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  bellanger 2     Aigle Sassis     broche 001     Erick Vuilier

                              DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Suite aux disparitions et vols d’objets et de statues qui ne cessent  de se développer dans notre département, j’ai pensé qui serait utile de réaliser un catalogue de ceux-ci, avec si possible, des photos et un maximum de renseignements glanés.
Beaucoup d’objets ont disparu il  y a un certain temps, mais souvent, vu leur valeur ils n’ont pas disparu pour tout le monde. Mais il  peut s’agir parfois de simple oubli lors de déplacements qui ont duré dans le temps.
Bien sûr, toute info sera la bienvenue à l’adresse suivante Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 06 23 64 03 15.
Espérons qu’ensemble nous arriverons à sortir de l’oubli quelques pièces de notre patrimoine.



 DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Objet : statue d’une Vierge assise à l’Enfant et à la pomme (ou au monde)
Lieu : Salles, entrée du cimetière
Matière : sculpture sur bois
Dimension : inconnue, environ 60 cm
Datation : médiévale, XIVe siècle
Références ouvrage De Lourdes à Gavarnie de R. Ritter 1936.
Remarques : elle devait se trouver dans la niche du portàu du cimetière  d'après une confidence faite au conservateur départemental des antiquités et objets d’art.;
Photo : oui, Balencie ou Ritter

Analogie : Elle ressemble fortement à la Vierge d’un oratoire  de Bordères-Louron qui se trouve à la maison Benque. Une vierge d’Estarvielle peut nous indiquer que la pomme pourrait être un globe qui aurait perdu sa croix.


  Salles vierge Vierge disparue de Salles

estarvieille statue maison Benque XIVe
Vierge à la pomme d'Estarvielle                                                        Vierge de Bordères-Luron




DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Objet : statuette porteuse de la Paix

Lieu : Lourdes square Bouillot, monument aux morts de la guerre d’Afrique du Nord de la FNACA
Matière : bronze
Dimension : inconnue, environ 50 cm
Datation : 2003
Date de la disparition : vol en avril 2012
Référence : Œuvre du sculpteur bagnérais Erick Vuiller
Remarque : a été arrachée de son socle en pierre de Lourdes et remplacée  en toute discrétion par un petit monument en marbre de chez Voldoire.

Photo : oui-http://www.erickvuillier.com/

Erick Vuilier Photo Loucrup 65




DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Sassis : statue de l’aigle
Lieu : Sassis fontaine
Matière : bronze
Dimension : dans les 40 cm de haut
Datation : environ 1994
Date du vol : janvier 2016
Référence : Œuvre du sculpteur J-J Durancet. Elle a été réalisé grandeur nature, selon les cotes d'une femelle du donjon des aigles (la femelle est plus grosse que le mâle). 
Remarque : a été arrachée de son socle représenté par un rocher décorant la fontaine du village.
Photo : oui, J. Omnès, Loucrup65 et J-J Durancet

AiglePhoto J-J Durancet

Aigle Sassis fontaine sassis
Photo Loucrup65.                                                      Photo J.Omnès l'aigle à gauche, a disparu




DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION Objet : Buste de Cyprien Despourrins  

objet : buste en bronze
Lieu : Argelès-Gazost, devant le château d’Ourout après avoir été à l’emplacement  de l’actuel monument aux morts réalisé en 1923.
Dimension : inconnue, environ 60-70 cm.
Datation : 1896
Date disparition : 1939 
Référence sculpture : Henri Nelli  (1834-1903)
Remarque : d’après le site Loucrup65, le buste aurait été fondu par les Allemands pendant la guerre (récupération des métaux). D'après des Argelésiens, le buste aurait été dérobé pendant la guerre (on l'aurait aperçu dans un hôtel de Lourdes) et aurait été exposé par la suite dans la cour d'un restaurant des environs de Bartrès. Suite à mes propres recherches il aurait été un temps dans le parc de l’ITEP-Astazou route de  Bartrès. Rendu sur place, le parc n’abrite aucune statue. Le Mystère demeure.

Photos : oui, site Loucrup65
Analogie : les œuvres d’Henri Nelli

Cyprien Cyprien 2
Buste de Cyprien devant la château d'Ourout. Clichés Loucrup65





DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION

 
Dimension : 1, 70 X 0, 60 m
Datation : fin XVIIIe siècle
Date disparition : 1995
Référence : peintre inconnu
Remarques Cette peinture provenait de l’église des Cagots duObjet : toile peinte représentant saint Jean-Baptiste
Lieu : crypte de l’église paroissiale de Lourdes
 quai Saint-Jean. Elle fut offerte par la propriétaire des bains Saint-Jean à l’église paroissiale de l’époque. Information provenant d’une lettre d’un Lourdais au colonel Mondon, président de la société d’étude des Comminges (1). Ce tableau, un temps entreposé dans la chapelle du château, après la démolition de l’église paroissiale (environ 1906) fut déposé dans la crypte de la nouvelle église paroissiale avec un second tableau de même dimension représentant saint Roch, pour en sortir afin d’être restauré. Ils ne revinrent jamais. Mais nous savons qu'une demande de devis de restauration a été prévue lors du conseil municipal du 21 décembre 1995, en vue d'une demande de subvention. Ces toiles avaient été en partie brûlées en 1986 et lacérées en 1994. Des recherches ont été effectuées en 2014 par Thibaut Loriot de Rouvray, le curé Duhar et Jacques Omnès, en vain.

CM du 21 décembre 1995, question n°17, 
"Eglise paroissiale du Sacré-Coeur : restauration de deux tableaux" rapporteur M. Cabos.

La délibération reprend le projet de délibération :
 "Deux tableaux du XVIIIe siècle représentant Saint Roch et saint Jean Baptiste, exposés depuis plusieurs années dans la crypte de l'église du Sacré Cœur, ont subi diverses dégradations liées à des actes de malveillance.
 Il est indispensable de réhabiliter ces deux œuvres avant de les exposer à nouveau dans un espace protégé de l'église paroissiale.
  
Après consultation réalisée par Madame le Conservateur des Antiquités et Objets d'Art des Hautes-Pyrénées, il est proposé de retenir le devis établi par l'atelier JM. Primersky de Bize, pour un montant de 40.450 Francs hors taxes.
 Avant d'engager les travaux de restauration, il convient de solliciter les aides financières de l'Etat, de la Région et du Département pour cette opération.
 Après avis de la 1ère Commission, les membres du Conseil Municipal, à l'unanimité : 
1°) adoptent le rapport présenté, 
2°) décident de faire procéder à la restauration des deux tableaux de l'église paroissiale du Sacré-Coeur pour un montant total de 40.450 Francs hors taxes.  
3°) sollicitent l'aide financière de l'Etat, de la Région et du Département pour cette opération et adoptent le plan de financement correspondant,
4°) autorisent Monsieur le Maire à signer tout document relatif à cette question"
  
Copie transmise à Mme Marcos, CAOA
Archives H-G.

Photos : oui,  Thibaut Loriot de Rouvray

Saint Jean Saint X
Saint Jean                                                                                         Saint Roch. Photos Thibaut Loriot de Rouvray



DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION Objet : statue de pierre

Lieu : Villelongue dans une montjoie
Dimension : 40 cm
Datation : environ second siècle avant J-C
Date disparition : 1973
Référence : statuette d’une divinité païenne, christianisée en sainte Agathe
Remarque : Une copie a été réalisée à partir de photos par le sculpteur J-J Abdallah.

Photos : oui , R. Coquerel et Guy Trousselle

Montjoie Agathe Ste Agathe
    Photo R. Coquerel



DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION
  
Objet : Menhir -Pierre dressée
Lieu Poueyferré au lieu-dit des Peyrasses
Dimension environ 1, 70 m
Datation -3500-4000 avant J-C
Date disparition : 2014
Références : carte archéologique de la Gaule, page 220, il a été signalé au lieu-dit Mourles, par Norbert Rosapelly et Xavier de Cardaillac en 1890, p 4, j’imagine de La Cité Bigorra, puis par Gabrielle Fabre en 1952 dans Les civilisations protohistoriques de l'Aquitaine (Paris, Picard, 182 pages, p. 70) et par M. de la Torre en 1990. Remarque Ce mégalithe se trouvait dans l’enceinte de l’usine de traitement des ordures ménagères. Il a été tout simplement enlevé à la pelle mécanique  comme un vulgaire caillou et déposé dans une décharge dont je n’ai pas eu la primeur de connaître le nom.  Faut-il préciser que ce bloc à quelques mètres de la clôture ne gênait en rien la marche de l’usine. Il serait souhaitable que les autorités compétentes fassent une enquête et demandent au contrevenant de reposer le bloc où il se trouvait. Malgré mes alertes (mairies, Drac), il semble que ce témoin du Quaternaire ait disparu à jamais, suite à une inculture de plus en plus partagée.
Photos : oui

Peyrasse menhir 6         Peyrasse menhir 3
Photos ?



 DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION 
 
Objet : plaque de rue
Lieu : rue des Cagots
Dimension : 450mm X 250mm
Datation : inconnue
Date disparition : 2014
Remarque : elle a été enlevée pour repeindre le mur ; mais elle n’a jamais été replacée. Avertie, la municipalité n’a pas jugé bon d’intervenir. Ostracisme envers cette race maudite, honte d’une rue à ce nom ou laxisme vis-à-vis du peintre occasionnel ? Cette rue’a toujours pas de plaque. Les Cagots, (comme les Espélugues) disparaissent lentement de la mémoire collective.
Analogie : les autres plaquesde la ville.
Photos : oui, Jean Omnès
Lourdes rue des Cagots 1 Rue des Cagots


Lourdes rue des Cagots 2

                                                     Emplacement de la plaque, au milieu en haut. Photo J. Omnès
  



DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION

Objet : plateau en vermeil, support des burettes
Lieu : Sanctuaires de Lourdes
Dimension : environ 30cm X 20cm
Datation : 1845
Date disparition : messe en plein air du 15 septembre 2008
Références : faisait partie de la « vaisselle »  des pères de Garaison : ensemble liturgique appelé chapelle représenté par un calice,  une patène, un ciboire, les burettes et le fameux plateau en vermeil propriété de Monseigneur Laurence  (évêque de Tarbes et Lourdes des Apparitions de 1858) qui lui a été remis lors de sa nomination d’évêque, à Paris, en 1845. Il a offert cette « chapelle » au sanctuaire de Garaison, en 1870.
Remarque : il a été volé malgré la surveillance extrême du secteur (vigiles et caméras) vu la présence la veille, des objets liturgiques, pièces uniques de l’artiste de renommée mondiale Goudji. D’après Mgr Perrier évêque à l’époque : « Il semblerait que le vol ait eu lieu en fin de messe, au moment où les sacristains sont entrés dans la basilique et ont été bloqués par la sécurité au moment d’en ressortir. »

Photo : oui, La Dépêche

patène Photo La Dépêche



 DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION

Objet : la vierge d'Anclades  
Lieu : Hameau d'Anclades, statue de la Vierge. Sur les hauteurs du hameau se trouve une grande statue de la Vierge,  sur un socle de pierres taillées provenant des carrières proches
Dimension : 1, 80 m
Remarque : ce n’est pas à proprement parlé une montjoie, mais un lieu de procession jadis régulièrement fréquenté autour du 15 août, afin d’obtenir la protection de Marie sur le village, qu’elle domine de la hauteur de l’éperon rocheux appelé eth Turoun, situé à l’est du hameau.  En fonte, elle a été offerte à la ville de Lourdes, par la famille Mouret du hameau. Marie Mouret, née en 1846 fut témoin des Apparitions et a été voisine de Bernadette lorsqu’elle se trouvait à l’hospice de Lourdes. Sa sœur Léontine lui succéda en 1862, pour entrer dans les ordres de sœurs de Nevers. Cette statue dont j’ignore le nom de l’artiste, provient d’une fonderie parisienne. C’est une copie de celle de la tombe de la famille dans le village. Le monument fut inauguré vers 1880 (1), par l’abbé Couture, curé d’Ayné qui fut vicaire de la paroisse d’Anclades (1875-1888). Elle a fait l’objet en 1999 d’une tentative de vol ; les malandrins surpris par son poids l’abandonnèrent dans un taillis. Remise à sa place, le socle fut restauré et crépi ; Il faut dire que deux ans plus tôt, cette statue tombée dans l’oubli était sortie de l’anonymat relatif, car elle fut l’objet  d’une grande fête organisée par l’association familiale du village en présence du maire de l’époque PH. Douste-Blazy et du curé Quidarré. Le socle mériterait une nouvelle restauration.
Analogie : la statue du cimetière d'Anclades qui a servi de modèle

Photos : oui, Loucrup65 et Jean Omnès

                     Anclades vierge 

                             Anclades 
   Cimetière d'Anclades. Modèle de la statue de la colline. Photo J. Omnès



DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION


Objet : tête équidé gravée sur schiste
Lieu : Musée pyrénéen
Datation magdalénien, découverte en 1973 à la grotte Milhas II
Date : remise au musée en 1993, disparition : après 1977
Référence : collection particulière de Jacques Omnès, archéologue, déposée au musée pyrénéen suite à une demande de la conservatrice le 29 juin 1993.
Remarque : la photo a été prise, semble-t'il  à l’envers, les reliefs étant, je pense des creux (à vérifier) ; un rappel de cette tête est mentionné au musée d’Arudy sans présence du schiste lui-même. Aucune trace de cette pièce ne se trouve au musée pyrénéen.
Analogie : autres têtes d'équidés du Magdalénien au musée de Saint-Germain-en-Laye.
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Photo : oui, Jacques Omnès

trouvaille


DISPARITIONS ET VOLS D’ANTIQUITÉS ET OBJETS D'ART DE NOTRE RÉGION

Objet : groupes de figurines en bois vêtues de tissus d’Ernest Gabard  (1879-1957)
Lieu : Musée pyrénéen
Dimension :  28 à 32 cm
Datation : environ 1923
Date disparition : inconnue. Absence à ma demande de présentation pour réaliser des photos pour le site patrimonial en 2016.
Référence : collection de figurines réalisées par Gabard  qui ont fait l’objet de plus d’une quinzaine de cartes postales éditées par le Musée pyrénéen en 1930, appelé  le "Diorama" de Margalide Le Bondidier. Elles étaient présentées  dans une  galerie vitrée toute en long avec des scénettes représentant divers aspects de la vie dans les Pyrénées.
Remarque : reste en exposition sur place un petit groupe de figurines de la veine de celles de Gabard. Elle aurait été réalisée par Madame Le Bondidier.
De nombreuses figurines ont été vendues aux enchères de Maître Adam le 7 juillet 2015.  Elles auraient appartenues en propre à Madame Le Bondidier.  A vérifier et à suivre.

http://www.interencheres.com/medias/65001/201607080005/resultats/resultats65001-201607080005.pdf

Photos ; oui, cartes postales du Musée Pyrénéeen, et Jean Omnès.

Gabard 3

Gabard1

                                                                    miniature dun couple de montagnard daprès Ferogio Lus 1841 
Figurines exposées en 2015. Photo J. Omnès




DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Objet statues de bronze ou de bois représentant deux ours faisant du ski
Lieu : entrée de Cauterets au bord du Gave
Dimension : inconnue une statue est plus grande que l’autre : ours adulte et ourson
Auteur : Stanko Kristi, artiste roumain de passage à Cauterets
Datation : 1995
Date de la disparition : 2013
Remarque : ces statues se trouvaient devant le casino avant d’être déplacées lors de sa rénovation en 2013. Elles ont probablement été emportées par la crue de 2013.

Photo : oui, celles de Loucrup65

Ours Cauterets

ours cauterets octobre 2012 3  ours cauterets octobre 2012 1
Déplacé en 2012, près du Gave.


ours cauterets octobre 2012 2  0 OURS
Photos Loucrup65 avec mes remerciements


DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

Objet : reliques de saint-Orens et sainte Patience (bouts d’os, de cheveux et de tissus.)
Lieu : église de Villelongue ; dans deux reliquaires en bois doré du XVIIIe siècle
Dimensions : diverses

Datation : Ve siècle
Date de la disparition  : vers 2002-2003
Date de restitution : août 2014
Remarque : ces reliques étaient censées être bénéfiques pour le détenteur, surtout la chaînette. Lors de leur disparition que j’avais constatée pendant une prise de vue (photo pour le site patrimonial). J’avais alerté les pouvoirs publics et religieux et donné mon opinion sur l’orientation des recherches. Etant donné que pour moi, il ne pouvait s’agir que d’illuminés mystiques fixés dans la région. On ne vole pas ainsi des bouts d’os pour laisser sur place deux reliquaires du XVIIIe siècle. Rien n’a été fait.  Et le retour silencieux de ces reliques trouvées par un « chrétien », j’imagine le voleur repenti est une excellente chose. Mais je reste dubitatif sur les silences des autorités quand il s’agit de vol de patrimoine. L’affaire a été traitée comme il s’agissait d’un simple emprunt.

Photos : oui, Jean Omnès et SESV.

Reliquaire20de20saint20Orens  Reliques
Le reliquaiire, fenêtre cassée. Jean Omnès                       Les reliques retrouvées. Photos SESV


MUSEE DU TRESOR DE L'EGLISE DE LUZ

Ce tabernacle qui avait disparu du Musée se trouve maintenant dans la sacristie. Il est surmonté d'une statuette etrangère au meuble.


luz tabernacle 2 3 Luz tabernacle
                                                                                      Photo de droite prise en juin 2017

luz st 3
Nous n'avons pas retrouvé la trace de cette gravure ou fusain du XVIIe de 525X380 représentant d'après Bernard Duhourcau, ancien conservateur  des antiquités et objets d'art du département, saint Jacques dans son acoutrement de pèlerin. Il tient dans une  main l'ancien testament et dans l'aiutre un  fin bourdon que l'on pourrait prendre pour une lance. Elle a été exposé en 1980, au Musée pyrénéen et présentée comme se trouvant à l'église de Luz.

Ni les lanternes de procession :
luz lanterne . Mentionnées dans la borochure en espagnol pour la visite de l'église



LA SECONDE CANTINE DE MARANSIN

Après l'ouverture en octobre 2016, de la cantine qui se trouve dans les réserves du château fort, je me suis rendu compte que le contennant décrit par l'ancien conservateur Jean Robert ne correspond pas à celui de la cantine que nous avons fait ouvrir.

Objet cantine de campagne de général d'Empire
Lieu : musée pyrénéen de Lourdes
Dimension : L 280. H 175. l 405
Datation vers 1808
Date de disparition : inconnue, mais rendu compte  en décembre 2016.
Remarques : on ne trouve pas de vaiselle dans la cantine ouverte. Y aurait-il deux cantines ?
Ci-après le texte de Jean Robert du catalogue du musée : dons et dépôts, page 156

Cantine Maransin

Il est important de noter que de nombreux objets ayant appartenu au général semblent absents des réserves dont :
le plumet tricolore en plumes d'autruche monté sur tige  H 650, deux sabres d'officier,deux pistolets, ses décorations, une lithographie et un bon nombre de documents : legs du colonel Grasset au musée pyrénéen; (Origine Mlle Pambrun, descendante de Maransin). De ce legs nous n'avons vu que le tableau non signé, ni daté, représentant le général en buste avec ses deux mains appuyées sur la poignée de son sabre.



AUTEL VOTIF DU DIEU ERGE MUSSEE MASSEY

Avis de recherche] Un autel votif représentant le dieu Ergé appartenant à la collection Rumeau du Musée Massey, inventorié sous le numéro 870.1.16 a disparu des collections dans les années 70. Merci de nous contacter si vous avez des informations
L'étymologie du nom de ce dieu reste incertaine. À proximité de Montsérié (Hautes-Pyrénées) se trouvait un important sanctuaire : on y découvrit un très beau masque de bronze, plus d'une vingtaine d'autels votifs consacrés à Erge, sept à Mars et un à Jupiter. Mais contrairement à Leheren qui fut assimilé à Mars à Ardiège, le nom de Erge n'est jamais accolé à celui de dieux romains. Certaines structures près du temple semblent remonter au IIIe siècle av. J.-C. ; de nombreux objets sont datés du Ier et IIe siècles.

Dieu ErgéDieu Ergé, photo Musée Massey




BEC VERSEUR SAINT - PASTOUS

Fontaine de Saint-Pastous :
Disparition vers 2015 du lion bec verseur en bronze de la fontaine. Le bronze a été retrouvé fin mars 2024, 
par un adhérent de l'association  Environnement et  Solidarité des Hautes-Pyrénées. Restitué au maire le 21 mars 2024, il attend d'être replacé. Le 2 avril, il n'était pas encore en place. 


fontaine saint pastous Saint Pastous 2
                    En 2015.          À droite, photo du 26 juin 2017. Photos J. Omnès 

 




ÉGLISE D'ESQUIEZE- BÉNITIER

Objet : bénitier sur pied sans pied
Lieu : église de d'Esquièze, sur le mur Est du clocher tour reste, les supports de fer, il était fixé au mur.
Dimensions : ovale environ 30X60 cm
Datation : début XVIIe siècle, 1610
Date de la disparition  : 1995
Ce très beau bénitier du début du XVIIe siècle, marqué d'une fleur de lys, d'IH et de la date 1610. Il devait pense -t'on se trouver dans le "cachot" du clocher-tour. Son socle disparu, il a été scellé au XIXe siècle, contre le mur extérieur de la facade Est de ladite tour, jusqu'à ce que, en 1995, il a été volé. Ne subsiste que les accroche en fer 

Ezquieze bénitier



DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

LES BRACELETS DE L'AGE DE BRONZE de la carrière (mine) de baryte de Peyrardoune.

A 1.000 m d'altitude, à 0,70 m de pro­fondeur, en 1923 Joseph Gaurichon invité par M Artigues directeur de la carrière a déterré deux bracelets de bronze à 0, 70 m de profondeur :
Un bracelet de bronze, ouvert, ovale, diam. 63/52, décor géométrique gravé (dents de loups, chevrons, stries).
Un 2e bracelet de bronze, ouvert, ovale, diam. 60/50, 3 nervures longitudinales sur face externe.
D'après Patrick Ferrant, ils auraient été déposés en 1923 à la mairie d'Arrens. Depuis, la trace est perdue. Je cherche un cliché de ces bracelets.


WANTED-RECHERCHE UNE TOILE DE R-M CASTAING

Toile dimension : 640X380
René-Marie Castaing, grand prix de Rome en 1924 avait réalisé lors de l’exposition universelle de Paris de 1937, pour le pavillon Lourdes des 3B, quatre grandes toiles de 640X380cm commandées par Mgr Gerlier. Il s’agissait de : Allez boire à la fontaine et vous y laver, Foi -Espérance, et Lève- toi et marche. La dernière : Aimez-vous les uns les autres qui représentait deux soldats, un Français et un Allemand  fraternisant au pied du château fort  a été lacérée vers 1947. Un visiteur ne supportait pas cette fraternisation.
Trois de ces toiles seraient dans les bâtiments des Sanctuaires de Lourdes ; dont deux visibles (Lève toi et marche et Foi et espérance ), sont abritées dans la chapelle N-D, face à l'immeuble de Radio Présence. Nous recherchons les deux autres. Mais la quatrième, dans tous les catalogues, est considérée comme  perdue. Ce que doute le fils octogénaire du peintre Béarnais contacté. Il pense que la lacération bénigne de cette grande toile ne pouvait pas entrainer sa suppression. Il pense qu’elle a disparue, mais pas pour tout le monde. Si vous avez une idée, vu sa grandeur elle ne doit pas être facile à cacher. Monsieur Castaing fils n’a que cette photo en noir et blanc, mais cela donne une idée.

MR 4


MR 5


DISPARITIONS ET VOLS D'ANTIQUITES ET OBJETS D'ART DE NOTRE REGION

O
bjet : Autel votif de Gazost
Lieu : Sacristie à droite de la porte d'entrée, encastré à 1, 30 m de haut
Matière : marbre blanc
Dimension : 60 X20 avec moulures en haut et enbas
Datation : période romaine
Date de la disparition : 1985 (photo S. Cahuzacq à cette date)
Référence : Etude L. Médan "Un nouveau Dieu dans l'Omympe pyrénéen", Revue de Gascogne T.IX, 1909 pp 194 à 203.
Remarque : a été arrachée du mur de l'encastrement, inscription BELGON-DEO-IULIUS-CERUS V.S.L.M.

autel votif 001
                         Photo S. Cahuzacq




WANTED-RECHERCHE UNE TOILE JOSEPH de SARRAT ou DU SARRAT, peintre d'Orthez, XVIIe siècle.

Eglise  Saint-Martin de Marsous

Détruite en 1750 sur ordre de l'évèque Mgr de la Romanchère, puis reconstruite en 1757. Trois  tableaux peints par Joseph Dusarrat ou de Sarrat  en 1660 (1) : N-D du Pilar, Saint-Michel et l'Assomption furent déplacés. Ainsi qu'une statue de  saint Martin. Nous n'avons pas retrouvé la toile de l'Assomption, ni la statue de saint Martin dans l'église de Marsous (1) ...Pour information les deux toiles présentes. 

   (1) A.D.P.H. Echo de Bigorre 11 décembre 1954. 

Marsous saint Michel    
Saint-Michel

Nd Pilar                                                                     N-D du Pilar 




COUVERCLE D'UNE URNE FUNERAIRE et le morceau du peigne de bronze découverts par E. Piette en 1881. Les urnes découvertes au Buala de Lourdes sont déposées au Musée de Saint-Germain- en- Laye

poterie Buala

TOILES DU MUSEE PYRENEEN SUITE AU RECOLEMENT DE DECEMBRE 2018
page 40003
page 50002

 
En cherchant dans le catalogue Artistes aux Pyrénées de 1993, j'ai trouvé un des tableaux disparus. Il s'agit de la toile de F. Bellanger archivée 26.3.2 sur l'inventaire ci dessus vallée du Marcadau avec nuages, au premier plan deux grands pins droits ; huile sur carton 370X490, 1919. 

bellanger 2



SAINT-PE  ; LA GROTTE NOELLE :

Le Comité Départemental de Spéléologie Canyon des Hautes Pyrénées avait déploré, en son temps la disparition de vestiges historiques laissés dans une cavité du Massif de St Pé.

Il s’agit d’un tesson de poterie (céramique) de facture Commingeoise, d’après F. Maksud de la Drac, qui a disparu de la grotte Noëlle,  alors que les inventeurs,  lors sa trouvaille, le 22 novembre 2014, l’avaient laissé au fond d'une galerie étroite et peu accessible.
Ce tesson "dormait" là depuis 1944 date de sa découverte originelle par L'Abbé Abadie et Jean Lanoé. Puis il fut retrouvé en 1971 par un archéologue… Et laissé sur place…
« Une telle disparition est regrettable car elle est dommageable pour la connaissance. En effet, le Comité avait  le projet de le faire analyser en le comparant avec la terre glaise abondante dans une grotte locale où avaient été trouvées des traces très anciennes de prélèvements.
 On ne pourra jamais savoir si cette poterie a été fabriquée avec la terre glaise locale…
Tout cela pour une récupération sauvage sans valeur marchande, qui doit trôner tel un trophée sur une étagère ou dormir dans un cageot au fond du garage. Un tel acte est répréhensible par la loi et si par bonheur il pouvait être restitué dans son écrin d'origine. On pourrait alors lever un doute sur la matière de sa fabrication »  Alain Dole

St Pé poterie



SALLES –TUTE DU DESERTEUR

Texte et photo d'Alain Dole
L'autre disparition concerne la tute du Déserteur ou SC140 située à 1600m sur les contreforts du Soum de Conques.

Dans cette magnifique grotte qui s'englace totalement l'hiver, les spéléologues avaient découverts des restes de pieux, des torches et des coins en bois ayant servi au 19ème siècle à l'extraction de la glace naturelle dans cette cavité… Nous avions sur un rocher regroupés ces vestiges dispersés dans l'éboulis, ce qui permettait aux rares visiteurs de voir ces vestiges historiques vieux de 150 ans !
Là aussi il a fallu que quelques indélicats pillent ce site sanctuaire. Et comme l'accès n'est pas facile et peu connu, les personnes ayant commis cet acte illégal sont indignes d'appartenir à la communauté spéléo / montagnarde. Pour les souvenirs, il reste la photo.
Cela faisait 25 ans que ces rares vestiges de charbonniers étaient regroupés par les spéléos découvreurs du site. Lors d’un hiver tout avait disparu remplacé par de vulgaires branches !
Si une de ces personnes lit ce document et a un semblant de conscience historique, qu'elle remonte les remettre dans leur écrin d'origine afin que d'autres générations puissent aussi  s'imprégner de la rudesse du travail des charbonniers… Ne serait-ce qu'en leur mémoire !   Merci pour eux !

Salles

FOUILLES DE LOURDES 1906, Artefacts

Nous pensons qu’entre l’ancienne église paroissiale et le pied du château, devait de trouver une important nécropole vu le nombre de sarcophages trouvés. Orientés est- ouest, ils ne contenaient que des ossements sans mobiliers, conformément aux rites arianistes, à l’exception d’une où fut trouvée une plaque de boucle de type aquitain. Cette boucle est décrite dans une lettre en date du 23 février 1907, par l'architecte de la ville E. Seyrès à son ami archiviste départemental M. Lanore : " Parmi les sarcophages que j'ai fait enlever aujourd'hui, il s'en est trouvé un placé perpendiculairement aux autres, vers le nord. C'est le seul qui ait cette orientation. Comme il était brisé, j'ai du le faire vider. J'y ai rencontré le premier bijou [de ses fouilles]. C'est une agraffe dont je vous envoie un croquis grandeur nature. Cette agraffe est en cuivre, elle est ornée de dessins faits sans doute à l'emporte pièce, d'un rectangle repousé et de 4 boutons appliquées. Deux croix en cuivre ont également été trouvées, l'une au milieu du corps, l'autre vers les pieds. Un seul corps avait été inhumédans ce sarcophage".

Furent également découvertes dans la zone, deux pièces d’argent wisigothiques frappées à Cordoue.
Elles ont été décrites par l’architecte de la ville, E.Seyrès dans son rapport, page 30. 
Elles correspondent aux règnes des rois Egica (687-702) et son fils et Wittiza (702-710). Elles ressemblent à celles en or tremissis présentées sur nombre de planches de Wikipédia. Ces pièces en argent furent les seules à circuler dans l’Espagne musulmane après la fin du règne des Wisigoths en 711.
Pièces d'argent de parfaite conservation, elles  portent sur l'avers deux effigies coiffées d'un casque, affrontées et séparés par une croix, sur le revers, on lit en monogramme les lettres du nom de Cordoba P. En exergue on peut lire sur l'avers INDIMNE EGICA RX et sur le revers INDIMNE WITTIZA RX. Ces inscripition ont été déchiffrée par M. Lanore, alors archiviste départemental.

L’inventeur aurait aussi trouvé une pièce romaine byzantine de l'empereur Anastase I (491-518). Que sont devenues ces trouvailles,  pourtant analysées par nombre de nos érudits : E. Seyres, M. Vidal, G. Balancie, G. Depeyrot et J-L Boudartchouk  ? (1)
broche 001                                                                Dessin de Seyres 1906

(1) Informations : carte archéologique de la Gaule, 65.

LOURDES -BUFFET DE L'ORGUE DE L'ANCIENNE EGLISE PAROISSIALE :

Historique de l'ancien orgue de l'église Saint-Pierre

L’ancienne église paroissiale avait reçu en mars 1893 (2), en don, un orgue de son organiste, la baronne de Mévius. Il avait été réalisé en 1889, par le facteur Michel Roger (2bis). Cet orgue fut en partie déplacé en juin 1903 (3), lors de la construction de la nouvelle église (non achevée), en face, et posé sur la tribune de l’entrée. Il comportait alors 33 jeux. Quelques éléments de décoration de l'orgue antérieur de l’église millénaire où venait prier Bernadette, lui furent rajoutés aux tourelles en mars 1911, après le décret de la nationalisation des biens du clergé, dont les pieds et les pots à feu des sommets des tourelles (4).
Cet orgue vieillissant et face aux demandes de rénovation du Concile Vatican II, il fut décidé en 1963, de réaliser un nouvel orgue, mais électro pneumatique. Le facteur Antoine Pesce en fut chargé.

En 1967, l'orgue était réalisé avec nombre de tuyaux de l'orgue Mévius de 1892, par faute de moyens. L'aspect décoratif des buffets n'était plus en vogue.  Il fut placé derrière le chœur. Il n'a pas tenu bien longtemps, car après un état des lieux en janvier 1993, il fut décidé de le changer par un orgue entièrement neuf à transmission mécanique. Après avoir été vendu pour l'église de Sixt sur Aff (35).

Le nouvel orgue, réalisé en 1997 par l'entreprise Pesce de Pau, est celui que nous voyons actuellement. Mais en 2023, de derrière l'autel, où il se trouvait initialement, il fut déplacé, lors des importants travaux de l'église par la société gersoise SGRP, sur la tribune de l'entrée entièrement refaite pour pouvoir supporter ses cinq tonnes. Pendant tout ce laps de temps, les restes de l'orgue de 1893 et ses éléments du  XVIIIe siècle sont restés en place sur cette tribune de l'entrée.

C'est lors des travaux,  que nous avons constaté que tous les éléments du buffet l'orgue Mévius avaient disparus. Après enquête fin avril 2023, nous avons retrouvé, dans le transept gauche, quelques pièces éparses sans grande valeur apparente.
Deux questions se posent alors : que sont devenues les autres pièces du buffet et quel est l'avenir de celles trouvées pêle-mêle sur le sol du transept ?

(1) Marc Meyraud organiste du grand Orgue du Sacré-Cœur
(2) Conseil municipal Les Maires de Lourdes, Atlantica, page 415
(2bis) Le grand Orgue du Sacré Cœur, de Marc Meyraud,  imprimerie Augé, pas de date. Dans un autre ouvrage on évoque
Coumaille
(3) Conseil municipal Les Maires de Lourdes, Atlantica, page 467
(4) Conseil municipal Les Maires de Lourdes, Atlantica, page 492. Comme l’église était démolie en 1906, ces éléments devaient être probablement stockés dans un abri ou chez l’organiste.

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BARRIERE EN FER ROUILLE (CORTEN)  DU JARDIN DU QUAI ST JEAN
 

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