8.2013 – La rédaction. Lourdes : La tour du Moulin, étonnante conférence de presse du Maire. lourdes-actu.fr, 4 fig.
12.8.2013 – Gérard Merriot. Pas de classement pour la Tour du Moulin : l’affaire est-elle vraiment finie ? lourdes-infos.com, 1 fig.
1.10.2013 – ANNULATION DU PERMIS DE DEMOLIR PAR LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

14.11.2013 – Jean-Christophe Borde. Le coin des affaires. L’Essor bigourdan.




                                                                                La tour de Lidrac

Tour énigme médiévale ? Elle se trouve enserrée à l'intérieur d'une tour plus moderne appartenant à une communauté religieuse les Soeurs bleues, installées dans le secteur en 1870.  L'épaisseur des murs qui atteignent à la base plus de un mètre ne laissent aucun doute sur la nature d'une fortification. Mais  de quelle  époque, et pour quelles fonctions ? On peut imaginer une ferme fortifiée, comme il y a eu à l'opposé de la ville, un moulin fortifié ? Ou une tour de guet ou à signaux contrôlant l'entrée ouest de la ville, celle des incursions béarnaises. À la base, la tour a été percée de quatre ouvertures,  une dans chaque mur. La ferme à côté possède également des murs très épais qui n'ont rien à voir avec ceux d'une ferme classique. Mais l'absence de document ne nous permet pas d'aller plus loin pour l'instant, dans nos investigations. Un dessin de Melling de 1818 est l'unique preuve de son existence ancienne... pour le moment.
D'après Mgr J. Perrier, ancien de Lourdes (1) C'était une tour de guet, contrôlant la vallée du Gave.

(1) Lourdes au temps de Bernadette, éditions NDL, 2015

Lidrac

  montage index 4
Plan Cassini mentionnant Lidrac

Petit couvent 2 Carte postale ancienne tour avec le campanile

Lidrac 1  1 Lidrac 3
Murs épais, plus de un mètre.


                                                                                         Castet de Bern, l’énigme pas résolue

Un auteur, Pierre Lafitte-Matalas, ayant constaté l’inexistence de fortifications protégeant l’accès ouest de la ville de Lourdes, oubliant la tour de Lidrac, située au Petit couvent, à la sortie du bois de Subercarrère, en direction de Lourdes et la bastide de Croses (Pouyferré), il imagina qu’une fortification contrôlant la route de Saint-Pé –Rieulhès-Lourdes devait se trouver dans ledit bois.
Il constata la présence d’un monticule de 100m de hauteur sur la rive gauche du Gave de Pau, à 4 kms en aval de Lourdes à la côte 502m. Sur un ancien cadastre de Lourdes section C1, le lieu est mentionné Castet-de-Bern. Sur le censier de 1429, folio 63, il est mentionné un Castet de Vern proche d’Asmès, qui pour l’auteur serait Omex, orthographié par Larcher (glanages, page 142) Ausmez. A partir de ces constations, il imagine la présence non seulement d’un château avec tour mais aussi d’un hameau-bastide peuplé par des gens de Silhen. Il ne reste aucun vestige,  aucune trace de ces implantations. Pour compléter le tableau, Pierre L-M affirme qu’il s’agit aussi d’un ancien « important oppidum » romain.
Un fascicule de promenade autour de Lourdes le mentionne dans le bois de Subercarrère : « à l’aire de stationnement (fontaine et panneau d’information). A 500 m, pavillon du roi et croisement. Prendre le chemin de gauche qui aboutit à un petit col entre la butte de Castet Bern et les flancs du Soum d’Ech. » Comptez 30 minutes.
Un autre auteur, Jacques Gardelles, dans son ouvrage Les châteaux du Moyen Age dans la France du Sud-Ouest, situe ce château fantôme dans le Val d’Azun.
Alors qu’Hubert Lacrampe de Silhen le situe dans la région de Boô Silhen, au sud d’Asmès et des Pujolles à l’Est de La Vigne. Il prend pour preuve trois actes notariés. Un de 1302 de Me Bernat de La Péna, un second document de 1313, censier-registres du Trésor de Chartres (archives nationales JJ12) et un troisième document qui est le censier de Bigorre de 1429, mentionné aussi par P-L Lafitte Matalas, mais avec une lecture différente. « Asmès n’est pas un lieu-dit et n’a rien à voir avec Omex […] Asmès et Silhen ne formaient qu’une seule commune. Pour cet auteur, le château se situait bien  au turon Castro de Berno,  délimité par un ruisseau (d’Ayros), un chemin public (de Saint-Pastous) et la ferme Vignolles de Silhen. Près de la côte 442m sur le plan IGN  1647 ET.
Son compte rendu a été rédigé par le bulletin de la SESV de 2001 (No 32, page 15).
Ci-dessous carte d'après les hypothèses de P. L-Matalas et d'Hubert Lacrampe (SESV No32)


Castet Bern 5

 castet Bern 001

Castet Silhen 001
 

                                                                 
                                                               LES MAISONS "NOBLES"
Maison du baron Duprat

Situé en centre-ville, près du monument aux morts, une plaque commémore l'ancien propriétaire, baron d'Empire

Maison Duprat
Maison du baron Duprat, Lourdes. Photo J. Omnès

Maisons du baron Maransin

De son séjour à Lourdes, il reste sa maison natale, rue du Bourg, au 4. C’est l’ancien relais de poste dont l’annexe pour les fiacres, au numéro 5, avait été acheté par des Anglais pour être transformée en hôtel. Insolite revers de l’histoire pour quelqu’un qui a passé sa vie à combattre les Britons. L’hôtel vient d’être revendu en 2011 à un Lourdais, qui, après rénovation l'a transformé en appartements. La maison natale possède un beau départ d'escalier.  Il reste également sa belle cantine militaire en loupe d’orme, son épée et ses décorations. Ces objets sont conservés (en réserve) par le Musée pyrénéen, avec  son portrait peint par Chéry, tandis que son buste a été placé devant la Maisonde l'Europe (ancien presbytère).

MaransinMaison Maransin
Maison et écuries du baron Maransin, rue du Bourg, avec ses armoiries. Photos J. Omnès

Armes
Blason Maransin

Le Pavillon Henri IV

 
Barau 1
Avant le changement de propriétaire. Photo appartenant à  la famille Teilhard

Ce "pavillon", situé dans l'enceinte de la cité catholique St Pierre, appelé castel Henri IV, aurait servi, d'après l'histoire (légendée ?), de relais de chasse au vicomte béarnais. Pour preuve la présence de nombreuses fenêtres Renaissance.
ll aurait été construit au XVIème siècle sur les consignes de Jeanne d'Albret, mère d'Henri IV, pour servir de relais lors d’un voyage entre la France et l’Espagne, et servir également de pavillon de chasse. Je n'ai trouvé aucun trace de cette origine. Le castel a, au fil des siècles, changé plusieurs fois de propriétaires. En 1920, ii a été racheté par la famille Teilhard. En 1955, M Teilhard (cousin germain du théologien Pierre Teilhard de Chardin) meurt. Ses six enfants se réunissent en conseil de famille et décident de vendre le Castel, ainsi que les terres autour à l'association Caritas dirigée par Mgr Rodhain pour réaliser un centre d'accueil pour pèlerins modestes, sous l'appellation "Cité secours catholique. "Le castel a servi pendant un certain temps de résidence à Mgr Rodhain
après Isidore Nelli, constructeur en chef des sanctuaires.

castel proche 0  Barau grenouille

Jardin du Castel. La grenouille qui déversait l'eau d'une source dans un bassin, actuellement propriété de la famille Teilhard au château de Momas (Béarn).

Plan Google, origine inconnue

Lourdes fermes
A ma connaissance la maison les Coureilles devenue maison des soeurs de Bethléem, située en haut à droite de la cité ne semble n'avoir jamais abrité  Isidore Nelli (avec un i) qui par ailleurs n'était pas baron.  Il a vécu jusqu'à sa mort au Castel.


Cité secours 3  Cité secours 4


Cité secours 6
 La toiture typique bigourdane a été transformée par Caritas. Les lucarnes ont été remplacées par des chiens assis et le retour en pignon a été supprimé. Le jardin a été rasé, de même que la maison voisine.

Cité St Pierre 2 2

Castel linteau

Linteau de la porte d'entrés au monogramme du Christ IHS ( le haut de la barre droite du h est cassée), avec peut être le M de Marie, le I avec deux crosses, accompagné du noeud de Salomon. Photo Marc Chanlieu.

Cité St Pierre 2
Belle fenètre géminée avec coeur inversé, et fleur de lis à gauche. Elle a échappé aux Révolutionnaires de 1793.


Pour la suite, nous allons suivre le même itinéraire que pour les églises : Canton de Lourdes Ouest, Est, puis le Lavedan : canton d’Argelès-Gazost, d’Aucun et de Luz-Saint-Sauveur.



cliquez sur l'image pour agrandir le plan

Source : plan Guide du Curieux Gavarnie-Lavedan, Jean Omnès, éd. PyréMonde, 2004




Canton de Lourdes-Ouest


                                                                                                                      ADÉ

Restes du château des comtes de Bigorre

L’église a été construite sur l’ancienne motte féodale qui donnait assise au XIe siècle, au château ayant appartenu aux comtes de Bigorre. Il aurait été détruit au XIVe (1360) par le parti anglais. Lors des fouilles pour construire l’église, on a retrouvé quelques vestiges (et armes), dont subsistent de nos jours, quelques pans de mur (à l’est de l’édifice et dans les jardins du presbytère). La cave du presbytère est l’ancienne armurerie du château.


Entrée de l’ancienne salle d’armes du château disparu. Photo J. Omnès


 

 

                                                                         POUEYFERRÉ

Le château d’Antin

Le château d’Antin : au sommet du village, sur un tertre, se trouvait dès 1145, une fortification. Réaménagée au XIVe siècle, par la famille d'Antin, elle fut  remplacé au XVIIe siècle,  par un château de style classique. Propriété au XIXe siècle, de la famille Pied, le château fut acheté par la commune en janvier 1867. Il a été transformé en église dans sa partie Nord, presbytère dans la partie Sud, salle d'école et logement de l'instituteur et depuis peu en logements collectifs, après la démolition des granges et écuries. Du premier château, seuls subsistent à l'arrière, de rares murs. La base de tour était celle du clocher de l'église. Pour voir la façade, il faut passer par le chemin qui monte à côté de l’église. Les ruines sont à l’arrière, près du cimetière dominant la route.

Poueyferre  chateau

Poueyferre château 2
Emplacement château d'Antin. Façade et arrière. Photos J. Omnès

Poueyferré Antin

Corps de logis en trois parties avec un corps central à quatre travées flanqué de deux ailes à deux travées. Photo J. Omnès


Le château de Mourle

Le conseil municipal de Lourdes a vendu à Achille Fould en 1856, des parcelles de bois de Mourle et des landes de la métairie de Bouchède, sur une des rives du lac de la ville. Puis, en 1861, la commune de Peyrouse lui a vendu sur les hauteurs, un petit immeuble qu' il tranforma en "château" en y ajoutant des écuries. C'est ce "château" hors écuries que racheta Ph Douste- Blazy, alors maire de la ville,  en le baptisant La bergerie. Il a été vendu à un particulier d'origine écossaise, à son départ de la cité mariale.

Mourle1 La Bergerie D. Blazy

La bergerie ; à droite la maison principale, la bergerie est à l'arrière

Mourle ecurie Ce qu 'il reste des écuries d'Achille Fould, ancien ministre de Napoléon III



                                                               Vallée de Batsurgère

                                                                                            ASPIN

Aspin   Aspin fenêtre
Porte et fenêtre gothique, manque la colonnette de la fenêtre géminée. Fenêtre Renaissance. Photos J. Omnès

Aspin remploi Aspin remploi2
Grange du village. Étonnantes pierres en remploi qui proviennent d'un encadrement de château ou de maison noble. Encadrement de fenêtre. En grattant nous avons découvert cette boule qui est en fait une tête humaine.


 

                                                                              OMEX

Le château d’Omex

Le vestige le plus visible de la rue est l’ancienne entrée de la chapelle romane du château, représenté par un chrisme du XIe siècle, dégagé de son crépi en 1976. La moitié du mur Sud de la chapelle a été abattu en 1947, pour ajouter une extension en L  plus adaptée aux engins agricoles. Sur le mur Nord, une baie a été occultée. La chapelle castrale a servi d'église paroissiale jusqu'au XVIIIe siècle (1769). Le propriétaire actuel, amoureux des vieilles pierres, a mis au jour, intégrée dans la maçonnerie, contre une pile, une très belle dalle sculptée, probablement un couvercle de cuve sépulcrale romane, représentant un évêque avec sa crosse. Certains y voient saint Saturnin, premier évêque de Toulouse. Jusqu’en 1878, le maréchal Foch venait passer ses vacances dans cette belle maison, qui appartenait alors à sa marraine, Mme Normande.

Les bâtiments attenants ainsi que la grange,  jadis appartenaient à la famille Doucette, d’où parfois leur nom de maison Doucette (propriété privée). Ils ne manquent pas d’intérêt, loin de là : il s’agit de l’ancien château des seigneurs d’Omex. Il a été plus que remanié au cours des siècles. Le bâtiment haut qui sert de gîte rural, était l’ancienne tour gothique. Tout autour de la propriété subsistent encore les bases des anciens remparts, et l'occupant en 2014, M. Bordere a mis au jour de nombreuses pierres sculptées dont des claveaux et des fragments de linteaux. 
 À l’intérieur, très belle fontaine murale du XVIIIe siècle, en marbre noir.


Château dOmex   Saint Saturnin
                           Restes du Château d'Omex. Pierre représentant probablement saint Saturnin Photos J. Omnès

La tour d'Omex 

Sur la colline morainique, dans le bois, on peut voir les fondations d’une tour carrée. Complètement oubliée, car absente des cadastres du XIXe siècle, il a fallu la ténacité de plusieurs Bigourdans : Mrs Vié, Cahuzacq, Claracq et Varichon à partir des écrits de Jean Bourdette (1) pour faire des recherches sur cette seigneurie disparue autour du XVIe siècle.
Les ruines de la tour, c’est ce qu’il reste du château du seigneur Bernat de Doumec d’Aoutmets (1300). Il était vassal de la châtellenie de Castelloubon. On sait que dès le XVIIe siècle, vers 1638, le château construit sur la motte féodale entourée de fossés et protégé probablement par une enceinte, était déjà ruinée et abandonné par ses propriétaires originaires de Pontacq. Une partie des pierres a servi à la construction de la grange en contrebas

En 1983, le site a été dégagé des broussailles par Messieurs Cahuzacq et Varichon de la SESV. Un plan simplifié a été réalisé dans l'ouvrage Lavedan et Pays toy numéro 15, page 47. Il présente une surface sommitale plane d'environ 40 m² entourée de fossés et abritant les vestiges d'une tour destinée à la défense, aux murs en galets de 1, 45 m d'épaisseur, formant un carré de 5,60 m de côté (mesures extérieures).  Quelques tessons de poterie du XIVe-XVe siècle ont été mis au jour et assemblés pour réaliser une cruche. Celle-ci a fait l'objet d'une étude sur le bulletin de 1987 de la SESV, page 111.
On y accède en contournant par la droite la colline (chemin de la Tour).
Laissez votre véhicule sur le premier terrain accessible (décharge de gravats). C'est au sommet du bois qui domine le village, sur la gauche.

(1) Notice des seigneurs d'Aoumets, Toulouse, 1905.

Omex tour2 Au sommet de la colline. Photo J.Omnès

Omextour3 Motte féodale. Photo J. Omnès

cruche 3 Omex tour4
Cruche vernissée découverte par S. Cahuzacq. Photo R.Vié, 1982. À droite, emplacement de la tour.

Omex cruche 001 omex chateau 001
La cruchette trouvée est d'un type local fréquent au haut Moyen Âge. Son bec verseur cassé, on peut supposer que c'était le même que celui d'une poterie identique trouvée à Tarbes et reproduit sur le dessin. La pate compacte est fine et de couleur rouge clair ; la anse de section quadrangulaire  légèrement torsadée part de la  lèvre du récipient pour joindre la panse au haut de la partie conique. Le bord de la lèvre est décoré d'une bordure de petites incisions, de même la anse porte des crans incisés. On peut imaginer que ces incisions sont là à titre décoratifs mais aussi  à but de consolidation. La partie haute interne du col, ainsi que la partie supérieure de la lèvre formant gouttière sont recouvertes d'un vernis stanifère (à base d'étain). Plan Vié, bulletin SESV 1983, p 47.
NB : un chercheur ami a trouvé en 2015, sur la colline, un denier celtibère.



 

                                                                                   OSSEN

Le château de Bégole

Le château de Bégole : rue du château Bégolle (avec deux l ?) en face de l’épicerie. Une maison forte seigneuriale, dont le fief était vassal de la châtellerie de Castelloubon, se trouvait à cet endroit, au point le plus élevé. Son propriétaire actuel, désireux de construire une villa sur le terrain a diminué de moitié, la hauteur de la tour afin de réduire l’ombre projetée sur sa maison ! Il ne reste maintenant que des murs, peu visibles de la rue. D'après R. Deloffre et J. Bonnefus,  la façade Sud de la tour possède deux étroites baies allongées, superposées à encadrement calcaire avec un reste de moulures. L’origine de ce castet vient de la famille d’Aoussen (Jacobus de Ossenio) qui donna vers le XIIIe siècle, son nom au village, Ossen. La fille de Foulque d’Aoussen, Na Guiraouta, se mariant vers 1300, avec le seigneur Pey II de Bégole (Bégolle), le château fut transmis à la famille de ce dernier. Elle le garda jusqu’en 1610. Vers 1920, le château fut racheté par le grand père du maire de l’époque, Gabriel Cazenave. Il ne fit aucune rénovation et le château menaçant ruines vers 1940, on utilisa alors les pierres pour la construction du clocher et de quelques granges alentour.

Quelques riverains se sont étonnés que ce patrimoine puisse être rayé de la carte, ils ne reçurent aucun appui tant de la municipalité qui voulait le raser pour en faire une école communale, que de la presse locale de l’époque peu au fait des problèmes de patrimoine.

Nous reproduisons ci -dessous une partie de l’interview de la Dépêche du 30 11 1998, de Gabriel Cazenave,

«Si l'on construit au pied des ruines, il faudra diminuer la hauteur des murs. On ne peut pas faire prendre de risques aux occupants de la maison. A tout moment les murs risquent de s'écrouler. Et si nous avions les moyens de rénover, on le ferait». 

Et l’article de conclure : « En attendant la suite des événements, l'architecte pressenti pour dresser les plans de la maison s'est rapproché des services des Bâtiments de France. Quant à la commune, elle n'aurait probablement pas les moyens de racheter la parcelle et les restes de ce château.»

Des belles ruines qui existaient encore vers 1950, voir la photo d’archive, ci-dessous, il ne restait, à notre dernier passage, en 2004, pratiquement plus rien. Tout ce gâchis patrimonial pour une simple villa, alors que ce ne sont pas les terrains constructibles qui manquent dans le secteur.

 



Château de Bégole             Ce  qu’il reste, hélas, du château de Bégole



Nous pensons que l'entrée monumentale se trouvait de l'autre côté de la propriété et que celle-ci devait être entourée de hauts murs. Le village s'est formé autour du château. Le tracé de l'ancienne enceinte correspond aux ruelles formant un cercle autour du château (rue du Château et rue des Barricades)

Ossen porche Ossen Bégole
Probable entrée du domaine du château. Elle est gravée d'une fleur de lys. Arrière des ruines
Photos J. Omnès

Pour plus de détails, voir le dossier Petits patrimoines, les portàus.
Deux maisons dans l'enceinte primitive supposée de l'ancien château, probablement des annexes,  possèdent de belles fenêtres. Celle de droite est ornée d'une adorable petite tête humaine, et à sa base, de personnages. Un couple avec un enfant suivi par des figurines sous les montants sculptés, paraissant tenir à la main un instrument aratoire.


Ossen fenêtre  1 Ossen fenetre


Ossen croix Christianisation de la maison à la belle fenêtre ?

Les différents propriétaires de Bégole
- Premier propriétaire connu, la famille d’Aoussen, dont

Foulque d’Aoussen (ou de Ossenio) de 1297 à 1300,
Jacob de Ossenio vers 1342

- puis la famille Bégole vers 1429 avec

Pey II de Bégole, époux de Na Guiraouta Foulque d'Aoussen.
Antoni de Bégole

Jean II de Bégole, oncle d’Antoni qui épouse Jeanne de Bourbon, fille du vicomte du Lavedan, Aner. Vente en 1586, puis rachat en 1596, du domaine à Samson d’Abbadie de Pontacq.

Paul de Bégole, l’un des cinq enfants de Jean II.

- Vente en 1610, à la famille de Sabiac

Bourtoumiou de Sabiac, jusqu’à

Germaine de Sabiac, jusqu’en 1657, quand elle épouse Jean-Hector des Tournès d’Angosse.

Famille d’Angosse :

de 1657 à 1789 avec Jean Paul des Tournès d’Angosses, le dernier seigneur d’Ossen
Divers
Gabriel Cazenave, 1920-1940, démantèlement.


 Le « château » d’Estibayre

Ce « château » se trouve derrière l’école, au sommet d’une falaise, dominant une zone marécageuse dont la source qui se trouve dans le secteur, sert d’affluent au ruisseau qui sort sous terre, à la Merlasse à Lourdes, puis se jette dans le Gave au niveau du musée du Petit Lourdes, à la hount des Lavasses. Voir Patrimoine naturel, les sources.

En fait de château, il ne reste que des ruines d'une tour arasée couverte de tôles, servant de dépôt à la mairie. Ce château devait servir de point de défense à l'entrée du village.  Il aurait été construit  par le seigneur d'Omex qui était aussi abbé-lay d'Ossen et capitaine d'infanterie royale sous Louis XIV. Il aurait servi de prison. J’ignore à ce jour, quels étaient les rapports entre ce seigneur d’Omex et la famille d’Aoussen-Bégole, autre châtelain du village. Une restauration mériterait d’être engagée. Il est probable que nombre de pierres de la forteresse aient été utilisées pour la construction de l'école à côté. La ferme en face possède un linteau daté de 1574 et des piliers couverts de gravures étonnantes, des besants, des croix un homme avec un chapeau orné d'une plume.

 

                                                    
 









  estibayre 3

 Estibayre 1
Photos J. Omnès. Ce qui reste du château d'Estibayre, au sommet d'une falaise

Ossen pierre 2  Ossen gravures  2
Étonnante pierre en remploi venant probablement d'un des châteaux ruinés du village. Elle se trouve à l'entrée du village par l'ancienne route, à l'arrière de la falaise du château d'Estibayre. Placée à l'envers. Nous ignorons pour l'instant ce qu'elle représente.Sur le poteau de droite, une date visible avec le soleil rasant : 1574.
Ce qu'en pense J-F Le Nail, ancien archiviste du département, contacté :
"Cette inscription d'Ossen figure depuis longtemps dans mon dossier Epigraphie du Lavedan, ou plutôt elle y dort comme peu utilisable. En effet, incomplète, à moins de retrouver la partie manquante, il est difficile d'en proposer une lecture utile. Elle paraît concerner une oeuvre de construction. Les deux premières lignes pourraient appartenir à une sentence morale, la troisième être la date d'achèvement, la quatrième le nom du propriétaire bâtisseur (Carrère est le nom d'une maison d'Ossen attesté au XIVe s.). Mais de tous ces éléments le début manque et rend la suite hasardeuse. Par ailleurs, dans cette écriture, un même graphisme représente des S et des L, des U et des N, ce qui complique encore les choses.C'est donc avec toutes réserves que je lis, à titre provisoire :
FASAS CAUSA QUE NOS A
ASA QUE DEU FINIR
2 SET DIE 27 JUIN
?ANOLO DE CARRERA"

Le second groupe de pierres, face au château d'Estibayre  sert de poteaux à un garage-grange. Elles sont gravées de curieux signes. Les blocs du bas sont creusés de trois traits, pour être surmontés de blocs à deux traits et ensuite de blocs à un trait. La partie basse semble représenter un personnage couvert d'un chapeau à plumet. Au-dessus, nous avons un certain nombre de croix et d'arbalètes  surmontés de blocs où sont gravés six besants. Il est coutume d'attribuer cet ensemble au château en face.

 Ossen dessin
Homme
  au chapeau. Photo J. Omnès

Château seigneurial

Sur la colline dominant le village, ruines d'un probable château seigneurial. Nous n'avons trouvé aucun texte à son sujet.

Ossen château 2

En centre village

Cet écusson à droite d'un pilier d'un ancien porche d'une maison du village est en fait le claveau du dit porche. Il est mentionné : 1668 (le 8 sous forme de X)  R. Bor Marchand. Le R représenterait le prénom Robert d'après le propriétaire actuel.
D'après l'inventaire du CPIE il yaurait écrit 1663.R.EOR.MARCH AN I.

Ossen domec
Maison d'Ossen, armoirie à droite du pilier d'entrée. Photo J. Omnès

Autres ouvertures

Ossen ouverture   Ossen autre  fenetre 3

 
                                                                        
                                                               
                                                                            SÉGUS

 

Les maisons nobles

La Maison noble de la rue Labasse. Maison de notables des XVe-XVIe siècles, appelée château de Ségus ou maison Capdevielle. C’est une propriété privée. Elle possède une belle porte d’entrée en ogive permettant d’accéder à la remise et à l'étage par un escalier extérieur. Celui-ci est éclairé par des fenêtres à linteaux en accolade. Ce dernier comporte toujours cheminée, évier, placard mural, et une belle fenêtre géminée avec coussièges du XVe siècle. La loge à cochons se trouve sous l’escalier. De la rue, on peut apercevoir en réemploi sur la façade, un chapiteau roman très proche de celui de l’église : sirène au miroir, serpent et poisson sur une face, et bovidé avec sa cloche, sur l’autre. Cette maison, vu son intérêt historique et architectural, mériterait une restauration minutieuse.

 
Façade de la maison noble. Photo J. Omnès                                                       

 
Détail maison noble de Ségus. Photo J. Omnès





Arrière de la maison noble. Photo J. Omnès


Ségus maison
Sirène (Mélusine) au serpent



Ségus4 1    Ségus 1
Bouche à feu   ?                                                                                                                  

Segus 6 3

La maison en face


Ségus2          Ségus4 2
Maison voisine

Ségus 6            
                                                                                                            

La maison Couture : sur le bord de la carrere Longue (côté Omex), belle fenêtre à meneaux qui parait récente                                                  

Ségus Couture2                                               


                                                    

                                                                              VIGER                                                                               

Le village abritait jadis le château du seigneur des lieux, qui au XVIIIe siècle, n'était autre que Despourrins. Cyprien Despourrins acheta en 1746, la seigneurie du village à Dominique d'Asson.
Il restait, il y a peu, des traces de tour. Un porche détruit permettait d'accéder à la cour depuis un escalier à flanc de colline. La clé de voute portait la date de 1760. Le propriétaire actuel du site (appelé maison Prat), Albert Abadie a trouvé un certain nombre de poteries lors de l'aménagement de sa pelouse. Sa maison possède des portes sculptées modernes qu il a réalisées lui-même.  Sculpteur sur bois, monsieur Abadie a aussi réalisé l'autel de l'église. La grange en face a été restaurée en habitation (gîte) En face, de l'autre côté de la rue, belles fenêtres Renaissance, probablement en réemploi et venant peut-être du château disparu.


Viger château                maison Prat      

Emplacement sur la butte du château du seigneur de Viger. La maison qui jouxte ce terrain et appartenant à Albert Abadie,  a comme dénomination la Maison Prat. Sur la photo de droite, le terrain de l'ancien château est à droite de la maison. Photos J. Omnès

Viger meurtrière  Viger fenêtre Viger sortie évier 
En face, curieuses fenêtres fin Renaissance, de par leur forme.  Elles proviennent probablement du château Despourrins                                                                                                             A droite : sortie d'évier de la maison Prat

                                        


Canton de Lourdes-Est (Baronnie des Angles-Castelloubon)
 

 ARCIZAC-ES-ANGLES

Un des premiers villages sur la route de la vallée de Castelloubon en venant de Lourdes. Ruines d'un château du XIVe siècle.



                                                                                                 
                                                                                 GAZOST

 

Gazost maison ancienne        Gazost date
Etonnante maison du XVIIe siècle, dite maison Lahoun avec de nombreux éléments d'époque. Pierre au-desssus du linteau, marquée 1613 ou 1617 surmonté d'une croix. Nous n'avons pour l'instant, aucun document sur ce bâtiment qui sert de grange. Est-ce une ancienne ferme fortifiée, avec deux bouches à feu ? Sauf que l'inventaire du C.P.I.E. 2000, mentionne que cette maison aurait servi de prison. Les propriétaires actuels habitent maintenant une maison moderne dans le village.



Gazost entrée 2      Gazost entrée 3

Gazost fenêtre 2
               
Fenêtre géminée du XVIIe siècle.

 




                                                                                GER

Recherche d’un castera sur une colline dominant Ger. Mentionné sur le plan IGN 1646 E à la côte 443, la colline boisée qui  s’y trouve aurait abrité, au Moyen Age, une fortification,  où gens et bêtes venaient se réfugier lors de visites inamicales.  Ce site, n’est pas mentionné sur l’ouvrage de Jean Bourdette de 1905 «  Des petits fiefs et de gentilshommes sans fief. » Et aucun habitant du village n’ a souvenir d’avoir rencontré un quelconque terrassement. Mais, vu la dense couverture végétale et l’absence de fouilles, des recherches pourrait  être envisagées, et ce d’autant qu’une histoire locale attribue la surélévation de la maison au pied de la colline avec des matériaux pris sur les murs du castera. Cette surélévation est antérieure à 1846, date de son achat par une famille locale, qui l’a gardé jusqu’aux environs de 2014 et qui a conservé dans ses archives familiales la preuve de l’existence à cette époque, de cette maison avec son étage. Par ailleurs, si cette demeure que la dite famille vient de vendre à une personne de Dubaï, ne possède aucune trace visuelle de pierres médiévales, elle abritait cependant deux parchemins sur vélin toujours en possession de la famille et qui pourraient nous renseigner sur l’origine du domaine. Peu habitué à déchiffrer ce genre de parchemin, écrit semble-t-il en bigourdan,  je n’ai pu lire que le nom de Castelloubon.
Ger 1 Ger 2
Belle maison qui aurait été surélevée avec les pierres du castera qui devait se trouver sur la colline
à l'arrière gauche. Propriété privée. Photos J. Omnès
Ger 4 Ger 5
La colline où se trouvait le castera. Parchemins du XVII e siècle concernant la propriété
Ger 7 Ger6


      

                                                                 GEU
 

Le Castel Jaloux

Le Castet Gelos ou Castel Jaloux : on accède aux ruines par le chemin qui part de l'arrière de l’église Saint-Martin. Ce sont les restes d’un château fort du XIVe siècle. C’est certainement l’un des plus vastes châteaux de la région, mais aussi l’un des plus endommagés. Il appartenait à un fils puîné du vicomte de Lavedan. Il fut occupé de 1373 à 1404, par le parti anglais avec Jean de Béarn, alors gouverneur du château de Lourdes, puis par Arnauton (Arnaout) du Lavedan, sénéchal de la Bigorre. Il tomba en ruine lors du départ des Anglais qui avait pris le soin de le démanteler pour le rendre inutilisable. Il ne fut jamais restauré. Une restauration fut envisagée en 1593, par le vicomte du Lavedan, Jean-Jacques de Bourbon Lavedan, mais les habitants du cru s’y opposèrent, les armes à la main, démolirent les premiers murets et jetèrent les matériaux de construction dans le vide. L'approche se faisait par niveaux successifs. Au Sud , la première terrasse franchie, on ne pouvait accéder à la seconde sur le flanc Est du château, qu'en traversant un fossé de 2 m de large. Puis la montée s'effectuait par une rampe. Le tremblement de terre de 1660, a probablement achevé sa destruction. Le dernier relevé date de 1866, il a été fait par Anthyme Saint-Paul, il en a même réalisé un plan édité dans Bulletin monumental, 1867. De nos jours, il reste vraiment peu de chose de cet ancien et puissant castel. Le dernier élément conservé en élévation est la porte d’entrée, fermée par une barre coulissante flanquée de deux contreforts en applique ; cette porte est surmontée d’une fenêtre à coussiège.


Château de Geu
                                        
 
chateau de Geu





























 
Ruines du château de Geu sur le piton. À ses pieds, carrières. Photo J. Omnès.  Ce qu' il  reste en 2015. Photo de ?

Petite histoire

Ce château n’ayant pas, semble-t-il, de puits, une fois par semaine, toutes les femmes valides du village, afin de maintenir la citerne pleine, avaient pour corvée de monter une cruche pleine d’eau puisée dans le Gave proche.

château de Geu

Plan 1867 d'Anthyme Saint-Paul  
Gelos
Gravure de E. Sadoux pour Pyrénées françaises de Paul Perret,1881.

Geu Gustave Doré
Vu par Gustave Doré


Geu chateau Geu château 3
Photos J. Omnès prises en 2017

Geu château 2
Geu chateau 7  
Premier rempart. Photo J. Omnès



Maisons nobles
Le village abrite quatre maisons qui méritent une attention particulière.

Première maison dite la Colonie :

Geu maison a penau 2 Geu maison a penau detail
Maison à penaus, dont la porte est marquée MA  HSI R 1606, en fait ce devrait être IHS (Marie- Jésus sauveur des hommes) suivi de la première lettre du propriétaire R. La fenêtre était géminée, on voit le départ de la colonne derrière le volet. Cette propriété appartenait à un prêtre girondin au nom de Galice, il accueillait des jeunes en insertion sociale en leur apprenant des rudiments de travaux du bâtiment. Le site est devenu une colonie de vacances.

Seconde maison, hélas avec un crépi moderne en pignon :

Geu maison noble 2

  Geu fenetre detail3 2
Geu fenetre detail2 1
Fenêtre Renaissance géminée en réemploi avec détail du coeur dans l'accolade. La pierre semble curieusement bien neuve.Photos J. Omnès

Troisième maison dite Le Prieuré
Propriété du prêtre girondin Galice, elle pourrait être l'ancienne abbaye laïque, du fait de la qualité de son architecture et de sa proximité avec l'église.  D'origine médiévale, mais en mauvais état , elle a été, à la demande de l'Architecte des Bâtiments de France, détruite, puis remontée pierre par pierre (1). Elle possède encore de beaux restes. Un escalier de pierre extérieur accède à l'étage.  Encadrement de pierre avec linteau mouluré en arc en accolade. Fenêtre du XVIIe datée 1633 avec les initiales du propriétaire. Présence d'un corbeau en façade et dans le jardin d'une meule dormante de moulin employée comme dessus de table. Four à pain saillant sur la façade ouest.


(1) Inventaire C.P.I.E. 2000.

               
Geu maison             
                         Elle possède un balcon-galerie sur le pignon sud. Photos J. Omnès

Geu escalier 
                                                                        

Geu maison 21

Fenêtre XVIIe siècle, en façade, marqué sur le linteau 1633  et I.DVDVV. (?)




Geu détail    Geu maison 2

Corbeau sculpté de soutènement. Photos J. Omnès
Geu maison
                                                                                                             Four à pain

Quatrième maison
L'ancien domec, qui a servi de prison. Peu de chose visible car la façade principale est occutée par une maison construite contre son  mur.

Geu Doumec                                         Le doumec (maison noble)  derrière la maison aux volets bleus. Photo J. Omnès


Quelques réutilisation de pierres nobles  :

Geu fenetre3                        Geu fenetre5



Geu fenetre7 Etonnante utilisation en linteau d'une colonne Renaissance de fenêtre géminée. Photos J. Omnès



 

 

                                                                                 JULOS

Le castera

Il s'agit d'un des sites défensifs les plus anciens de la région dont il ne reste pratiquement plus rien. Il s'agit du Castera ou Camp de César : tout en haut du défilé du Monge, point élevé (565 m) dominant l’entrée nord de Lourdes (420 m) avec aménagements apparents. Un fossé le protégeait sur plusieurs centaines de mètres de long. On pense qu’au Xe siècle un édifice se trouvait au sommet. Il devait servir de guet pour le château fort de Lourdes. La plate-forme a été entamée à l’ouest par des fouilles au XIXe siècle. On y a trouvé des tombes médiévales et des armes. Elle servait jadis pour les feux de la Saint-Jean.



                                                                               JUNCALAS 

Maison de la vallée


Le village servit, d’après certains auteurs, de résidence aux comtes de Bigorre. Les terribles tremblements de terre de 1750 et 1854 ont effacé toute trace ancienne. Mais la communauté des communes (13 communes) a réalisé, en mémoire du passé des comtes de Bigorre, une maison à l’allure médiévale. Cette « maison de la Vallée de Castelloubon » annoncée par une fière tour de pierre a été construite en 1994.

Ce castel symbolique avec ses annexes : salle communale, bibliothèque et restaurant affiche deux grands plans de la vallée pour les visiteurs. Parking, toilettes, ainsi qu’un monument aux morts commun pour toute la vallée.


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Maison de la vallée Castelloubon.


 

                                                                        LES ANGLES

Le château 

Son nom viendrait du latin angulus (angle ou terre en forme de coin) et non de l’occupation anglaise, comme certains l’affirment à tort. Ce village s’appelait les Angles (Angulis, Ancles, ou Incles) dès 1110, soit plus de deux siècles avant l’occupation anglaise. Les Angles faisait partie des plus anciennes baronnies du comté. Certains auteurs la font remonter au IXe siècle. Jean Bourdette pensait qu’elle était contemporaine de la création du comté même. Les Angles était le siège d’un archidiaconé qui recouvrait dix-sept paroisses.

L’enquête de Bigorre faite en 1300, par ordre de Philippe le Bel, dans l’affaire de la succession de Pétronille, énumère les barons au nombre de neuf. Elle place le baron des Angles au 5e rang.

Le château est situé sur un mamelon boisé. Il avait jadis un plan polygonal, proche du triangle. La tour, gros donjon cylindrique, a été construite vers 1300 par une des plus anciennes familles de la noblesse bigourdane. Elle était composée de trois niveaux : un rez- de chaussée éclairé par des meurtrières, un étage composé d’une grande salle percée de hautes fenêtres, un second étage en retrait et un dernier étage sous comble qui desservait le chemin de ronde crénelé. On pense communément que dès 1100, devaient se trouver sur cette colline certaines fortifications faites de bois. Le château a été échangé en 1310, contre trois possessions dans le Gers. En 1360, par le traité de Brétigny, il est devenu anglais jusqu’à sa reprise par le parti français en 1404.

En ruine depuis des siècles, il a été sauvé vers 1980, par son actuel propriétaire, après rachat à la commune, avec la gageure de transformer un « tas de cailloux » en habitation moderne. Cette résidence principale a été complétée en 2006, par l’aménagement de la tour-porte carrée, en gîte touristique de prestige.

La route d’accès actuelle est récente ; on parvenait jadis au château, depuis le village, par un chemin escarpé. Du château fort d’origine, il reste quelques longueurs de la seconde enceinte avec une fenêtre ruinée, la tour- porte carrée et le gros donjon rond sur motte : massif avec ses près de 10 m de large et 12 m de haut.

Jadis le château était entouré d’une enceinte totalement disparue et qui était séparée du fort par un large fossé.

Très délabré par le temps et les hommes, avec ses niveaux planchéiés, il possédait en 1980 encore de rares conduits de latrines dans l’épaisseur des murs, une cheminée engagée, des fenêtres à deux coussièges et une partie de sa couronne de doubles corbeaux.

La plupart des ouvertures modernes et des commodités ont été installées par l’architecte des M.H., dans la reconstruction des parties manquantes de la tour. Tout cet ensemble défensif était protégé par de profonds fossés secs, toujours visibles. L’été, ce château abrite des expositions artistiques. Le lieu classé Site inscrit en 1943, est ouvert au public pour les Journées du Patrimoine. L’accès est bien indiqué par la D.D.E.

Gîte de caractère : aménagé dans la tour-porte du château. Grand standing pour deux personnes. Réservation et renseignements Monsieur et madame Cernaix :  05-62-42-93-63. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." abp="1721">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

chateau angles   Les Angles    
Les Angles, le château, au fond le donjon, à droite le gîte. Photo J. Omnès

Angles 2

Angles 3














Vue du chemin d'Arrodets. Photos J. Omnès



Les Angles
Vue d'Artigues dans le brouillard


                                                                                   
                                                                  LUGAGNAN

Manoir du XIXe siècle, sur les hauteurs de la route qui mène à Jer en venant de Lourdes. Ensemble avec corps de logis à un étage.
L'élévation principale possède cinq travées avec une porte centrale à double vantail surmontée d'un balcon. La toiture à la Mansart est décorée de trois  lucarnes alternant deux oeils- de- boeuf ouverts sur le brisis.
À l'intérieur, beau départ d'escalier sculpté.

Chateau Lugagnan


    Chateau Lugagnan3
Vue sur les Pyrénées

Chateau Lugagnan6 Rampe d'escalier sculpté                                               



                                                       
                     OURDIS-COTDOUSSAN

Situé après Cheust. Le site servit de fief aux premiers vicomtes du Lavedan. En 945, Donat Loup installa son château sur une éminence dominant plusieurs vallées : le Castelloubon. Il est mentionné pour la première fois comme "castrum lupi" le château des loups en 1106, dans le cartulaire des vicomtes du Lavedan ou livre Vert de Bénac. Une polémique est née à propos de l’origine de ce nom. Désigne-t-il le château du bon vicomte : castel lou bou (castel le bon), ou le château des Loup (nom de famille du vicomte)  ? Bons ou méchants, il reste toujours les ruines (très ruinées) du château, en haut (tout en haut) du village de Cotdoussan. Dégradé par un séisme en 1660, il sera abandonné peu après. Il avait cependant été déjà délaissé au XIIe siècle, par les dits vicomtes, pour le château de Beaucens. Il était ruiné au XVIIIe siècle, mais un acte notarié de1615, suite à un inventaire de juin 1613, nous offre un descriptif préçis
Descriptif de structure pyramidale à trois niveaux, les différentes compositions étaient adaptées au terrain. Au sommet se dressait le donjon barlong, deux enceintes le protégeaient. Chaque enceinte était flanquée d'une tour ronde en saillie
Les bâtiments étaient composés de deux corps de logis ; celui de l'ouest abritait trois chambres "à deux planchers",  et celui de l'est, appelé Ventajou, deux chambres. Entre les deux, se trouvait le donjon, une citerne et une chapelle voûtée. La première enceinte en contrebas protégeait deux chais, l'autre enceinte à 30 m environ, des petits logis accrochés aux pentes.
L'édifice était assez complexe car il servait de forteresse et de résidence seigneuriale. Le donjon a été pratiquement arasé, et la tour cylindrique dont nous voyons les restes est l'une des deux tours circulaires du rempart. Anthyme Saint-Paul, en 1866, a réalisé un descriptif, illustré d’un plan (Bulletin monumental, 1867).
Une visite nécessite l'accord du propriétaire, car il s'agit d'une propriété privé et l'accompagnement d'un guide connaissant bien le site, car vu le nombre de fossés, de trous et de falaises l'accession est assez dangereuse surtout que la vue est souvent occultée par nombre de buissons de buis.
Il reste encore quelques murs épars, dont celui de la chapelle, de la tour d'angle, du donjon (la basse fosse).



castelloubon 001
                                                                                                    Plan d'après A. Saint-Paul, 1866.



Cotdoussan vue sur village
Vue sur le village à partir des  premiers remparts

Cotdoussan tour   Cotdoussan entrée
Fond de la tour barlongue et à droite l'entrée. Photo J.Omnès
Cotdoussan chapelle
Mur de la chapelle.

Cotdoussan Intérieur de la tour   Cotdoussan tour ouest
Cul de basse fosse du donjon,                                                                          Ruines tour ouest
Cotdossan St Jacques
Vue sur le chemin de Saint-Jacques

Le village était situé sur un chemin de Compostelle.
Le dernier vicomte du Lavedan s’est éteint avec la famille de Rohan, à la fin du XVIIIe siècle. En vous dirigeant vers le château, vous pourrez rencontrer dans la maison, à côté de l’église, un personnage bien pittoresque : Armand, mémoire du village, il se fera un plaisir de vous narrer les aventures de la forteresse.

La légende de Castelloubon

Sous les ruines, sur la falaise Nord, se trouve une étroite galerie naturelle remontante de près de 25 m de long, modifiée par l’homme à certains endroits. La légende l’a transformée en caverne profonde remplie d’or.  Voir le dossier Patrimoine oral, les légendes.

Je n’ai hélas, conservé aucune photo du site.
Castelloubon   Les ruines du château se trouvent au sommet de ce mamelon. Photo prise de Cheust. Photo J. Omnès

 


Canton de Saint-Pé-de-Bigorre


                                                                         PEYROUSE

Bastide de Peyrouse

Il ne s'agit pas ici d'un château mais d'un village édifié au Moyen Age.

Tout le monde est d’accord pour voir dans ce nom le gascon Peirosa : terre pierreuse. Michel Grosclaude nous rappelle que c’est ainsi que la commune est citée en 1308. Les dites pierres sont en fait les nombreux blocs de granit formant les épandages morainiques. Peyrouse est une bastide formée en 1308 par le sénéchal de Bigorre, Pierre de Crozes (ou Pey de Cros), afin de désengorger la surpopulation du Pays Toy. Les bastides dans le Sud-Ouest de la France étaient à partir du XIVe siècle, des villes nouvelles fortifiées, au plan quadrangulaire, réalisées dans des buts militaires ou politiques. Les efforts faits par le sénéchal furent un échec. Les montagnards récalcitrants restèrent en majorité chez eux ; le manque d’eau aurait été une des principales raisons. Peyrouse resta un modeste village. Jean de Mauquenchy essaya de continuer l’œuvre de son prédécesseur, en vain. Par contre de nombreux Cagots ou Crestias y avaient trouvé refuge dès le XIIIe siècle. Peyrouse était au XIXe siècle un centre de fabrication de peignes et d’objets en buis ; de ce buis qui pousse dans les massifs calcaires environnants. De la bastide il ne resterait que des fondations d'une tour au lieu-dit Crozes sur le terrain de camping. Nous ne les avons pas trouvées.

                                                                                    SAINT-PÉ-DE-BIGORRE


St Pé Maison Bayo  St Pé détail

 La maison Bayo, rue principale à Saint-Pé. Belle demeure Renaissance avec ses fenêtres en larmiers décorés de petites sculptures, dont celle de droite qui représente une tête d'homme surmontée de celle d'un chien. À gauche, elle est surmontée par une tête de bovin.

St Pé maison Lias St Pé Eisabeth

Maison médiévale  reconstruite en 1653, par la famille Lias. La partie la plus ancienne (XVe siècle) se trouve dans la cour avec la tour escalier et sa belle porte. Le bâtiment est desservi par cet escalier à balustre et à béquille. Il est surmonté d'un clocher servant de pigeonnier. Voir le dossier portes et linteaux. Son nom actuel est école primaire Sainte-Elisabeth. Jadis elle était dirigée par les soeurs de la Croix.


St Pé Mairie                                                                     Mairie, ancienne maison du général Vergez


St Pe Vergez
Mairie et à gauche office de tourisme. La mairie est la maison du général napoléonien Vergez. Le bâtiment, au niveau des combles possède des fenêtres à meneaux du XVIIème siècle. Les autres ouvertures ont été refaites au XVIIIème siècle. Ce n’est qu’en 1913 que la Mairie y est installée. Auparavant, le bâtiment abritait la gendarmerie, après avoir été la maison natale du Général et Baron d’Empire Jean-Marie Vergez. Ce dernier, héros des guerres de la Révolution et de l’Empire s’est illustré en arrêtant Charette,  le chef des Chouans.

St Pé mairie 2   St Pé mairie
Arrière XVIIe siècle de la maison du général ; la cheminée au premier étage.


St Pé cheminéeLa cheminée qui a été supprimée lors de la rénovation.

St Pé    Saint Pé  6
                      Fenêtres XVIe siècle, à l'arrière de l'Office de tourisme. Photos J. Omnès



La Tour Péninolle

À Saint- Pé, au sommet du quartier Génères, quartier d’origine du village, se trouve sur le turon le long du cami calhabet, chemin du tas de cailloux,  une tour barlongue de pierre. D’après la revue Pyrénées 48, de 1986, la motte aurait été fortifiée et un fort permettait de contrôler les passages, le long du Gave. Si cette tour a pour nom « tour Péninolle », nous avons un certain doute sur son origine médiévale. Aucune pierre de tuf, meurtrière, encadrement ancien, si ce n'est semble-t-il, autour de la pierre décorative récente sur la façade principale.  Jusqu’à preuve du contraire.
   
St Pe fort 1  St Pe fort 2
Tour Péninolle. Photo J. Omnès

 


Canton d 'Argeles-Gazost

                                                                                ADAST

Le château de Miramont

Le Château (de) Miramont: du XVIIIe siècle a été remodelé au XIXe. Il fut habité au XVIIIe siècle, par le poète Cyprien Despourrin(s), syndic de la noblesse et subdélégué de l' Intendant d'Etigny. C’est lui qui transforma l’ancienne et austère demeure médiévale de Mansion Loup, premier vicomte du Lavedan (910-940), en agréable demeure aux larges pièces et grandes ouvertures.
D'après Jean Bourdette, cette demeure abrita successivement les familles nobles des Beaucens au XIIIe siècle, les Miramont de 1300 à 1474, les Serres de 1474 à 1505, les d'Antist de 1505 à 1662, les Lamarque de 1662 à 1686, les Caubotte de 1686 à 1698 et les Despourrins de 1698 jusqu'à 1840. 

Vendu par la famille Despourrin(s) en 1840, suite à une liquidation judiciaire, à un habitant de Sazos, F.-A. Boïldieu (1775-1834) a, avant celle-ci, l'intention d'y organiser une "ferme artistique" à l'intention des créateurs nécessiteux (1). Il devient en dernier lieu, propriété de Joseph Crampes, plus connu sous le nom de Jacques Chancel. On l’aperçoit très bien de l’église du village, au milieu de son écrin de verdure, sur la colline qui longe la route qui mène à Saint-Savin. Propriété privée, il ne se visite que lors des journées du patrimoine. Après le décès en 2015 de Jacques Chancel, il sera probablement  remis à une association caritative. Jacques Chancel a été inhumé dans la chapelle de la propriété, la grange que l'on voit au premier plan à gauche.

Miramont

 (1) Information dans Hommes et femmes célèbres des H-P de Christian Crabot et Jacques Longué, éditions Bonneton, 1994.


Les différents propriétaires 

Adast le château de Miramont est occupé
- A l’origine par les vicomtes du Lavedan
- Puis par la famille des Lavedan de Beaucens, avec
Arnaud de Lavedan, dit d’Aragon de 1145 jusqu’en 1340, avec Arnaud III de Lavedan.
- Vient ensuite la famille de Miramont, avec Guilhem 1er de Miramont jusqu’à Bancaflou de Miramont, fille de Ramon–Arnaut, qui, en 1480, avec son mariage avec  Serres change de famille.
- La famille de Serres avec
Jean-Aymeric de Serres, époux de Bancaflou, de 1480 à 1505.
- Pour passer à la famille d’Antist, par le mariage de Jeanne de Serres avec Jean 1er d’Antist en 1505, jusqu’en 1653 avec le mariage de Marie-Jaquéta d’Antist, fille de Gabriel II d’Antist avec François Gaston de Foix.- Famille de Foix avec Gaston de Foix en 1653, qui vend la maison au notaire d’Arrens, Pierre Lamarque en 1656.
- Famille Lamarque avec
Pierre Lamarque, pour passer à la famille de son petit-fils Dominique Caubotte en 1677.
- Famille Caubotte de Miramont jusqu’en 1692, quand Marie-Gabrielle Caubotte épouse Pierre Despourrin, abbé laïc d’Accous.
- Famille Despourrin (s) ou Despourri avec
Pierre Despourrin, époux de Gabrielle Caubotte de Miramont en 1692, jusqu’à Cyprien-Joseph qui décède dans le manoir en 1837. C’est Cyprien Despourrin, seigneur de Miramont de 1729-1759, qui donna au domaine, l’aspect actuel après d’importants travaux.
-Suite Divers

Vente du domaine par les héritiers Despourrin en 1840, à Abbadie Gay de Sazos.

Jean-François Calot d’Arrens, chirurgien à Berck et ses soeurs de 1906 à 1968 ou 70 (J-F décède dans le domaine en 1944)

Il devient propriété de Joseph Crampes (Jacques Chancel), animateur de télévision, en 1970-71 jusqu'à son décès en janvier 2015. J.Chancel sera inhumé dans la chapelle de la propriété qui se trouve à gauche sur la photo (grange).


 

                                                                         AGOS-VIDALOS

La "tour de Vidalos"

 La célébrité du lieu vient de sa tour rectangulaire que l’on aperçoit de la route, à gauche, perchée sur la colline (verrou glaciaire), en venant de Lourdes. Cette tour de 18 m de haut et de 6 mètres de côté est le dernier vestige d’un château construit en 1175 par le comte de Bigorre, vicomte de Marsan, Centulle III (dit Centot), pour défendre la vallée des incursions incessantes des pillards aragonais, basques ou navarrais. Il fut racheté au XIIIe siècle par Pétronille (Peyrona), comtesse de Bigorre qui le consolida, tandis que son petit-fils et héritier Esquivat de Chabanais favorisa vers 1257,  l’arrivée de nouveaux paysans par des avantages fiscaux, en échange de la protection des frontières. Cette position dominante a certainement été utilisée comme place de guet depuis des temps très anciens, avec communication par feux avec le donjon de Vieuzac, au sud et celui de Gélos (Geu), au nord.

On peut atteindre la plate-forme supérieure de la tour par un escalier métallique. Jadis l'accès se faisait au premier étage, face au gave, à six mètres de haut par une échelle mobile (entrée murée), accès défendu à l'étage supérieur, par une meurtrière et quelques mâchicoulis. Les murs sont assez épais (plus d'1m50), et les pièces des deux étages assez exiguës. Le rez-de-chaussée est aveugle. Ce niveau bas était un cul de basse-fosse (remise ou prison). La toiture n’était pas en terrasse, mais interne, à double pente, avec un écoulement des eaux à travers les murs, grâce à une série de trous (comme à la tour-porte de l’église de Luz). Cette tour était complétée par une enceinte, entièrement reconstruite en 1997 et quelques bâtiments rasés depuis fort longtemps. La commune en est aujourd’hui propriétaire. Elle a été en partie reconstruite de 1992 à 1997, après son effondrement en 1981, grâce à l’action énergique d’une association de sauvegarde. Très belle initiative, mais son aménagement, pour la visite libre du public, a dénaturé quelque peu son architecture. L'ensemble devait dans les premiers temps être entouré d'une palissade en bois qui a disparu. 

Très belle vue sur la vallée.









Château de Agos 

Tour de Vidalos et son rempart. Photo J.Omnès. À droite, cliché de Karl Superd, qui montre bien la position dominante dans la vallée d'Argelès, du château d'Agos

Vidalos3
Tracé des remparts vu du haut de la tour   

Victor Hugo, de passage dans la région en 1843, en a sorti un ouvrage intitulé Voyage dans les Pyrénées (1). Il y écrit entre autres … Chaque articulation des vallées avait son château qui apercevait les deux châteaux des deux vallées voisines et correspondait avec eux par des feux […]

Le donjon de Lourdes voyait les trois tourelles du château de Pau (2) qui apercevait la tour carrée de Vidalos, laquelle pouvait communiquer par des signaux avec l’antique Castrum Emihanum bâti par les Romains et relevé par Charlemagne sur la colline de Saint-Savin, qui se rattachait à travers les montagnes à la forteresse féodale de Beaucens. Les signaux s’enfonçaient ainsi de tour en tour de la vallée de Luz jusqu’au château de Sainte Marie dans la vallée de Gavarnie jusqu’à la citadelle des Templiers (3). Les châtelains des Pyrénées comme les burgraves du Rhin s’avertissaient les uns les autres. En quelques heures les baillages étaient sur pied, la montagne était en feu. »

Il faut retenir de cette description un peu romancée que des feux sur les différentes tours des vallées jusqu’à Lourdes pouvaient prévenir en un temps très court, les invasions venant du Sud comme du Nord. Mon regretté ami Pierre Pène, avait à une époque envisagé de refaire l’expérience à partir de plusieurs tours. J’ignore ce qu’est devenu le projet.

Source : Les archives secrètes de Lourdes , Jean Omnès, éditions Privé, 2008, p. 278.

Les principaux propriétaires :
comte Centulle III à partir de 1175, vente à

Fortaner de Lavedan

Estiénéta (Etiennette) Bénétrix, fille de Centulle III et épouse de Bernat, comte de Comminges ( second époux).

Bernat et Comtors,  sa seconde épouse, fille du vicomte de la Barthe.

Bernat et Marie de Guilhem, sa troisième épouse, fille de Guilhem, seigneur de Montpellier en 1197.

Peyrona (Pétronille) fille de Bernat et d’Estiénéta, épouse de Gaston de Moncade de 1197 à 1215.
Peyrona épouse  de Don Nuno de 1215 à 1215.

Peyrona épouse de Guy de Montfort de 1216 à 1216

Peyrona épouse d’Aynard de Rancon de 1216 à 1225.

Peyrona épouse Boson de Mathas, seigneur de Cognac, de 1225 à 1239.
Matha,  fille de Boson de Mathas et de Peyrona, de 1239 à 1248.

Comte de Leycester de 1248 à 1257.

Bernat d’Aure d’Asté, chevalier d’Aragon et époux de Frigade de Lavedan.

Sénéchaux de Gascogne, avec séquestre en 1284 à 1429.

Sénéchaux de Bigorre de 1429 à 1778.

1933, inscription à l’inventaire des sites.

1994, restauration jusqu’en 1997.

1997, Propriété de la tour par la commune.

 

(1) Edité en 1910.
(2) Exagération bien romantique. Il est peu probable que de la tour de Vidalos ou de Lourdes on pouvait apercevoir des feux venant du château de Pau.
(3) J’imagine qu’il veut parler de l’ « hospitalet » des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean- de- Jérusalem (Ordre de Malte) édifié dans un creux et qui à mon avis ne devait pas être bien visible des autres forteresses aux alentours. A vérifier.


 

                                                                          ARCIZANS-AVANT

Le château dit du Prince Noir 

 
Entrée château dit du Prince Noir. Photo J.Omnès


Château dit du Prince Noir. Photos J. Omnès

Ci-dessous plan du château par R. Ritter 
Château Arcizans-Avant

Au donjon du XIIIe siècle (1286) sur trois étages (ruiné de nos jours), fut accolé vers 1500, un corps de logis divisé en deux compartiments carrés, terminés par un donjon carré et flanqué d’une tourelle à pans coupée au centre des deux façades. On entre de plain-pied par une porte gothique ornée de moulures prismatiques dans la tourelle à pans coupés qui renferme l’escalier. De nombreuses fenêtres éclairent le château, les unes en ogive, les autres en plein-cintre. L’enceinte a disparu, mais elle est facilement repérable au bord des fossés.

Ce château a appartenu aux seigneurs d’Arcizans-Dabant, mais jamais à la couronne d’Angleterre. Son appellation « Prince Noir » est erronée. Comme tous les châteaux environnants, il était sous la suzeraineté du roi d’Angleterre depuis le Traité de Brétigny de 1360. Manaout, seigneur d’Arcizans, a rendu hommage en 1362, au fils du roi d’Angleterre, devenu prince d’Aquitaine. Cela n'empêche pas Paul Perret dans son ouvrage Les Pyrénées françaises, d'attribuer sa construction aux Anglais (1360) , d'où, selon lui son nom de château du Prince Noir.

Le logis a été en partie reconstruit en 1972, avec des ouvertures (trop) modernes. Le sauvetage de cette ruine entre 1970 et 1972 est l’œuvre de la famille Doyen-Zwaempoed. Les propriétaires actuels font chambres d’hôtes (visite en 2004). Cette construction médiévale a été relativement protégée des pilleurs de pierre car le parc a été utilisé un certain temps en camp de jeunesse. L’ensemble est plein d’intérêt, et la vue magnifique.

Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://roger.roucolle.pagesperso-orange ... avant.html

Roger, originaire du pays, ancien membre des Bigourdans de Paris, est un passionné de généalogie.

       Arcizans5  
                                                                                                       
                                                                                                                                                  Gravure ancienne.

Les principaux propriétaires 

- La famille d’Arcizas

Bernat d’Arcizas ver 1050.

Arnaut Guilhem 1er d’Arcizas vers 1080.

Ramon Arnaut 1er d’Arcizas, de 1000 à 1114,

jusqu’à Manaut III dit Manautou d’Arcizas, fils de Ramon de 1459 à 1493.
Sa fille Louise

Arnaut -Guilhem de Majourau 18e seigneur d’Arcizas de 150à à 1530 (environ).

Bourtoumiéou de Majourau  de 1530 (environ)  à 1583.

Louise de Majourau, fille de Bourtoumiéou.

Elle épouse Georges de Castets.

- Famille Castets

Georges de Castets de 1583 à 1597 (environ).
Louise de Castets fille de Georges environ de 1597 à 1613.

Elle épouse Albiciade Le Blanc de Labatut qui vend la seigneurie à Antoine de Mont d’Uzer.

- Famille Mont d’Uzer

Antoine de Mont d’Uzer de 1614 (environ) à 1626.

Pierre- Jean–Auguste de Mont d’Uzer, fils d’Antoine de 1626 à 1660.

Jean-Antoine de Mont d’Uzer, fils de Pierre de 1660  à 1669 à

François de Mont d’Uzer qui vend la seigneurie à la famille Dallier en 1746.

- Famille Dallier

Joseph Balthazar Dallier de 1746 à 1767.

- Divers

Puis Jean-Louis de Berné de 1768 à 1770 (34e seigneur d’1Arxcizas).

Joseph de Rolland achète la seigneurie en 1772 qui revient à sa mort (1775) à son épouse Izabet Tounette de Mont d’Uzer.

- Famille de Mont d’Uzer

Izabet -Toinette de Mont d’Uzer et son nouveau mari, François-Xavier de Bélesta jusqu’en 1789. Le château est alors abandonné.

En 1902 Rémi Pahu achète la propriété

- Famille Anthian Sarbatx

Gabriel Anthian Sarbatx à partir de 1903.

Savin Anthian Sarbatx. Le château est abandonné. Les ruines sont achetées en 1970 par Doyen Zwaempoed. 

Dans le village, une maison noble

 Arcizans maison        Arcizans-Avant

 Maison noble du XVIIe siècle à la restauration à améliorer. Lampe sur le linteau et porte de cachet moderne ! Photos J. Omnès   

Arcizans avant    
Meurtrière probablement venant du château voisin. Grange face au bistrot Chez Pierrot. Photo J. Omnès                                                                                         


 

                                                                                             ARGELÈS-GAZOST

Le Château d’Ourout.

Importante propriété privée (non visitable) appartenant à la famille du comte de Roquette-Buisson. Ancienne résidence des seigneurs du Doumec d’Ourout, vassaux du comte de Bigorre. On peut l’apercevoir (difficilement) du bas de la ville, ou en montant la D918 (côte d’Arras) sur la gauche. Très rares visites libres lors de certaines journées du patrimoine. Un des seigneurs d’Ourout a été gouverneur du château de Lourdes entre 1649 et 1666. La propriété est le cœur de verdure de la ville haute.

Ensemble impressionnant des XIIe, XVIe et XIXe siècles, caché dans un superbe parc avec arbres et bambous dont certains ont été plantés par Placide Massey (créateur et donateur du jardin Massey de Tarbes). Mais les premières mentions de ce château, d’après Hugues de Roquette-Buisson, remontent à 1086. En fait, le site, contrôlant la voie romaine d’Espagne a toujours servi à la construction de forts (oppidum). Les traces de fondations que l’on découvre dans le parc près de la chapelle dont un socle octogonal bordé de quatre têtes humaines, datent, pense-t-on, du XIe ou XIIe siècle. Par contre, les murs du donjon carré, le plus ancien, et du corps de bâtiment central datent du haut Moyen Age. Et la seconde tour carrée des XVe- XVIe siècles. L’une des tours carrées abrite un escalier et est surmontée d’un hourdage avec meurtrières. Au XIXe siècle, on a percé quelques ouvertures et rajouté la tour ronde avec des fentes de tir de mousquet sans encadrement de pierre ainsi qu'une terrasse en premier étage, avec une vue face à la montagne. L’architecte était Jean-Jacques Latour. Durant la Révolution, les bâtiments ont servi de magasins. Sur le linteau du portail d'entrée du parc le devise des d'Antin d'Ourout :" James arré"- Jamais ne recule. Ce portail n'existe plus, mais demeure l'inscription en gascon, au-dessus de la porte d'entrée du château.

La famille qui habite les lieux depuis l’origine possède de très nombreux documents concernant les seigneurs d'Ourout et leur fief. Ils commencent dès 1273. Cela permet d'établir la liste des familles descendantes des premiers seigneurs d’Ourout, auxquelles il a appartenu et de suivre son histoire.
Plusieurs hôtes de marque ont habité cette résidence, dont Henri Russel et le compositeur
Gustave Fauré, ami de la grand -mère de Monsieur le comte Hugue. Il parait que le prince de Galles qui devait y passer ses vacances, n'a pu faire entrer sa calèche, tant elle était large et la rue d'accès étroite. Il a du annuler ton séjour.

Dans le magnifique parc à l’anglaise, certains arbres, notamment les grands pins sylvestres et les épicéas, ont été plantés en même temps que ceux qui ornaient les lacets descendant à la grotte à Lourdes dont il ne reste plus que quelques exemplaires.L’ensemble constitué par le château, le parc et la chapelle est classé Monument historique depuis 1995. D'après Bonnefon, nous devons noter :
" dans le parc, au sud de la tour ronde, une petite chapelle rectangulaire sans prétention. Elle est orientée Nord- Sud, juchée sur une petite dénivellation et on y accède par un étroit escalier. Elle est également construite en blocs de moraine parmi lesquels domine le granite. Un retable en bois doré provenant d'une chapelle démolie à Esquièze en est le plus bel ornement. Les fresques sur les murs sont inspirées des peintures de la voûte de la chapelle de N.-D. de Piétat, au sud de Saint- Savin"
Pour les fans de généalogie, la seigneurie d'Ourout a appartenu successivement, depuis 1080, aux familles suivantes :

• Jusqu'en 1424 aux Ourout
• Jusqu'en 1483 à la famille d'Arcizas
• Jusqu'en 1539 à la famille de Laneta
• Jusqu'en 1578 à la famille de Mayouraou
• Jusqu'en 1778 à la famille d'Antin
• Jusqu'en 1833 à la famille de Saint Pastouset depuis cette date à la famille de Roquette-Buisson, à la suite du mariage de Marie de Saint Pastous avec Maxime, comte de Roquette-Buisson.

Source : Hugues Roquette-Buisson


Château d'Ourout.

Ourout    Ourout tour ronde                                         
Carte postale ancienne                      Photo prise en juin 2015. La tour du XIXe est percée de meurtrières à mousquet factices (les petits trous visibles aux différents étages)
 
Ourout Ourout 2
Arrière du château, tour carré du haut Moyen Age, à l'extrême gauche début du toit terrasse. A droite le blason d'Ourout : l'ours surmonté d'une étoile. Blason qui fait partie de celui de la ville d'Argelès.  Photos J. Omnès


Ourout tête dhomme  1  Orout belle fenêtre

Base à têtre d'homme d'un ancien pilier médiéval. Fenêtre Renaissance avec un protomé (femme tronc). Photos J. Omnès

Ourout entrée Ourout fenêtre

Belles fenêtres Renaissance. Inscription en gascon au-dessus du linteau de la porte. Photos J. Omnès

Ourout 6   Ourout fenêtres

Le « Château » de Vieuzac


Dès l’arrivée dans la ville haute, sur la gauche, on remarque la tour derrière un mur imposant. C’est ce qu’il reste de la propriété de la dernière famille noble,  celle du seigneur d'Ourout, Jacques-Hector d'Antin, qui constituait une abbaye laïque. 
Une partie de la propriété revint par donation, vers 1770, à la famille Lassalle. Cet héritage d'après le terrier de Vieuzac se composait  d'une grande maison d'habitation avec sa grange attenante, sa fournière  ses verger, jardin et basse-cour, ainsi qu'un "pigeonnier" (la tour). La seconde partie  fut vendue en octobre 1777 à  Jean Barère,  père de Bertrand Barère, le Conventionnel.
Elle était composée, d'après acte passé devant Maître Duhort, d'une maison basse, et d'un moulin à trois meules, d'une scierie, de terres, mais aussi et surtout du titre avec les privilèges y afférent, d'abbé lay (abbé laïque).
Bertrand, devenu de Vieuzac fut élu député du tiers état, et non de la noblesse, car cette portion de "seigneurie" n’était pas assez importante.
La propriété d’origine daterait de la fin du XIIIe siècle. C’était en fait une ancienne abbaye laïque composée comme nous l'avons vu, de terres, de corps de logis et d’une tour. Celle-ci mesure environ six mètres de côté et une vingtaine de mètres de haut et était entourée d'une basse-fosse. L'entrée  se faisait comme à la tour de Vidalos par le premier étage avec une échelle ; elle est agrémentée de deux fenêtres trilobées. Les autres ouvertures sont récentes. 
Le tout  était entouré de fossés et de contrescarpes. Si, en 1783, la tour était mentionnée au Compost, comme pigeonnier, c'était plus probablement à l'origine une tour de guet qui communiquait par des feux avec celle de Vidalos et le fort de Saint-Savin aujourd'hui disparu, et que les derniers propriétaires voulaient transformer en tour d'habitation. D'où ces "méchantes" ouvertures modernes.  Il n'existe aucune présence de boulin à l'intérieur.
Ces restaurations sont l’œuvre principale de Clémentine Wallace, épouse de Jean- Baptiste Lassale, qui deviennent propriétaires en 1858 (à vérifier) de l'ensemble de la seigneurie et rachètent également en 1860, la chapelle Saint-Pierre avec son cimetière attenant, à la commune en lui cédant une partie de terrain pour la percée de la route de Lourdes. Clémentine
fit probablement boucher les meurtrières, ouvrir la porte du rez-de-chaussée, en façade ouest (visible de la cour), et ouvrir quelques fenêtres avec balcons. Le propriétaire suivant, en 1873, Michel Alicot, député d’Argelès-Gazost fit raser, d'après Raoul Deloffre, les biens immeubles dont la chapelle et sauf la tour qu'il restaurera avec son fils, en elevant les balcons. Il  utilisa pour le couronnement, les corbeaux du château d’Arras (castet Naü).

 
Monsieur Alicot, propriétaire " fort éclairé" se fit construire en 1884, après la démolition des corps de bâtiments anciens, à côté de la tour rénovée, une imposante et incongrue villa de style « gothico-balnéaire ». La ville, aujourd’hui propriétaire des lieux, a transformé cette villa (villa Alicot) en Maison des associations et a construit un centre de retraite dans le parc public où poussent de magnifiques conifères de plus de 30 mètres de haut.

Sur la place proche, on remarque une maison forte avec une fenêtre à croisée de pierre, et des fentes de tir pour bouches à feu (XVIe siècle), à gauche de la belle propriété du docteur Bergugnat.

 

 


Tour de Vieuzac, façade ouest                                        Tour de Vieuzac, façade sud et est . Photos J. Omnès



vieuzac tour 3
Avec les ouvertures et balcons de Clémentine Wallace. Cliché Henri Bégué


Ouvriers Tour

                   Ouvriers et probablement M Alicot, avec le chapeau, lors de la restauration de la tour. Cliché H. Bégué.

                                                  Vieuzac  Tour 3  2Vieuzac 
 
    La seigneurie de Vieuzac et son église  Saint-Pierre. Gravure de ? La tour a encore son toit
    
  



                                                             
        .                  






                                                                                                                            



Les principaux propriétaires : 
- Fa
mille des Vieuzac

De Arnaut Guilhem de Vieuzac vers 1080.

à Donat de Vieuzac 1273.

- Famille de Barège

Claria, fille Donat, épouse de Gaillard de Barège à partir de 1290 jusqu’à

Antonia de Barège, fille d’Arnaut III de Barège, pour passer en 1519, aux Majourau.

- Famille Majourau d’Arras

Ramon Arnaud de Majourau, époux d’Antonia de Barège en 1519, jusqu’à 1608 avec Antonia de Majourau. Durant quelques années le domaine est géré par son neveu Gaston d’Armagnac, seigneur de Horgues (1608-1612) pour revenir aux Majourau avec

Louis de Majourau 1612-1619.

Thomas de Majourau, fils de Louis, 1619-1647.

- Famille d’Antin

Thomas de Majourau vend la propriété en 1647, à Germain II d’Antin, seigneur d’Ourout.

Ourout et Vieuzac appartiennent à la même famille. Puis, nous avons :

Jean-François d’Antin, de 1667 à 1702

Jean-Hector d’Antin, fils de Jean-François, de 1702 à 1714.

Jacques-Hector d’Antin, fils de Jean-Hector, de 1714 à 1778. Il lègue une partie du domaine à  Jean Baptiste Lassalle.
l'autre à Jean Barère.
- Famille Lassalle
1770 Jean- Baptiste Lassalle une partie de la seigneurie
1789 la totalité jusqu'en 1873.
- Famille Barère ou Barrère 

Jean Barère 1778 à 1788 une partie de la seigneurie.

Bertrand Barère, son fils 1788- 1789.

- Divers

En 1858 ?, J-B Lassalle et son épouse, Clémentine Walace

En 1873, Monsieur Alicot, également propriétaire d'après Paul Perret du Castet Nou d'Arras (?)

En 1976, Maison de retraite d’Argelès-Gazost


 

La tour Mendaigne

C'est la belle tour qui se trouve au centre-ville, près de l'office de tourisme. Il s'agit d'une tour du XVIIIe siècle (1751) qui appartenait à l'étude d'un notaire d'Arrens. Avec son clocher, encadré de quatre clochetons, qui font penser à l'église de Baudéan, elle fait partie des bâtiments emblématiques de la ville. En fait, c'est ce qui reste de la maison du notaire qui tombait en ruine. Rachetée vers 1957, par la municipalité, elle se trouvait à l'emplacement de la terrasse et du bureau de l'office de tourisme. Initialement, la tour faisait une vingtaine de mètres de haut, mais l'édification de la terrasse a enterré une partie de celle-ci. De 2,20 mètres de côté,  elle possède encore le balcon de fer forgé d'origine et, sur le linteau de la fenêtre sous le balcon, l'inscription :"A designatore nomen domini benedictum habitant inusque sitin sempiternam (anno jubile 1761)/ Que le nom du seigneur soit béni dans l'éternité par le fondateur, et demeure toujours avec les habitants (année jubilaire 1761). La municipalité en a fait un poste d'observation météorologique. Actuellement la petite salle du bas sert de dépot des documentations de l'Office de tourisme. La famille Mendaigne a son caveau au cimetière de la ville.

Belle vue du belvédère devant la tour, sur les Pyrénées.


Tour Mendaigne. Photo J. Omnès

Mendaigne2        Mendagne 3                                                                                                                                                                                                             




 Divers


Argelès
Maison forte avec deux meutrières et une fente de tir. La restauration, hélas, cache l'empreinte médiévale de la bâtisse.
Certaines pierres seraient en réemploi. Photo J. Omnès


Argeles Croix rouge
Quartier de la Croix rouge, maison fortifiée ? En attente de documentation

Argeles cagot 2    Argeles cagot                             Etonnant promontoire de guet ?, dominant la route, dans le Quartier de la Croix rouge. Photo J. Omnès                                                                                  

 


 

 

                                                                             AYZAC-OST

Le château de la Vieille tour ou l'oustau de Cazabou

Le château d'Ost de la Vieille tour : sur la droite en venant de Lourdes. C’est la belle tour carrée du XIVe siècle, recouverte de lierre, propriété d’une comtesse. Le président Mitterrand en déplacement en Bigorre venait parfois rendre visite à ses bonnes relations en hélicoptère, au grand dam des voisins, qui ces jours-là, voyaient leur village transformé en camp retranché. Sous le haut toit pointu à quatre pans, un couronnement de créneaux et de mâchicoulis. Malgré la restauration récente, le tout a fière allure. Nous n'avons aucun plan de la propriété.  

 Ost

                                                                           La Vieille Tour à Ost. Photo J. Omnès

Ayzac la vieille tour

Les propriétaires
 Son origine connue remonte au XIVe siècle, avec la
- famille de Cazaubon-Cazabou. Elle commence par Ramon de Cazabou en 1361, pour continuer jusqu’à Jeannette de Cazaubon en 1480. Elle se marie avec Jean Ier du Lavedan et le fief passe à la famille de Lavedan.
- Famille de Lavedan de Cazaubon avec Jean 1er, dit Jeannot fils naturel de Ramon Garcie VII de Lavedan et époux de Jeannette de Cazaubon en 1480. Cette famille gardera le château même après la Révolution, mais perdra son nom Lavedan et son titre seigneur de Cazaubon. Dominique de Lavedan de Cazaubon s’appellera Cazaubon. Il épouse Marie-Louise Couget en 1799 et décède en 1826.
Le fief appartiendra durant plus d’un siècle aux descendants des Cazaubon, dont une partie de la famille émigre en Argentine. En 1968, le domaine revient à Suzanne Cazaubon, fille d’Albert. Elle épouse Maurice Augustin Perrard en 1937. Leur fille, Jacqueline épouse en 1956, le comte polonais Ladislas-Jules-Adam-Thomas Tarnowski.
- Famille Tarnowska  Le dernier propriétaire est la comtesse Jacqueline Tarnowska.



Un  emplacement d'un château peu connu, à Ayzac
 

Grâce aux monographies des instituteurs de 1887, nous apprenons l'existence à cette époque de ruines d'un très ancien château dans le secteur :
"Sous le règne de Charlemagne, le chef qui gouvernait à Ayzac-Ost était le seigneur de Mamelon. Sa demeure, une espèce de château en rotonde, était bâtie sur une élévation dominant le village d’Ayzac. On peut encore en admirer quelques ruines. La chapelle de service du château, quoique fort délabrée est même encore debout. Lorsque Charlemagne fut de retour de son expédition d’Espagne, la race des Mamelon s’était éteinte. Le grand empereur fit don à l’abbaye de St Savin du château et de ses dépendances." Nous sommes partis sur les traces de cette présence, nous pensons que l'emplacement, dont il ne  reste que peu de bâti, se trouve à Ayzac, dans la forêt des châtaigniers centenaires
En fait, sous Charlemagne, il devait s'agir d'une motte féodale. Il est évident que les ruines vues par notre instituteur sont bien postérieures. Jean Bourdette nous signale qu'en 1900 il existait encore une borde, un pigeonnier en ruine, de vieilles masures, un bois de haute futaie et un pré, le tout "entouré par des murailles construites avec chaux, pierre et sable."  Le presbytère, son jardin, et un verger faisaient d'après lui, partie du domaine. Le premier seigneur connu d'après Bourdette était Fort, en 1060 et le dernier Charles-Alexandre de Boussés allié à la famille d'Espourrin. Il a également appartenu à un lieutenant-colonel de l'armée britannique, Mr Cordogan, dont la tombe en marbre blanc de Carrare se trouve à droite de l'église. Il est décédé en 1851.
Actuellement, sur le site, il y a une maison appelée  par la commune, "le château" et qui possède des éléments du XVe siècle (portes et fenêtres). C'est une propriété privée qui ne peut être visitée. Le propriétaire actuel nous informe que l'historique de la maison se trouve dans le fonds François Faure du musée basque à Bayonne.

Château Ost                                                                                                                                 Le château (doumec)  d'Ayzac              





Ayzac chateau  Ayzac château3
                         Arrière du château à gauche, fenêtre à meneaux. Pfhotos J. Omnès

Ayzac chateau 6

Ayzac château 3
                                                                    Dans son écrin de verdure. Photo Cyril Morelle

Le domaine, sous Napoléon III, a été la propriété de Mr Cardogan lieutenant- colonel de l'armée britannique, dont le tombeau en marbre blanc de Carrare se trouve à la droite de l'église. Il est décédé en 1851.

Ayzac tombeau
L'urne qui est tombée n'a pas été rescellée

Les familles seigneuriales propiétaires d’après Jean Bourdette

- Famille dite d’Ayzac
1060 Guilhem –Fort
1070 Garcie-Arnaout
Pas de traces
1238 Ramon-Gulhem
1292 Yourda
1300 Ramon-Guilhem
1361 Augé
- Famille d’Ost
1450 Augé d’Ost
1480 Ramon, époux de Jacquette, fille du seigneur de la Pène de Sère
1492 Nabarrine d’Ost
1500 Augé héritier de sa sœur Nabarinne
1541 Fortané qui aurait fait don du domaine au seigneur de la Péne de Sère
- Famille de la Péne de Sère (originaire de Barèges)
1550-1567 Françis de Barèges
1567-1582 Ramoun
1585-1603 Guiraut
1603-1630 Jacques Bernat
1630-1669 Jacques
1670- 1696 François II de la Hitte
1696-1769 Alexandre de Barèges
- Famille de Boussés de Lagrange
1769-1780 Laurent de Boussés (allié aux Despourrins)
1780-1789 Charles-Alexandre

La seigneurie Soulaas d'Ost ou  Monda (en préparation)


Les familles seigneuriales propiétaires d’après Jean Bourdette
1445-1489 Famille de Miramont
1480-1504 Famille de Serres
1505-1654 Famille d'Antist
1654 1665 Famille de Foix-Rabat
1665-1767 Famille de Monda
1767-1781 Famille de Castelbajac
1781-1789 Famille de Mua Barbazan




Dans le village d'Ayzac


Ayzac maison  Ayzac pigeonnier 2

          Maison de maître, linteau de la porte en accolade et imposant poulailler avec un pigeonnier accolé


                                                   

                                                                           BEAUCENS

Le donjon des Aigles

Le donjon des Aigles est l’appellation touristique du château médiéval (XIe siècle) des vicomtes du Lavedan. Ce château a succédé à celui de Castelloubon vers l’an 980. Le site de Beaucens réunissait de meilleures conditions de défense que celui du précédent château. Un des premiers occupants célèbres fut Arnaud 1er, fils de Raymond Garcie 1er. En 1118, Arnaud participa au siège de Saragosse et à la Reconquête contre les Maures d’Espagne. Vers le XVe siècle, les mariages successifs firent passer le domaine, des mains des vicomtes du Lavedan à celles des familles de Lyon, de Bourbon, de Montaut-Bénac, d’Orléans, puis de Rohan. Entre temps, il subit quelques détériorations lors des guerres de religion. Au XVIIIe siècle, pendant la Révolution, le propriétaire Charles de Rohan, prince de Rochefort s’enfuit en Autriche. Le château fut alors en partie incendié (1792). Acheté par le ministre A. Fould en 1846, il a subi un tremblement de terre en 1854. Restauré en partie en 1855, le donjon consolidé en 1975, il a été revendu en 1987 aux exploitants actuels. Ces derniers le restaurent peu à peu grâce aux gains des entrées du spectacle qu’ils ont créé. 

Le château

Les amateurs de vieilles pierres peuvent faire le tour du domaine. Le château a encore de beaux restes : la tour du midi du XIIIe siècle, le donjon et la courtine du XVe ainsi que la triple porte fortifiée du XVIe siècle. Il a rarement été assiégé, peut-être du fait de sa situation sur un piton, et de l’astucieuse position de la porte d’entrée au bout du chemin. Vous constaterez que les murailles sont sur le côté droit du cheminement, le côté des assaillants qui ne portaient pas de boucliers. On n’avait pas encore la bombe à neutrons, mais on avait des idées. Le corps de logis principal comporte encore ses cheminées et ses cadres d’ouverture. En attendant une hypothétique reconstruction, les propriétaires ont su présenter leurs rapaces tout au long d’un cheminement archéologique, souligné par un aimable décor de verdure fort soigné.


Château de Beaucens, l'accès. Photo J. Omnès

Beaucens1

 








 



   Beaucens 3

                               Le principal donjon
                                                                                                                                               L'entrée


Beaucens    Beaucens 4
 Photos J. Omnès

 

Pour les fans de châteaux, une description complète, agrémentée de photos et de plans a été faite par G Ballencie et R. Ritter dans De Lourdes à Gavarnie, édition Privat, 1936 pages 121 à 138.

 

Plan château de Beaucens

                                 Plan du château  de Beaucens par Anthyme Saint-Paul. Bulletin monumental 1867. 
Il est inversé par rapport à l'original, afin d'être dans le même sens que la photo du dessus. C'est à l'emplacement de la rose des vents que se déroulent les présentations des rapaces.

Les principaux propriétaires
- Les vicomtes du Lavedan dont :
Manson Loiup, 910-940, puis 
Aner Mans, de 940 à 960.
Amélius 1er, de 965 à 979.
Fort Aner, de 960 à 1023.
Et ainsi de suite, jusqu’à Louise du Lion, fille Jeannette de Lavedan et de Gastounnet du Lion. La maison change de dynastie lorsque ladite Louise du Lion épouse en 1490 Charles, bâtard de Bourbon.
- Les Bourbons
Charles, de 1490 à 1502.
Hector de Bourbon, fils de Charles de 1502 à 1525.
Jean de Bourbon, frère d’Hector, de 1525 à 1590.
Et ainsi de suite jusqu’à Marie de Gontaud Geniès qui cède en 1643 tous ses biens aux Montaut de Bénac.
- Les Montaut de Bénac
Philippe II Montaut de Bénac , 27e vicomte de Lavedan, de 1643 à 1654.
Philippe III Montaut de Bénac de 1654 à  1684.
Françoise de Montaut Bénac, sœur de Philippe III,  de 1684 à 1717. Puis la maison, passe en 1717 aux Orléans avec  Alexandre est nommé héritier par sa tante Françoise.
- Les Orléans avec :
Alexandre d’Orléans, 30e vicomte  de 1717 à 1765 dont la dernière héritière Marie-Henriette-Charlotte-Dorothée  épousera en 1765, 
le prince Charles- Jules-Armand de Rohan  de 1765 à 1789, dernier et 31e vicomte de Lavedan.
- Les Rohan
Marie-Henriette Charlotte Dorothée, fille d’Alexandre d’Orléans et épouse du prince Charles de Rohan parti en exil, vend tous ses biens en 1802 à Etienne-Marie Paisselier, puis  c’est la vente aux enchères avec :
- Divers
Bernard Philippe Gertoux, sous-préfet d’Argelès,  de 1803 à 1836.
 Françoise d’Estagnet, 1836. 
Barthélémy et Jean-Philippe Cazayous (père et fils) de 1836 à 1846.
Jacqueline Hortagnéou, veuve de Barthélémy, vend en 1846, le château à Achille Fould, député des Hautes Pyrénées.
Tremblement de terre 1854, restauration du château et vente à ?
Le donjon des Aigles à partir de 1987.

Beaucens Cénac-Moncaut Gravure tirée de "Voyage architectural et historique de l'ancien comté de Bigorre de Cénac-Montaut, pas d'auteur de la gravure.


 Le manoir de Couhite (Cohitte)

Résidence privée qui ne se visite pas. Il est situé au nord de la commune, au milieu d’un espace boisé, au sommet d'une colline, dans un site assez sauvage. (Certains ouvrages le confondent avec le château d’Ayret à Préchac). Ce manoir d’une seigneurie réputée, celle de la Ribera de Davantaygue, remonte au XIIe siècle. L’actuel bâtiment appartenant à un Lourdais a conservé son noyau médiéval, son aspect fin XVIIe siècle : corps de logis rectangulaire, flanqué de deux petites tours et d’une tourelle de latrines. L’ensemble comprend toujours chapelle, moulin et grange. Le manoir avec ses dépendances a été classé en 1998, à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.


Couhitte

Manoir de Couhitte, entrée. Photo J. Omnès


Couhitte arrière
Façade latérale. Photo J. Omnès

Vue arrière l'hiver


Couhiite chapelle latérale                 Couhitte détail
Chapelle du manoir, détail fenêtre. Photos J. Omnès 

Les propriétaires successifs                                                                                                    

Le premier propriétaire connu est Ramon de Beaucens vers 1320.

Famille de Lavedan

Auger de Lavedan, de 1392 à 1429.

Arnaut de Lavedan, fils d’Auger de 1440 à 1470.

Bertrand de Lavedan, fils d’Arnaut, de 1472 à 1483 jusqu’à

Jean de Lavedan dit de Couhite, fils d’Arnaut Guilhem, de 1525 à 1530.

En 1547, nous passons aux seigneurs d’Arras

Antoine de Castet Nau.

Etienne 1er de Castet Nau.

La propriété est vendue aux Montaut de Sen Sebé (Saint Sever)

François de Montaut de Sen Sebé de 1579 à 1623.

Bernard de Montaiut de Sen Sebé, fils de François, de 1623 à 1627.

Antoine Montaut de Sen Sebé, fils de Bernard, de 1628 à 1638,

jusqu’à Françoise Montaut de Sen Sebé, sœur de Roger qui épouse en 1669,Louis de Lescure. La propriété est vendue en 1691, au Lourdais
Famille d’Estrade

Bernat d’Estrade, de 1691 à 1728.

Jean-Baptiste d’Estrade, fils de Bernat, de 1729 à 1760. Sa fille, Louise-Thérèze épouse Bernard d’Astaing d’Estampes, ils restent propriétaire jusqu’en 1787.

Les Vergez-Labit

Elle devient ensuite en 1787, la propriété de Pierre Vergez, puis de son épouse jusqu’en 1835. Nous avons ensuite :

Dominique Vergez, fils de Pierre.
Joséphine Vergez, fille de Dominique, jusqu’à son mariage en 1848 avec Henri Labit.

Marie-Henriette-Pauline Labit, fille de Henri.

Elle épouse Jean-Paul Lacaze.

Les Lacaze

Irène Lacaze, fille de Jean-Paul épouse Blaise Peré, ils sont propriétaires jusqu’au décès de ce dernier : 1964,

leurs enfants Maria et Joseph Lacaze décédés respectivement en 1984 et 1998 sans descendance.

Divers

L'actuel propriétaire est Louis Fourcade.

            


                                                                             BOÔ-SILHEN
Château de Pouts

Château Pouts
Les ruines en 1998

Maison noble d’origine très ancienne, au nom de seigneurie de Pouts, dont il ne subsiste pas grand-chose. Ses ruines, encore importantes en 1830, sont situées au fond du terrain de camping Deth Potz à Boô Silhen.
Nous apprenons son existence par sa mention dans un jugement de 1150,  lors d’un procès entre  les moines de Saint-Savin (Sen Sabi)  et Outou II de Soulom. L’objet du litige : un moulin de Nestalas. Les juges étaient la comtesse Bénatrix qui se trouvait alors au château de Pouts, assistée de deux magistrats. La propriété comprenait une grande bâtisse,  borde, jardin, parc où se trouvait l’église de Silhen et plusieurs champs.

Les différents propriétaires connus sont :
1423 Pey de Couhitte, à Bourtoumiéou de Bidalos, seigneur de Doumy, puis par vente par autorité de justice à
l’ abbé lay de Lucarré, remise en vente par autorité de justice à :
Me Thomas de Meylougaa seigneur d’Arzaas,  avocat.

Famille Labéda
1615-1630. Cession à son petit-fils François Ier de Labéda, seigneur de Cazaubon d’Os, vendu en

Famille Montesquiou
1630-1660 à Antoine de Montesquiou, seigneur de Sen-Pastous
1660-1664,  son fils Gabriel de Montesquiou
1664 Marie de Cardeilhac, veuve de Gabriel de Montesquiou

Famille Labéda
1664-1693 Récupération de la propriété par Gabriel de Labéda, fils de François Ier de Labéda, les trois propriétaires antérieurs n’ayant jamais soldé leur achat.
1693-1738 Jean-François Ier de Labéda, fils de Gabriel
1738-1741 François II de Labéda, frère de Jean-François, seigneur de Cazaubon
1741-1751 Jean-François II de Labéda, fils  de Jean-François Ier
1751 - ? David de Labéda, frère de Jean-François II

Divers
1893 Nobilos, ancien commissaire de Police à Argelès
1903-  famille Coste


 

 Castet de Bern

Castet de Bern

Présence d’une motte féodale en bordure du chemin vicinal joignant Saint-Pastous à Silhen, c’est le Castet de Bern. Quelques pierres de mur subsistent au sommet, au milieu de l'herbe. On peut remarquer quelques trous dûs aux chercheurs de souvenirs.

Castet Bern 3
C'est en haut. Photos J. OmnèsCastet Bern 2

Vue du sommet
Castet Bern 1
                                Quelques traces de murs enfouis dans l'herbe. Photos J. Omnès


 

                                                                                     GEZ-ARGELES

Gez maison
Cette fenêtre trilobée à double colonnette que nous pouvons admirer au Petit musée d'Aucun appartenait à la maison Galan de Gez. Il ya d'autres éléments sculptés qui laisse entrevoir une maison  d'une certaine facture noble. Nous avons retrouvé son emplacement. La maison se situait derrière ce mur à son extrémité. Il ne reste plus aucune trace. Le petit -fils de l'ancienne propriétaire Galan, habite en face, de l'autre côté de la rue. Nous n'avons trouvé aucune photo ancienne.

Gez Galan
La maison Galan était située derrière ce mur, au fond.

Il s'agit de la base recevant la colonne d'une fenêtre géminée. la base est ornée d'animaux sculptés. Coll. privée. La photo est mal prise : sur le dessus il y a un creux rond dans lequel venait s'encastrer la colonne. Il parait qu'il existe une plaquette sur ce domec Galan.


Gez .


                 


                   
                                                                           LAU-BALAGNAS

 


Le château fort dit d’Abillac (ou Abilhlac)

Au quartier d’Abillac près de la D101 menant à Saint-Savin, avec ses restes de tours rondes et carrées, a été rasé en 1963, pour permettre la construction d’une maison. Triste fin pour un château dont l’existence remontait au XIe siècle. Cette demeure seigneuriale devint propriété des moines de Saint-Savin entre 1744 et 1789. La monographie des instituteurs de 1887,  l'évoque comme une vieille  tour dominant le village, dont les habitants la font remonter aux maures. 

Dans l'ouvrage de Lourdes à Gavarnie, 1936,  Raymond Ritter et G Balencié évoquent ces ruines : Un peu plus loin, à quelques 30 mètres et à gauche de la route [celle qui est parallèle à la route pour Saint-Savin]  on aperçoit, drapés de lierre, les faibles vestiges d'un petit château fortifié composés de deux pans de murs, les restes d'u donjon, soudés à angle droit par une tourelle cylindrique et une petite tour carrée"

On ne peut que déplorer la disparition de ces vestiges qui ont marqué notre histoire. Et ce, pour une maison au style et aux coloris douteux, qui malgré sa tour moderne (à la place de l'ancienne ?) ne pourra jamais remplacer le charme indéfinissable de ces pans de murs disparus à jamais.

Castel
 Nostalgie de la tour médiévale ?

Michel Sevrain, dans l'ouvrage Lavedan Pays toy de 1982, évoque avec quelques photos et dessins, la triste fin de ce patrimoine médiéval.
Bernard Pousthomis dans le numéro de 1983, évoque la découverte de poteries anciennes  sur le site, avant la démolition des vestiges. Cette découverte a été classée sous deux rubriques : les poteries communes et les poteries fines. Si avec les premières, la datation s'avère difficile car ces poteries sont identiques sur plusieurs siècles, avec les poteries fines qui évoluent au gré des modes, on peut avancer une fourchette de datation acceptable entre le XVe et le XVIe siècle.
Il est à noter que des poteries identiques ont été retrouvées à Saint-Orens et à l'Escaladieu. 


                                                                                                       LIAS

Lias  Grange avec fenêtre XVIIe siècle

 



                                                              
                                                                     NESTALAS

Le village possède un bâtiment qui pourrait être les restes d'une probable tour médiévale. Face à l'église, de 9, 40 m sur 6, 20 m, elle a été transformée en grange et a servi sous la Révolution de lieu pour le dépôt des doléances. L'ensemble de la propriété avec sa maison a appartenu au siècle dernier à la famille Estaun de Lourdes, elle possède une belle porte en plein cintre fait de mosaïques de marbre, dont de marbre rose du Hautacam et une seconde porte en ogive appelée porte des Anglais. (Informations Estaun). Belles fenêtres géminées dans la rue voisine, rue Bossuet qui était la rue principale du village. Elles sont décorées d'une rosace-fleur au niveau du linteau. Ce décor se trouvant sur deux maisons différentes, il ne sert donc, comme les autres décors de linteau de maison bigourdane, a se différencier des maisons voisines. On peut imaginer, les fenêtres ayant par ailleurs  la même architecture, qu' il s'agit d'un travail de compagnon de passage.
                                                                                                           
 nestalas tour

                                                        Nestalas porte
                                                                               Porte des Anglais


                 Nestalas fenêtre   Nestalas rue principale                                                                          Rue Bossuet, face à l'église    

                               




                                                                        PRÉCHAC


Château d'Areyt
du XVIIIe siècle.  Au-dessus du village de Préchac, belle allée arborée menant an château d'Areyt ou d'Areit. Cette grosse bâtisse composée d'un corps de logis et de deux ailes à un étage surmontées de combles éclairés par des chiens-assis, fut la propriété au XVIIIe siècle, de Louise d'Estrade d'Esterre, épouse de Pierre Vergez. Ce dernier, né en 1733 à Boô fut officier du roi Louis XVI et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il s'engagea dans l'administration révolutionnaire et devint en 1790, vice-président du Directoire départemental. Il aménagea et transforma cette dépendance de la seigneurie de Couhit(t)e qu'il acheta  à Bertrand d'Astaing d'Arzaas, pour en faire la demeure que nous pouvons admirer actuellement. Le  château a reçu la visite du botaniste Ramond de Carbonnières qui y séjourna de décembre 1792 à mai 1793. Homme modéré, il démissionna de la tâche que lui confia Monestier du Puy- de -Dôme pour "purifier" la région. Il termina sa vie comme juge de paix du canton de Préchac. La propriété sera complétée par l'édification d'un moulin à huile de noix.
Les derniers propriétaires lotirent le domaine et vendirent séparément la grange qui se trouve en contrebas sur la droite de la route et la bergerie qui est située dans les hauteurs. Propriété privée ne se visite  pas, mais se loue 6000 € la semaine. Dans le champ, sur la gauche, avant l'entrée présence d'un châtaignier remarquable de 4 à 5 siècles appelé Châtaignier de Ramond


  


                                            Areit 2



   Areyt chateau

 
                                        Areit4
                                           L'arrière avec son kiosque.


Ayret 2 001 3   
 
 Photos de la propriété mis en location par bnbb :  www.airbnb.fr/rooms/1322043
http://www.chateaudareyt.com/
 
Les différents propriétaires

Propriété des d’Estrade
Bernard d’Estrade vers 1730 à 1780
Louise d’Estrade, nièce de Bernard, épouse de Pierre Vergez, de 1780 à 1829
Jacques Bergé inventeur et escroc,  avec coupe du bois de chênes et saisi par la justice du château
Rachat par les Domaines
Guy Burkhardt conférencier international, propriétaire de magasins à l'enseigne Champion de 1984-1985 à X.  Location de la propriété parairbnb, voir photos sur le lien.

   




                                                             

                                                                                    SAINT-SAVIN

L'abbaye de Saint-Savin était au Moyen Âge protégée par un château fort (rue du Castet et du Castillou)  à l'ouest du village. Bâti au XIIe siècle, restauré au XIVe siècle sans l'aide des habitants d'Adast et de Villelongue  qui refusèrent cette corvée, il se dégrada vers le XVIe siècle pour ne rester pratiquement rien de ceux-ci à la veille de la Révolution. Si ce n'est un pan de tour et un bout de muraille qui a été en partie utilisé comme mur pignon pour deux granges.



      Remparts 2 S-S      Remparts St Savin                                                                  
Restes de la porte du château. Photos J. Omnès

Saint-Savin murailles                                                              Utilisation de la muraille pour l'édification de deux granges. Photo J. Omnès

Une ferme fortifiée ? : la Villa Bencus à Saint-Savin
 
Elle est située à l'entrée du village côté Pierrefitte, sur la droite, face au lavoir. La maison porte encore le nom de "villa Bencus". Cette tradition semble confirmer l'hypothèse qu'elle fut construite à l'emplacement de la villa gallo-romaine qui a donné naissance au village de Saint-Savin. D'après les documents du 12e siècle, cette villa était une exploitation agricole. Les traces de tour ancienne (12e-13e siècle) font supposer qu'elle pouvait ressembler à une ferme fortifiée. Des différences d'appareillage, l'apparition de chaînages d'angle délimitant une tour carrée dans la masse de la construction principale, ainsi que des meurtrières encore visibles, laissent à penser que l'édifice, très remanié, date en partie du Moyen Age. Ces parties anciennes sont englobées dans une architecture de type pyrénéen à toitures d'ardoises à pans évasés, agrémentées de balcons de bois et d'ouvertures en bois étroites. Sources ministère de la Culture.
Saint Savin 2Une seconde meurtrière (bouché) se trouve en bas, à droite, cachée par le buisson. Photo J. Omnès
Saint-Savin4  Mur pignon. Photo J. Omnès

Saint Savin 1
Façade principale. Au fond, le balcon. Photo J. Omnès


st Savin
Face à la maison Bencus, maison Renaissance avec une superbe fenêtre.


 

Saint Savin 5 2


                                         

                                                                                           SALLES


Le Manoir d’Arzaas (eth castèth d’Arzaas)

Situé entre le château de Vidalos au nord et de Vieuzac au sud, près de l'église Saint-Jacques, cette demeure fut durant des siècles celle des seigneurs d'Arzaas qui disposaient d'un droit d'entrée aux Etats de Bigorre

Cette ancienne sala (logis seigneurial)  aurait donné son nom au village. La tour carrée du XIIIe siècle de plus de sept mètres de côté, présente plusieurs fenêtres géminées avec coussièges (bancs dans l’épaisseur du mur), éclairant les étages, ainsi qu’une ouverture en meurtrière donnant du jour au cul-de-basse-fosse. Son entrée primitive était en hauteur au niveau du premier étage (entrée aujourd’hui passant par le logis mitoyen). Son couronnement anachronique en béton armé, comme ses planchers sur hourdis, datent des années 1960, quand le lieu avait été transformé en night-club, après avoir été cabaret (1884) et débit de tabac (1902).

La sala médiévale, est une castra mentionnée dès 1285. 
Un mur de soutènement fait de gros blocs sert de substratum à la plate-forme du manoir. Ce dernier, à l'exception de la tour, a été remplacé au XVIe siècle par un logis indépendant de la tour, tel que nous le voyons aujourd'hui ; la porte d’entrée, avec linteau en accolade, lui faisait face. Au siècle suivant, le logis a été modernisé par un agrandissement sur le côté gauche, mitoyen avec la tour. À l’arrière, le bâti a été élargi par une construction sur le rocher. Toutes les ouvertures extérieures du logis datent de cette ultime modernisation.
Les mâchicoulis et les merlons de la tour sont récents. Et, côté ouest, la fenêtre géminée avec voussures et l'étroite baie que se trouve au-dessous seraient des éléments de réemploi. .Nous trouvons la même fenêtre géminée, mais sans sa colonne, sur la façade nord. Réemploi ? 
L’escalier de bois intérieur est du XVIIe siècle. À noter un curieux bénitier encastré près de la porte du logis. 

Les propriétaires

Famille d’Arzaas
Fort Gassie vers 1060
Bernat fils ou petit- fils de Fort, 1136 à environ 1150
Guilhem 1292 à 1306
Douat, fils de Guilhem, 1306 à ?
Pey de Cazaubon en 1391 par son mariage avec la petite fille de Douat d’Arzaas.

Famille Couarraze
Margalida,  fille de Pey épouse Ramon de Couarraze, 1417 à 1438
Austora, fille de Margalida, 1438 à 1480
Assibat, fils de Margalida, 1480 à 1498
Guilhem Arnaut, fils d’Assibat, 1498 à 1520
Jean, fils de Guilhem Arnaut, 1520 à 1573
Jeanne, fille de Jean, 1573 à 1620 environ

Famille d’Abadenc
Jeanne de Couarraze épouse Jean d’Abadenc
Marie, fille de Jeanne et de Jean, 1620 à 1643
Jeanne d’Anti d’Arzaas, fille de Marie et de Pey d’Antin
Elle épouse en 1618 Fabian de La Barrière

Famille La Barrière
Fabian, époux de Jeanne d’Anti d’Arzaas, 1644
Saubat ou Salvat, fils de Fabian, 1644 à 1673
Françoise fille de Fabian

Famille d’Asta (Estain) d’Estampes
Françoise épouse en 1650, Ramon d’Asta (ou d’Estain)
Jean-François, fils de Ramon, 1678 à 1707
Jean, fils de Jean-François, 1707 à 1767
Bernat, fils de Jean, 1758 à 1787
Jean-Paul Barthelemy, fils de Bernat, 1787 à 1789
Vente en 1820 du manoir par le dernier Asta d’Etampes.

Divers
Horgassan, 1820 à ?
Denis Cousté
Jacques Loustau
Catalina Coustié et son époux Jean Bat, de ?à 1884. C’est elle qui transforme les lieux en cabaret-débit de tabac.
Thomas Cazenave Labessan
Jean Bat, fils de Catalina Coustié
Elizabeth Gouarde
Josephine Mouret née Adélaïde Cazenave, 1936 à ?
Elizabeth Mouret, fille d’Adélaïde
Céline Lousteau, 1956 à 1966, transformation en nigt-club
Gérard Léon Laurent Dessay, 1966 à 1976
Alphonse Marcel Peluhet et son épouse Paulette Raymonde Cayrey, 1976 à 1995
Albert Danjau et son épouse Renée Nourry, 1995



  





 

 
     Salles fenêtre
      Le chapiteau de la colonne est plus petit que la tombée du linteau, colonne en remploi ?


     Salles fenêtre2 

Salles  fen.détail
Fenêtre latérale. Détail du châpiteau dont les traces de sculpture ne correspondent pas à ceux de la retombée du linteau. Photos J. Omnès
             


   Arzaas salle    

    Arzaas coussiège

                                                       Sala à l'étage et fenêtre à coussiège donnant sur la fenêtre géminée

Arzaas enrtrée
Entrée de la tour par l' escalier du XVIIe siècle.

                                                                                  DANS LES ENVIRONS DE SALLES

Salles lhiver


Une maison noble- ferme fortifiée ?

Sur l'ancien chemin du Bergons se trouve un complexe de ferme-ruines et des traces d'un moulin en contrebas qui laisse supposer, vu l'emplacement et les détail architecturaux, qu'il s'agit d'une très ancienne propriété d'origine médiévale, modifiée à la Renaissance. Vu son emplacement au sommet d'une falaise  proche du gave et sur la route des incursions des Béarnais, voleurs de bétail, on peut penser qu'il s'agit d'une ancienne ferme fortifiée protégeant le village de Salles. À ce jour nous n'avons trouvé aucun document à son sujet.
D'après certains locaux, c'était un passage obligé par lequel on passait avoir accès au Béarn en payant une taxe. Pour d'autres, c'était un ancien moulin fortifié, dont le bâtiment en ruine, au-dessus, servit également de scierie. L'eau venant d'un canal de dérivation, était censée passer par les deux ouvertures en arcades. Voir le plan, ci-dessous. Il ne reste plus de trace de ce canal.


.Salles falaise
La ferme et ses annexes en ruine se trouvent sur un replat dominant une falaise. Au bas de celle-ci, le Bergons et les ruines d'un moulin. 

Le bâtiment encore en état possède deux ouvertures plein cintre, celle-ci est la plus ancienne. Présence de deux fenêtres de tir murées des deux côtés de la fenêtre. Vu un départ d'escalier de l'autre côté, on peut imaginer que la maison avait un étage.

Salles maison 1 Salles linteau

Belle ouverture Renaissance. À droite, linteau avec deux gravures rares : entrelacs et deux cercles

Salles porte1 Salles entrée

Façade principale, sur le pilier droite de cette entrée partait une nouvelle arcature avec une seconde porte qui donnait probablement accès à l'étage de ma partie droite (ex-partie d'habitation), par un escalier de pierre dont il reste quelques soubassements, à droite de la palette en bois. Sur la photo de droite, encoches de la serrure médiévale.

Salles détail entrelacs Arras
Motif de décoration du linteau d'une des fenêtres. On peut le retrouver sur un chapiteau du château médiéval d'Arras-en- Lavedan, photo de droite.

Salles fenêtre détail  évier
Détail d'un linteau, coeur renversé. Evier de pierre dégagé des ronces. Photos J. Omnès


Salles intérieur
Intérieur du bâtiment

salles moulin
Le moulin fortifié correspond aux photos ci-dessus

  Salles bas   Terrain du bas proche du torrent, restes d'un moulin ?


                                                                                              SÈRE-EN-LAVEDAN

Les restes d’une tour du XIIIe siècle (1285), avec une cave voûtée. Le fief noble de Sère était vassal du vicomte du Lavedan. Il est située à gauche de l’église, à droite, derrière la belle maison de maître de 1864, aux cheminées à décor peint. Cette demeure a remplacé un logis seigneurial du XVIe siècle, dont quelques éléments lapidaires sont visibles, scellés dans les façades des communs. Tout cet ensemble, avec l’église, forme une agréable place. Le dernier habitant du château fut le seigneur de Sère (seigneurie de La Péna), Charles-Alexandre de Boussis. Après son émigration en 1792, suite aux conséquences néfastes de la Révolution, son domaine fut vendu à un certain Joseph Abbadie. Ses successeurs démolirent au XIXe siècle, l’une des deux tours et les corps de bâtiments pour édifier la maison visible actuellement.
La tour actuelle a été élevée sur un roc qui tombe à pic du côté du Bergons. L'historien A. Saint-Paul l'a décrite ainsi :"Le donjon de Sère paraît à peu près contemporain de celui de Vidalos, mais il en diffère quant aux dimensions et aux dispositions intérieures. Il peut compter parmi les plus grands de son époque ; sa longueur, à l'extérieur est de 8 m.14 , sa largeur de 6 m. 42. Ses murs ont une épaisseur de 1m 82 . Le rez-de-chaussée est vouté en berceau : on y pénètre par une large brêche..." Dans l'une de ses séances en 1859, l'Académie des H-P écrit à propos de Sère : " M. Laffont, curé de Gez-Argelès  signale un vieux fort dont la tour à créneaux existe encore.  On y montre un escalier en marbre que personne n'ose descendre. Ce fort avait été construit par les Templiers. Dans sa chapelle, qui sert d'église à la commune, on voit leurs armoiries à gauche de l'entrée. La porte en est remarquable par les colonnes et les sculptures. On retrouve encore des sculptures dans la maison de paysans qui a été bâtie à la place du fort". Au sujet de l'origine templière du château, nous n'avons trouvé aucune source. Avec ce texte nous apprenons que l'église paroissiale était en fait la chapelle du château, mais la date de la disparition du fort remplacé par la  "maison de paysans"ne correspond pas à celle indiqué  dans une liste des différents propriétaires qui est plus tardive : 1864. Voir ci-dessous.


  . Photo J. Omnès
Tour médiévale, à l’arrière droite


château Sère
La tour. Photo J.Omnès

Sere 2 1   Sere 4 e

 Sere 2 2 Sere5
Un sous-sol ? Des fouilles sont en cours. Photos J.Omnès


Les différents propriétaires

À l’origine, nous avons la maison de La Pèna
Le premier Garcie Arnaout de La Pèna  vers 1280 à Jeanne de La Pèna 1555.
Puis la famille Baradgin (Barège)
François Baradgin, époux de Jeanne de La Pèna, de 1555 à 1568.
Le dernier de la famille, Alexandre de Barège, de 1696 à 1768. Il n’a pas de descendance.
Les biens passent au neveu Laurens, famille  de Boussés de Lagrange
Le dernier, Charles- Alexandre de Boussés, époux de Jeanne Despourrin, de 1709 à 1795, confiscation des biens par la Révolution. Charles -Alexandre craignant pour sa vie avait émigré fin 1792.
Joseph Abadie de Sère, 1795 à X
Achat  en 1864, par X pour être remplacé par une maison avec conservation d’une tour (la ruine actuelle).
Mr Cantet de 1905 à
Jacqueline Cantet de Mérignac et son fils François qui restaure la tour.


                                                                                    
                                                                                   SOULOM

Fenêtre qui semble un réemploi, mais dont nous ignorons la provenance

 Soulom       Soulom fenetre
À gauche, un joueur de flute à bec à côté d'une chèvre.  Photos J. Omnès

volatile 2.  Panneau du bas à droite : un volatile. Photo J. Omnès

 


 

                                                                                               VILLELONGUE
La Maison d'Arbouix


Villeleongue Photo J. Omnès

Il s'agit de la maison dite d'Arbouix, originellement Arbox. Avec son beau porche en anse de panier, elle a appartenu au notaire du village, puis à sa soeur qui la vendit en 1614, à Jean et Sébilia La Trescheyrie. Ils prirent le nom d'Arbouix et leur descendance par alliance nous mène à Jean de Rousille, gouverneur du château fort de Lourdes, à Joseph Lamothe, notaire à Lourdes et à Jean Daure, Conseiller et receveur du roi à Lourdes également. Le porche date de 1668, il est marqué des initiales PA pour Pierre d'Arbouix, petit-fils de Jean.Arbouix


Canton d'Aucun        

                                                                  ARCIZANS-DESSUS

Présence d'une maison gothique. C’est la maison en face de la fontaine, au large porche et à la fenêtre géminée dépourvue de ses colonnettes. Sur le linteau historié vous découvrirez l’image classique  de l’arbre sur lequel broutent deux chèvres. La réfection de la route n’a pas tenu compte de ce trésor architectural.

Maison noble Arcizans-Dessus

Arcizans-Dessus rebord 001 3 À gauche, l'arbre de vie et ses deux chèvres


 
                                                                                               ARRAS-EN-LAVEDAN 


Le château ou Castet Naü d’Azun 

Il a été édifié par le comte de Bigorre à l’entrée du val pour se protéger des envahisseurs béarnais ou aragonais (tout en surveillant ses sujets…). Il est mentionné dès 1260, ce qui correspond à l’architecture des parties anciennes. Mais il a été construit sur l'emplacement d'un château encore plus ancien, d'où son nom de Castet Naü. Il comprend une enceinte polygonale protégée par un escarpement naturel, mais aussi un fossé en eau. Annexé un temps, en 1360, à la couronne d’Angleterre, pendant la guerre de Cent ans, il sera repris en 1404, après le château Sainte-Marie de Luz, par le comte de Clermont, Jean de Bourbon, vassal du roi de France, aidé d’Augé de Coufitte (Auger Coffite) de Barège et des Azunais (300 hommes d’armes et 150 arbalétriers). C’est après la prise que le donjon circulaire central sera complété par une tour carrée flanquant le sas d’entrée ; tandis que l’enceinte sera surélevée et crénelée.

Ruiné et abandonné depuis des centaines d’années ; des corbeaux et autres éléments ont servi au XIXe siècle à la restauration de la tour de Vieuzac à Argelès. Il avait disparu sous la végétation quand, en 1996, un archéologue de Lourdes a décidé de le racheter pour le restaurer scrupuleusement. Beau travail sous le contrôle des Bâtiments de France. Visite possible l’hiver pendant les travaux. Accueil sympa. Élevage d’ânes dans le parc boisé de 3 ha.

donjon 001
                                                     Avant les travaux. Photos Jacques Omnès 



Arras le château. Photo J.Omnès

Arras vue sous la neigeVu sous la neige février 2015

    Arras                                                                                                                                                                                                                                                                                           
Arras, le donjon. Photo J. Omnès                                                                                                                                                                                                          

    Arras poterne  détail Arras                                                                                                                                                                
                                                           
 Poterne. Photos J. Omnès                                                                                                                                                                                                                                             

  febusmefai      Château d'Arras, « omnes m’a fait », le dessin est une réplique aux armoiries près, d’un château de G. Fébus. 
château Arras Arras fenêtre
Plan du château réalisé par R. Ritter, 1936.   D'après le propriétaire, la première porte entre ce mur et la tour carrée devait  être oscillante sur un axe horizontal fixe.  
  
                                    
Les  principaux propriétaires
Le constructeur supposé : Centot III comte de Bigorre, de 1163 à 1177. Lui succédèrent : 

Estiénéta, sa fille, de 1177 à 1191.
1191-1251 :  Jean de Castelnau ?
Esquibat de Chabannes, de 1251 à 1283, petit fils de Pétronille (Peyrona) de Bigorre.
Constance de Moncade, de 1283 à 1292.
Philippe le Bel et Jeanne de Navarre, de 1292 à 1305.
Louis X le Hutin, fils de Jeanne, de  1305 à 1316
Charles le Bel, frère de Louis X,  de 1314 à 1328.
Philippe VI de Valois, de 1328 à 1350.
Jean, ? de 1350 à 1360.
- La couronne anglaise après le traité de Brétigny dont :
 Edouard III, de 1360 à 1377.

 Richard II, de 1377 à 1399.
Henri IV, de 1309 à 1404.
- La couronne de France récupère le château avec :
Charles VI, de 1404 à 1422.
 Charles VII, de 1422 à 1426.
- Il est cédé aux héritiers d’origine avec :
Jean de Foix et Bernat de Coarraze, de 1426 à 1445.
Jean Ier de Coarraze, de 1445 à 1470.
Bernat II de Coarraze, fils de Jean, de 1477 à 1510.
Jean II de Coarraze de Bernat, frère de Bernat, de 1510 à 1537.
- La seigneurie passe de la famille des Coarraze à celle des Castelnau de Laloubère avec :
Claude de Castelnau de Coarraze, de 1537 à 1563.
Jean de Castet Nau de Coarraze, fils de Claude ,de 1563 à 1580.
Etienne Ier de Castet Nau de Coarraze, frère de Jean, de 1580 à 1642.
Etienne II de Castelnau de Coarraze de 1642 à 1678.
Jean-François de Castelnau de Coarraze, de 1678 à 1704.
Rogé César de Castelnau de Coarraze, fils de Jean-François,  de 1704 à 1731.
Henri- Philippe de Castelnau de Coarraze Pontacq, de 1731 à 1733.
Jeanne-Françoise de Castelnau de  Laloubère et son époux Ramon de Palarin, de 1733 à 1757.
- Propriétaires divers avec :
Samuel Eymar seigneur de Palaminy, de 1757 à 
Guichar d’Arras et retour aux Palaminy, de  à
Etienne Antarriéou qui vend les corbeaux en 1879 à Monsieur Alicot d'Argelès
Antoine Latapie Hour, de       à 1891.
Sabine Latapie Montagnez, de 1891  à 1905.
Louis Montagnez, fils de Sabine, de 1905 à
Marcelin Dominique Montagnez et Marie Elisabeth Dioze de Marsous à
Jean-Baptiste Anclades et Léonie Peydomec d’Arras,  en 1932. 
Lucien Lavit époux Anclades, de  1932  à  1996
Jacques Omnès de Lourdes achète en 1996,  les ruines et les terres environnantes à Isabelle Lavit-Cayrey .

Découvertes 2014
Si Jean Bourdette (1907) situe l’édification de ce  château comtal au XIIIe siècle, le baron Jean-Paul-Isidore de Castelnau, dans ses Preuves de la noblesse (1782) la situe à 1244, sous la gouvernance  de Messire Jean de Castelnau. (D'après notre liste ci-dessus la construction serait antérieure) Or, il se trouve que le propriétaire actuel, afin d’aider la réalisation d’un mémoire de fin d’étude d’un étudiant en archéologie médiévale de l’université de Pau, Rémi Laffont, a réalisé avec ce dernier, une analyse des quelques  166 pièces de monnaie découvertes lors des travaux de rénovation.

Il se trouve que les pièces plus anciennes datent de saint Louis (Louis IX 1224-1270).  L’intérêt de cette étude est de nous dévoiler les différents occupants du fort  à travers les siècles. Si nous trouvons nombre de monnaies françaises, béarnaises, navarraises aragonaises et, anglaises, le plus étonnant est la présence de pièces portugaises. On peut penser que lorsque le roi d’Angleterre envoya des troupes au Portugal afin d’aider Jean à devenir roi du pays, sous le titre Jean 1er, les 600 vétérans anglais de la guerre de 100 ans revinrent vers 1384, en Aquitaine devenue anglaise depuis 1360, ils étaient accompagné de soldats portugais qui occupèrent les nouvelles places fortes d’Edouard III et de son fils le prince de Galles,  plus connu sous le nom de Prince Noir.
Ici les plus vieilles pièces trouvées à gauche : Louis IX et les deux à droite Philippe IV. Photos J. Omnès

pièce 001
Ps pour ceux qui sont intéressés voir le dossier sur le bulletin de la SESV no 45 (2014)

 
Deux autres "châteaux" 

Le village était également  le siège de deux autres constructions fortifiées, proches de véritables châteaux. L'un de ces châteaux dit de Montpellier ou de Montperlé ne possède plus aucune documentation à son sujet. Nous savons seulement que son propriétare était vassal des vicomtes du Lavedan. Avant l'an 1000, le seigneur de Montperlé, d'Arras, possédait les terres dites de Sirèch (Sireix) ; il les donna en fief à des cadets et cadettes d'Arras qui voulaient s'y établir. Cette colonie est à l'origine du village de Sireix.  Son emplacement n'a pas été retrouvé. Certaines personnes du village interrogées pensent qu'il se trouvait de l'autre côté du gave d'Azun sur les terrains Garcie. A vérifier. Il a été habité en 1408 par Aougé d'Arras.
L'historien R. Ritter évoque à tort la tour cylindrique, à côté de l'ancien presbytère, mais sans être sûr qu'il s'agisse de l'emplacement recherché. Cette tour de l'abbaye laïque a été un moment transformée en pigeonnier.  Il est probable qu'elle appartenait à la maison des abbés laïques du village.

Le château : Doumec d'Arras 
La seconde maison fortifiée est celle dite de Doumec. Son historique a été évoqué par Annette Parrou dans la revue de la Société des 7 vallées, Lavedan et Pays toy, no 1977. Il s'agit de la maison ou Doumec des seigneurs du coin, les Mayouraou. Sur l'emplacement du château primitif, nous savons que les Mayouraou ont élevé un castel avec donjon, ce qui donna au lieu, le nom de Doumec d'Arras. Les Mayouraou émigrèrent vers 1650 à la maison de l'abbé laïque, évoquée ci-dessus et donnèrent en afièvement avant 1654, leur château, aux Harcentut. Ce détail est connu car il a été retrouvé à Sarrouilles, le tympan de la porte d'entrée avec l'inscription: "Peu et paix. Pierre Horcentut, 1654" Ce qui signifierait que lorsque l'on se contente de peu, on a la tranquillité.
Transformé en partie en école, à la veille de la Révolution, abandonné vers 1830, le château, sauf la tour, fut alors démoli. L'imposte de la porte partit à Sarrouilles. Puis, la tour fut démolie en 1890. Les matériaux servirent à construire l'école du village. Le dernier occupant du site, Jean Nogué restaura ce qui restait de pan de mur et éleva sa maison sur l'emplacement. Il se dit que le triplex à animaux domestiques se trouve sur l'emplacement de la tour carrée. On peut toujours visiter l'endroit, avec un peu d'imagination... Il s'agit de la maison Barbère dans le bourg (cadastre 757).


  Arras doumec
Tour de l'abbaye laïque évoquée par R. Ritter.   Mine de plomb représentant les ruines du doumec. Photos J.Omnès
Doumec dArras
Emplacement du doumec d'Arras. La tour se trouvait devant le poulailler (à gauche de la maison, dont les pierres d'angle ont été récupérées sur les ruines du doumec). Photo J. Omnès


Dans le village, autre doumec, dit de Granhou, avec sa porte cochère du XVe siècle, composée d'un arc en ogive, doublé d'un arc en plein cintre.

Arras maison
                   
Doumec de Granhou. Photo J. Omnès

L'abbadiale-sa tour
Il ne reste de l'ancienne abbaye laïque que la tour dont on peut voir la photo ci-dessous. Nous savons qu'ont habité dans le manoir transformé en presbytère, puis en siège d'association culturelle, les Abbadie jusqu'en 1391, puis les Arcizans jusqu'aux environs des années 1500, puis les Mayouraou comme déjà mentionné, les Castet, les Salles et enfin les Parages jusqu'à la Révolution. En revanche, la tour cylindrique est toujours debout, de 8 mètres de haut, avec des murs de 2 mètres d'épaisseur, elle a encore fière allure, malgré le fait qu'elle ait été abaissée et surmontée d'un toit à huit pans posé ultérieurement. L'ouverture supérieure a été tronquée par l'avancé du toit. La salle basse visible par une porte à l'est est voûtée, elle est surmontée par deux baies perpendiculaires superposées, dont la plus haute a été tronquée comme mentionné.

Arras tour Arras tour
Tour de l'abbadiale, l'intérieur. Photo J. Omnès

Arras 1 Belle maison ancienne XVIIe ?





                                                                                              AUCUN

 

 

Maison fortifiée d’Aucun

À l’entrée du village, la tour du XVe siècle à triple meurtrière est ce qu’il reste de l’ancienne maison fortifiée, probable commanderie des Templiers, chargé de protéger le pays des invasions des voisins du Sud, Bandoulets ou Miquelets. Les corbeaux supportaient les latrines en encorbellement. Son origine remonte au Haut Moyen Age. Aucun est mentionné en 1285 comme castra (château) et villae (village). La présence militaire noble est confirmée par un acte de 1314. Certains érudits, dont Patrick Ferrant d’Arrens, pensent que cette tour indatable a dû être réduite dans sa hauteur, car de par l’orientation des fenêtres actuelles aucune ne peut donner sur la tour qui se trouvait (reste des ruines) entre la commanderie et la tour du château d’Arras, indispensable au réseau de communications via les tours dans le pays jusqu’au château de Lourdes. Les restes de la fenêtre manquante sont probablement ceux qui se trouvent devant l’église : fenêtre historiée. La tour actuellement mesure 6, 70 m.

 

 

 

 

Lors de sa restauration par Jean-Marie Prat, le charpentier d’Aucun, ont été découverts des traits gravés dans la pierre sur des corbeaux de porte qui attesteraient d’après lui, l’appartenance de la maison à l’ordre des Templiers : le sceau de Salomon (étoile à six branches) et une croix à boules qui serait le négatif de la croix templière. La maison a été au XIX siècle, une auberge au nom de O 20 100 O (au vin sans eau).

 

 


 

 



 

 


Maison fortifiée d’Aucun. Photos J.Omnès

Aucun

Aucun maison

Maison  XVIIe siècle (fenêtres) et sa bouche à feu (en bas), elle est située derrière le Petit musée. Photo J. Omnès


Aucun maison XVII 1      Aucun maison XVII 2                                     
Belle maison VXVI-VIIe siècle ?, en face maison Domec, dont il reste ce linteau trilobé

Aucun maison XVII s
Dans la même rue, corbeaux et sculptures arcade en accolade


 

                                                                                   GAILLAGOS

Maisons gothiques, dont la « maison de l’ange », avec ses petites ailes décorant le linteau de la grande porte en ogive. À l’étage, présence d’une fenêtre géminée à deux colonnettes (celles-ci ont disparu) fermée par un peu esthétique volet en contreplaqué. Archère murée.

                                       Gaiilagos                                            
Photos J.Omnès

Traces de l'ancienne résidence seigneuriale ?

En contrebas de l'église, nous avons des traces de murs qui laissent penser qu'il s'agit de l'emplacement d'un ancien château du seigneur local. L'enceinte supposée, toute couverte de lierres et de ronces entoure un terre-plein  bien dégagé depuis peu. Le tout domine la vallée. Il reste même quelques pierres taillées, dans ce qui pouvait être l'entrée.
Comme un mur d'enceinte, ces ruines ne possèdent aucune ouverture et leur longueur ne laissent aucun doute, il ne peut s'agir d'une ancienne ferme ou grange.
Aucun document, aucune étude ne nous sont parvenus à ce jour. Et la mémoire des locaux est totalement vide sur  ce sujet. À suivre...

Gaillagos emplacement

      Gaillagos enceinte
                                                                              Photos J. Omnès

Gaillagops entrée   
            Entrée supposée                                                       


Canton de Luz-Saint-Sauveur


                                                                        GÈDRE

Gèdre possédait jusqu’aux années 50, une tour médiévale (comme la tour du moulin de Lourdes) qui servait de clocher à l’église construite en 1627, probablement sur l’emplacement d’une église plus ancienne. Cette tour, unique vestige historique, a été rasée pour faire place au monument aux morts actuel.
Les érudits locaux la datent du XVe siècle. Il est probable qu’elle succède à une tour plus ancienne ou qu’elle a été réaménagée au XVe siècle avec des ouvertures plus amples. Probable tour de guet, elle appartenait donc comme l’église, à l’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean-de- Jérusalem,  créé en Palestine en  1099, pour la protection et l’accueil des pèlerins.  D’après Jean Bourdette, l’ordre était présent à  Gavarnie et à Lourdes (tour de Guigne) en 1144.

Ne subsistent que quelques photos et un texte provenant des commissaires de l’Ordre des Hospitaliers de Saint- Jean venus en 1638, faire un relevé de leurs propriétés dans la région.

Dans ce texte du commissaire de l'Ordre on peut lire :

 «  Au-devant de ladicte porte [celle de l’église], il y avait une tour supportée par un costé sur les murailles de l’église, de l’autre par des pilliers de pierre avec trois arceaux de mesme pierre que le bas, servant de porsche et le haut du clocher a deux estages. Le premier est une petite chambrette de deux cannes de long et douze pans de large, il y a une petite cheminée de pierre et trois fenestres de trois costés avec leurs fermures. La porte pour y entrer est du costé de la tribune. L’autre estage a quatre fasces, deux fenestres de chaque costé avec une cloche. Le couvert est faict d’ardoises… »


tour Gèdre  Tour Gèdre
La Vieille tour, on y remarque les traces d'ancrage de l'église sur le mur de droite. L'église est derrière
 

                                                                       LUZ-SAINT-SAUVEUR

Le château fort de Sainte-Marie

Ses ruines dominent encore le bassin de Luz. Pour y accéder, laissez la voiture devant l’ancienne gare (hôtel Terminus) ou plus loin à côté de l’hôtel Montaigu. Départ du sentier bordé de buis, à droite du jardin de montagne de l’hôtel Montaigu. C’est à 20 minutes de marche. Au sommet de la colline, belle prairie avec aire de pique-nique et source d’eau potable. Superbe vue à 360° sur les vallées. Le soir, les ruines sont éclairées.

Son enceinte protégeait des bâtiments en appentis aujourd’hui disparus. Seule subsiste  la partie orientale avec au nord un donjon carré de 12 m de haut, flanquant l’entrée - grande porte romane - qui devait être, semble-t-il, précédée d’une barbacane. Au bord du précipice, au sud, une seconde tour, ronde de 10 m de haut avec des latrines en encorbellement, en forme de mâchicoulis. Cette tour communiquait avec la précédente par une courtine, mais aussi côté sud-ouest dont le mur a disparu par un chemin de ronde.

Ste Marie 2  Ste Marie 3
                                                                                        Vue par Victor Hugo

Historique :

Il fut construit par le comte de Bigorre avant 1278, probablement pour protéger la vallée des incursions aragonaises, tout autant que des actes d’indépendance des Barégeois. Le donjon daterait de 1180. Au début du XIVe siècle, il est occupé par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Pendant la guerre de Cent Ans, il passe après le traité de Brétigny (1360) sous le parti anglais avec Jean de Béarn, gouverneur de Lourdes. Puis, il est repris en 1404 (en même temps que le château d’Arras) par le comte de Clermont, aidé des Toys (Barégeois) commandés par Augé de Coufite (ou Cofitte). Durant cette guerre de Cent Ans, il servit pendant « l’occupation anglaise », à plusieurs reprises, de repaire pour la soldatesque transformée en brigands de grands chemins ; un peu comme les Compagnons de Lourdes. Avec une particularité : un de leurs chefs était un Cagot (c’est ce que dit la légende).

Le château fort perd de l’importance à l’apparition des bombardes. Au XVIIe siècle, propriété de l’abbaye de Saint-Savin, il est déjà en ruine. Après la Révolution, il est transformé en grange. En 1843, il reçoit la visite de Victor Hugo, qui l’immortalise par quatre dessins. Aujourd’hui, propriété privée, il est sous la gestion d’une association municipale qui l’a fait restaurer en 1988. Visite libre. Vue sur la vallée.

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 Château Sainte-Marie. Photo J. Omnès


Sainte Marie
Vue de l'usine hydroélectrique

 Luz fenêtre  Belle fenêtre romane à besants, rue Sainte-Barbe


Luz le Barèges








Luz mairie 2

La mairie, hélas des bâtiments annexes ont été rajoutés aussi bien devant que derrière, détruisant sa belle harmonie.

Luz marie

Façade arrière de la mairie donnant sur les jardins


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adast le château de Miramont est occupé

- A l’origine par les vicomtes du Lavedan

Mansion Loup, premier vicomte du Lavedan vers 910-940.

- Puis par la famille des Lavedan de Beaucens, avec

Arnaud de Lavedan, dit d’Aragon de 1145 jusqu’en 1340, avec Arnaud III de Lavedan.

- Vient ensuite la famille de Miramont, avec

Guilhem 1er de Miramont jusqu’à Bancaflou de Miramont, fille de Ramon–Arnaut, qui, en 1480, avec son mariage avec  Serres change de famille.

- La famille de Serres avec

Jean-Aymeric de Serres, époux de Bancaflou, de 1480 à 1505.

- Pour passer à la famille d’Antist,

par le mariage de Jeanne de Serres avec Jean 1er d’Antist en 1505, jusqu’en 1653 avec le mariage de Marie-Jaquéta d’Antist, fille de Gabriel II d’Antist avec François Gaston de Foix.

- Famille de Foix avec Gaston de Foix en 1653, qui vend la maison au notaire d’Arrens, Pierre Lamarque en 1656.

- Famille Lamarque avec

Pierre Lamarque, pour passer à la famille de son petit-fils Dominique Caubotte en 1677.

- Famille Caubotte de Miramont jusqu’en 1692, quand Marie-Gabrielle Caubotte épouse Pierre Despourrin, abbé laïc d’Accous.

- Famille Despourrin (s) ou Despourri avec

Pierre Despourrin, époux de Gabrielle Caubotte de Miramont en 1692, jusqu’à Cyprien-Joseph qui décède dans le manoir en 1837. C’est Cyprien Despourrin, seigneur de Miramont de 1729-1759, qui donna au domaine l’aspect actuel après d’importants travaux.

-Divers

Vente du domaine par les héritiers Despourrin en 1840, à Abbadie Gay de Sazos.

Jean-François Calot d’Arrens, chirurgien de 1906 à 1943.

Il devient propriété de Jacques Chancel, animateur de télévision en 1970-71.