
La via Charlemagne est à l’origine d’un projet touristique européen permettant, entre autres, de jumeler les chemins de Saint-Jacques aux légendes médiévales. L‘objectif : la mise en valeur du patrimoine commun européen représenté par les vestiges naturels ou bâtis ayant pour fondement l’histoire de Charlemagne de son neveu Roland et les chansons de geste, d’origine carolingienne, dont les fameuses légendes des quatre frères Aymon et de leur cheval Bayar (Baïar). Légendes connues dans toute l’Europe. La longue épopée de nos héros était au XIIIe siècle, appréciée des Jacquets (1), car elle était racontée non seulement par les trouvères et troubadours, dans les différentes cours seigneuriales d’Europe, mais aussi par tous les bateleurs de foire.
Cette route de légende s’appuie sur deux facteurs essentiels : l’histoire et les légendes intimement liées. Difficile de distinguer les faits historiquement prouvés de leur légende. Cette thématique concerne aussi bien les amateurs d’histoire que les êtres portés sur le rêve et l’imaginaire. Gageons que les nombreux touristes européens sauront apprécier à leur juste valeur, cette plongée dans notre imaginaire commun, en venant dans les Pyrénées. Plongée qui facilite, non seulement la communication entre les gens des différents pays, mais aussi entre les générations.
Nous avons en 2016-2017, participé à l’inventaire de tous les lieux mythiques de la Bigorre riche en légendes sur le neveu Roland que vous troouverez ci-après. Malheureusement les autorités locales contactées, à l’exception de quelques maires de Haute-Bigorre n’ont pas adhéré au projet, qui localement n’a fait l’objet d’aucune commémoration. Nous n’avions eu plus aucune nouvelle jusqu’au jour où j’ai reçu le dernier Echo des Gaves de mars 2020. Nous apprenons sous la plume de Bernard Ferragut qu’en 2018, la grande année Charlemagne, les Espagnols des Asturies avaient commémoré avec faste l’Empereur fondateur de l’Europe et que les routes Charlemagne avaient été labellisées itinéraire culturel européen par le Conseil de l’Europe. Une opportunité de désenclavement est passée devant nous et nous n’avons pas su profiter de l’occasion.
(1) Pèlerins de Saint-Jacques
En rouge, les sites concernés : Lourdes, Ourdon, le Castelloubon, Vidalos, Ayzac,Saint-Savin, Le Saugué,
Gavarnie et brèche de Roland. Plan de l’ouvrage de Lourdes à Gavarnie. J. Omnès, 2007
Les faits historiques locaux
Lourdes
(1) G. Marès, 1894. (3) En pleine famine, un aigle laisse tomber un poisson dans l’enceinte du château assiégé : origine du blason de la ville depuis 1736. Voir annexe II.
(2) dont Jean Bourdette dans ses annales tome 1 page 72, éditions Lacour, 2001.
Château fort de Lourdes, vu du pont Vieux. Photo J. Omnès
Les deux principaux textes du IXe siècle qui dépeignent le Charlemagne réel, la Vita Caroli d'Éginhard et la Gesta Karoli Magni attribuée au moine de Saint-Gall Notker le Bègue, n’évoquent pas ce siège de Lourdes.

En route pour le Puy avec des bottes de foin piquées dans les lances. Carte postale.
Mais pour les tenants de l’historicité de la présence d’un Mirat (émir) arabo-berbère au lieu et place d’un comte carolingien, l’existence d’un seigneur de Lourdes, issu de l’’émir converti et à la nombreuse descendance est une pierre qu’ils n’hésitent pas à mettre dans la balance des preuves. Voir Le seigneur de Lourdes (à compléter);
Aspin
Charles, après le siège de Lourdes serait passé pour accéder au col de Boucharo par Batsurguère où se trouvait son principal poste de siège de Lourdes à sen Yordi (Saint –Georges) lieu -dit d'Aspin. C'est un point haut dominant la ville de Lourdes

Butte de Saint-Georges (Sen Yorly) dominant le Gave et la cité de Lourdes. Photo J. Omnès
Ayzac-Ost
Puis, Charlemagne se serait arrêté à Ayzac invité par le seigneur local.
Grâce aux monographies des instituteurs de 1887, nous apprenons l'existence à cette époque, de ruines d'un très ancien château dans le secteur :
Château d'Ayzac. Carte postale ancienne.
Vidalos
Cette tour de 18 m de haut et de 6 mètres de côté est le dernier vestige d’un château construit en 1175, par le comte de Bigorre Centulle III (dit Centot), pour défendre la vallée, des incursions incessantes des pillards aragonais, basques ou navarrais. Mais nous pouvons sans difficulté, penser, vu le côté verrou contrôlant la vallée, qu’il y a eu une fortification depuis les temps les plus anciens avant la construction en pierre de la fortification toujours visible. Vidalos étant un avant-poste de la marche sud du royaume carolingien face aux incursions des arabo-berbères.
Il ne faut pas oublier que nous sommes sur les terres de la villa gallo-romaine de Vitalis (5), dont la présence atteste l’ancienneté du site.
(5) Découverte en 1990 dans la propriété de M. Soutric, à l’ouest de l’église du village, de structures gallo-romaines (bassin et canal) par Jacques Omnès et Roland Coquerel. Bulletin de la SESV, 1992.
Tour et murailles de Vidalos. Photo J. Omnès
Saint-Savin (Sen –Sabi)
Avant d’atteindre la Bila-Bencus (Villa Bencus) et son abbaye (Saint-Savin), ravagée quelques années auparavant par les sarrasins d’Abdéramane, Charlemagne aurait offert de nombreuses donations, dont les vallées du Lavedan et fait reconstruire l’abbaye des moines bénédictins (6). Malgré la Révolution, et grâce à Prosper Mérimée, l’abbatiale a pu être sauvée et restaurée.

L'abbatiale de Saint-Savin. Photo J. Omnès
(6) Bourdette, Annales du Labeda t1, p71-Faure 1898 4 volumes).
Les titres et donations sont tous perdus. Mais il est communément admis que le roi des Francs passant probablement pas loin, par le col du Perthus ou du Somport se serait rappelé de l’importance sur les marches de son royaume de cette abbaye et de son œuvre civilisatrice et lui fit des dons.

Villa Bencus. Photo J. Omnès
Cheust
Village situé dans la vallée du Castelloubon, fief des vicomtes du Lavedan, vassaux des comtes de Bigorre aurait été édifié d’après Michel Chéoux (7) par un « capitaine » de l’armée de Charlemagne nommé Chéous venant d’Austrasie (Wallonie) et originaire de Chéoux, dont seraient issus également les membres de la famille de M. Chéoux. Ses hommes auraient édifié la tour d’observation de Hiéous au pic d’Alian, dont il ne reste rien, mais qui aurait été mentionnée dans une bulle papale de 1050.
Gavarnie
Il n’existe aucune trace du passage de Charlemagne et de son armée par le col de Boucharo, situé à l’ouest du célèbre cirque. Mais ce passage pour atteindre l’Aragon par la vallée du Broto et Pampelune semble pour certains érudits une évidence pour d’autres une possibilité. Pour Jean Bourdette dans ses annales (tome 1, p. 71) : « Le souvenir de son passage et des preux qui l’accompagnent est conservé dans nos montagnes par cette tradition populaire dont le fondement n’est jamais sans vérité, mais, que souvent le merveilleux altère, à mesure que s’éloigne les siècles où elle a pris naissance. »

En route vers l'Espagne.
Les légendes
L’un des objectifs des « inventeurs » de la Via Baïar-Charlemagne, en plus des lieux historiques précités, est de faire découvrir, par des circuits, les points visuels de ces légendes médiévales qui connurent de nombreuses versions et de nombreux avatars : les Quatre frères Aymon, Renaud de Montauban (le frère qui tua Bertholet), Maugis d’Aigremont, la mort de Maugis, Vivien de Mombrac… La plus connue et qui concerne notre région est celle des quatre frères Aymon avec son point d’orgue, leur ennemi Roland, le neveu de Charlemagne.
La plus célèbre des légendes celle des quatre frères Aymon :

Dossier sur les légendes médiévales.
La légende des quatre frères Aymon
LE CASTELLOUBON
Arrodets
Ici, en Castelloubon, il s'agit d'un « bénitier de Roland », petite cavité due à l’épée du héros ou au sabot de son cheval, dans les environs d’Arrodets, au Malh Ségnadé (rocher où l'on se signe). C'est sur le chemin qui rejoint Arrodets au château des Angles. Le « bénitier » où suintent l’eau de la montagne et la rosée du matin, symbolisait pour les premiers pèlerins, la sacralité des lieux de mythes médiévaux où le drame originel de l’humanité est pris entre le bien et le mal, le paradis de Dieu et les ténèbres du diable. D'après Robert Borie (1), selon que l’on abordait ce « bénitier » par le côté droit ou le côté gauche, on vénérait Dieu ou on conjurait le mauvais sort. Et il continue : "Roland, le bon géant, aurait empilé le rocher-bénitier et ouvert le passage là où évidemment Satan avait mis ses embûches. Toute la zone des collines en avant du massif du Montaigu a été le théâtre d’un affrontement gigantesque entre Roland et le Diable. Celui-ci, est devenu le diable chrétien qui a hanté toutes les nuits et parfois les journées des anciens chemins de la baronnie des Angles et du Marquisat. Comme Roland vient lui-même d’un héros premier de l’ère des Titans, époque où le monde était encore livré au chaos, on est ici dans cette tradition qui est restée, à peine avouée désormais, mais toutefois christianisée par la religiosité populaire, devant le cas le plus évident d’un syncrétisme pyrénéen." Robert Borie (2) .
Chemin de l'Espélugue (3), ancien chemin d'Arrodets à Lourdes, via les Angles
Main dans le bénitier. Un grand combat entre Roland le Bon et Satan a ouvert le chemin.
Le bénitier de Roland. Photos J. Omnès
(1) Grand connaisseur des lieux légendaires locaux ayant un rapport avec Roland
(2) Archives du Montaigu
(3) Une grotte ou un abri sous roche se trouve en contrebas de la crête, semble t'il, au niveau du bénitier, d'après Robert Borie.
Arrayou-Lahitte
Le pas de Roland. Une empreinte, celle d’un pas d‘homme, cette fois, se trouve au sud de la commune d'Arrayou-Lahitte, au lieu-dit Sarrat. (Monographie des instituteurs de1887). Après Lahitte, faire 2km environ après plusieurs tournants, c'est à droite, en contrebas d'un petit pavillon isolé (Réservoir d'eau), c'est sur la pente d'un champ ; en bas sur la gauche, on aperçoit une citerne verte. Cette empreinte de pied aurait été laissée par Roland, soit en descendant de cheval soit en se battant contre le diable. D'après l(inventaire du CPIE, la pierre aurait marqué la limite d'un ancien territoire.
Nous faisons tous les deux du 42 !
Passage dans le chemin. Cliché Robert Borie
Traces des sabots du cheval de Roland. Cliché Robert Borie.
Astugue
Rocher conique avec trou dans une ancienne châtaigneraie pentue, au bas duquel se trouve le pas du cheval de Roland qui a fait un bon du Montaigu. Le trou servait probablement pour y planter qq chose : un bâton, une croix ? Une source se trouvait dessous, elle a disparue, mais alimente le ruisseau Mounic (surnom du Diable: celui qui grimace). Le rocher était recouvert de mousse, enlevé depuis peu avec le bouchon de terre du trou, par Robert Borie.
Cliché Guy Trousselle
Ourdon
On peut noter la présence, d'après le maire du village, d’une "pierre de Roland-- Peyre de Rolan". Elle est visible sur les hauteurs du village, sur le chemin pastoral. Plan IGN 1646E. Prendre le chemin du Soum de Fremou qui va à Ousté et sur la crête, tourner à gauche vers le turon du Lac (995 m). Comptez 1h 15 de montée.
Son originalité d'après Monsieur le maire, c'est qu'elle aurait été fendue par l'épée de Roland. Effectivement une hideuse barre de fer a été plantée dans la fissure (sans panneau explicatif) probablement pour rappeler ce fait légendaire. Or, d'après Robert Borie, il s'agirait des traces du sabot du cheval de Roland. Elle se trouvent sous le creux visible. Le cheval, qui, venant de Montaigu, aurait pris un tel élan pour arriver au Pibeste qu'il aurait fait rouler le rocher. (Courriel du 1er mai 2015 )
La" pierre de Roland" se trouve tout en haut dans le creux, sur un chemin de crête.
Photos J. Omnès
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Vue du chemin de crête; le village est en bas. Photo J. Omnès
Les empreintes sont dessous. Photo J. Omnès
Saint-Créac
Le mail d'Ally (Ailli) ou peyre de Rolan. Rocher à légende, à la frontière de trois communes : Saint Créac, Berberust-Lias et Ousté, évoqué par J-L Laplagne dans le blog Les Esprits libres, il y a deux cent ans, l'arpenteur du cadastre se penche sur ce rocher précis, bien pratique pour borner le territoire des trois communes par triangulation. Les gens du pays l'ont appelé Peyre de Rolan. Il reporte sur son plan, mais son collègue aux écritures le renommera Pierre d'Arrolan.
Lors de la création de la commission pastorale au Mail d'Ally (Ailli), les éleveurs entreprennent de le clôturer pour y faire pacager les bêtes. Quand il fait chaud des brebis ont pris l'habitude de se réfugier à l'ombre de la pierre, d'où les traces de peinture bleue , diluée par leur suint et leur sueur qui se sont déposées sur la partie protectrice.

Clichés J-L Laplagne
PAYS DE LOURDES D'ARGELES ET DE LUZ
Lourdes
À l'étang de l'You se trouvaient imprimés dans le sol, les genoux de Roland. (Recherche de documents). Depuis l'assèchement du plan d'eau et la réalisation des jardins toutes traces antérieures ont disparues.
Adé
Une pierre dite de Roland porterait les empreintes des sabots de son cheval. Elle se trouve au fond du val de l'Atouret sur le ruisseau, le Mouret. (Il parait que ce ruisseau aurait charrié les cadavres de la bataille de la lande Mourine, au sud de l'aéroport).
Pour y accéder, pénétrer dans la forêt du Mouret, à la barrière de la zone de chasse, descendre jusqu'au pavillon des chasseurs ; laisser là la voiture. Revenir à pied en arrière, au second chemin à gauche, suivre le ruisseau rive droite, à 20 minutes on rencontre au milieu de l'eau plusieurs rochers dont l'un est marqué des sabots du cheval légendaire. En face, sur le côté droit, sur la hauteur dans les buissons se distingue la grotte d'où le cheval aurait sauté. Cette grotte a servi d'abri aux maquisards pendant la dernière guerre.
Le rocher d'où a sauté le cheval de Roland. Photos J. Omnès
Agos
Le caillou de l'Aouzéro
C'est une pierre qui se trouve dans la faille de l'Aouzéro, derrière la gare inférieure du Pibeste. Ce rocher appelé rocher de Roland, aurait servi à notre héros pour se défendre et tuer l'un de ses ennemis, seigneur local. Il serra si fort la pierre que les empreintes de ses cinq doigts y sont gravés pour toujours. Bulletin de la société académique des H-P, 1858. Instituteur Beauxis. Un des locaux interrogé m'affirmait lui, que cette pierre avait été envoyée par les voisins d'en face (de Geu) en guise de représailles (?).
Esquièze-Sère
Les traces les plus marquantes de ces aventures se trouvent à Esquièze. Dans ce village a été exécutée durant des siècles une danse dite du Baïar ou Bayar. Elle retrace les prouesses du cheval qui, cette fois est monté par Roland devenu l’allié des quatre frères Aymon (dans cette région). Mais parfois aussi par Renaud. Ils délivrent une belle captive, fille d’un seigneur local, des griffes d‘un sarrasin (7). Dans la danse, le cavalier et le cheval ne font qu’un, comme dans les danses souletines avec l’homme- cheval-jupon ou Zamalzain. Voir l’histoire et les détails de la danse en annexe I
Tête du cheval de la danse Baïar à la mairie d'Esquièze. Photo J. Omnès
Plateau du Saugué
Sur le plateau de Saugué proche, se trouve une trace du pas de Roland. Dans les légendes locales, Roland laisse ses propres empreintes ou celle de son cheval. Les légendes de Baïar et de Roland s'interpénètrent. Ces traces s’appellent indifféremment qu'elles soient celle du pas ou du sabot " pas de Roland."
Pas de Roland et Madame Chourré. Photo Chourré
Chaos de Coumély
Un autre pas de Roland, en fait le sabot de son cheval est visible au chaos de Coumely près de Gèdre.

Pas de Roland à Coumély à la via ferrata, le rocher, à droite du pont. Photos J. Omnès
D'après la légende rapportée par les guides Joanne, le cheval Baïar (Bayard) aurait fait un saut de 4 lieues à partir du Marboré.
Brèche de Roland
Ce sommet du cirque de Gavarnie bien connu est appelée ainsi depuis la Renaissance par des érudits ayant lu le Roland Furieux (Orlando Furioso) de l’Arioste. Ce dernier ne faisait que reprendre la célèbre chanson de geste du XIIe siècle : la chanson de Roland. Celle-ci a été inspirée par l’histoire réelle de Roncevaux du moine Eginhard (829-836). Ces érudits imaginèrent que notre héros (Roland) avait réalisé cette ouverture béante entre les deux parties de la montagne avec son épée Durandal. Voulant la briser, afin qu'elle ne soit pas prise par les Sarrasins qui le poursuivaient, il la jeta contre la montagne et c’est la montagne qui se brisa. Ce qui lui permis cependant d'un bond de son cheval fée, de sauter par-dessus la montagne et "atterrir" au chaos de Coumély où il reste encore une trace d'un sabot. Dans la version donnée par Marie-Germain Noguès, procureur du roi au XVIIIe siècle, Roland blessé venant d'Espagne et poursuivi par les Sarrasins trouvant la montagne trop haute la cassa d'un coup de sabre pour pouvoir passer par l'ouverture et de conclure :" son cheval ayant pris l'élan, l'avait porté d'un trait sur un gros rocher que l'on voit près de l'église, sur lequel, ajoute-on, on reconnait les traces du fer à cheval".
Cliché de Jens Buurgaard Nielsen, Wikimedia.
Même le long de l'autre chemin jacquaire, celui du Val d'Azun, nous avons des traces de l'influence de Roland sur les esprits locaux. Face au lac du Tech :
PAYS DE SAINT-PE
Saint-Pé
Le village abritait un musée d'objets d'art et de tradition populaire créé par M. Mengelle. Depuis 2014, il est fermé et les collections ont été dispersées. Parmi les objets hétéroclites il yaurait eu une roue appelée localement roue de Roland et qui aurait été une roue d'un char carolingien. D'après le collectionneur, il s'agirait d'un char de l'expédition de Charlemagne à son retour d'Espagne. Sans explication, le CPIE dans son inventaire de 1999-2000 affirme :" Son authenticité ne ferait aucun doute" Le conditionnel impose le doute...
VAL D'AZUN
Le Tech (Cailhoù agusadé)
Ce beau tailloir connu des randonneurs, situé en val d’Azun, au lieu-dit Etghs Ortigars (les jardins?) a servi durant plusieurs siècles, de pierre d’affutage aux outils des bergers. Haches, couteaux, faux ont provoqué ces entailles profondes. Entailles si impressionnantes, que ce site est à l’origine d’une des nombreuses légendes sur Roland. Il se dit que là, le géant protecteur des pèlerins de Saint-Jacques a livré ici bataille contre les forces du mal. Son nom de légende : la pierre de Roland.
Accès : En montant sur la droite face au lac, le premier chemin en direction des cabanes de Bouleste, à une heure de marche, pas loin d'un point d'eau.
Photo Teresa Pambrun
Prolongement en Béarn...

Fontaine -source de Roland à Sus au N-O d'Oloron-Sainte-Marie Photo Topoguide64.
Ces empreintes du passage de Roland » ont un petit frère en Pays basque, près de Roncevaux, à Itxasou, où le même Roland fit également une brèche, prolongent en Béarn avec la fontaine de Roland et en Aragon avec el salto de Roldan qui encadre la gorge du rio Flumen, au-dessus de la plaine de Huesca.
ANNEXE I LA LÉGENDE DE BAIAR ET SES AVATARS DANS LES PYRENEES
« Le costume des danseurs se compose de bas blancs, de sandales ou de gros souliers selon le temps et d'un jupon de calamandre, étoffe fabriquée dans le pays en coton blanc à rayures de coton rouge, d'un châle de soie ancienne posé en écharpe, d'une large ceinture de soie, d'une chemise blanche toute couverte de nœuds de rubans multicolores : aux poignets, aux coudes, aux épaules, au cou. Enfin, sur la tête une sorte de diadème (croze) formé de deux bandes d'écorces de tilleul, l'une posée comme une couronne sur les cheveux et l'autre placée debout comme un arceau sur le premier, toutes deux entièrement couvertes de nœuds de rubans multicolores pour les danseurs et jaunes d'or pour la croze de Baïar qui est en plus surmontée d'un bouquet".

Costumes et zamaltzain

Robes et croze musée pyrénéen. Photos J. Omnès
Les instruments de musique comme en Pays Basque se limitent à deux, la flûte à trois trous et le tambourin. Parfois a été rajouté curieusement, l'accordéon en 1909 et 1942.
Description du vêtement par Madame Le Bondidier. Château de Lourdes. Photo J. Omnès

Troupe de la danse du Baïar 1942. Coll. Particulière. Photo affiche
Adouréenne à Tarbes (Jardins Massey). Photo Adouréenne.
Monsieur Henri Laffont de la Société d'études des sept vallées a réalisé pour le bulletin de l'association, une étude complète sur la légende et la danse avec de nombreuses photos. Bulletin de 2009. Nous tenons à le remercier pour le contenu DVD (films) qu'il a bien voulu nous offrir.
ANNEXE II
LE TEXTE DE MARFIN

LA VIA CHARLEMAGNE EN EURO
