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-         intro eglises luz

1-Barèges/ Chapelle Saint-Martin/Ermitage Saint-Justin-/Chapelle du Lienz, 2-Betpouey, 3-Chèze, 4-Esquièze-Sère, 5-Esterre/Chapelle Sainte-Marie, 6-Gavarnie, 7-Gèdre/N-D d'Héas, 8-Grust, 9-Luz-Saint-Sauveur/Chapelle musée/ Chapelle Solférino/Chapelle Sainte-Barbe/ Villenave, 10-Saligos, 11-Sassis, 12 Sazos,13-Sers, 14-Viey, 15-Viella, 16-Viscos, 17-Vizos (devenu Saligos en 2016).

N-B : à côté de la graphie officielle française se trouve quand il est différent le nom gascon d'origine extrait du livre de Georges Peyruc Le pays de Lavedan, édition Saber, 1987. La date qui suit est celle de la fusion des communes.


                                                         Canton de Luz-Saint-Sauveur
+ Liste des saints et saintes du pays avec leur église respective

 Pays toy ouverture des églises

Betpouey : ouverture quotidienne toute l'année.
Chèze : fermée, s'adresser à l'employé communal pour avoir la clef.
Esterre : ouverture sur demande. S’adresser à Mme Guilhembe.
Esquièze-Sère : ouverture par une association en juillet et août des deux églises –Saint Nicolas et Saint Jean-Baptiste. En dehors de ces mois, s’adresser à M. Laffont au 05 62 92 80 80.
Gavarnie : fermée. Demander la clé à la librairie
Gèdre : ouverture quotidienne toute l'année
Héas : ouverture quotidienne toute l'année, sauf en hiver.
Luz-Saint- Sauveur  : Saint André, ouverture quotidienne. À Saint-Sauveur : ouverture en été. Musée : ouverture de juin à septembre de 16 h à 18h30
Saligos :  fermée. S'adresser à la mairie ouverte lundi et jeudi après-midi.
Sassis : ouverte le mercredi après- midi, durant la permanence de la mairie de 14 hà 16h
Sazos : ouverte par la mairie le mercredi après-midi
Sers : ouverture quotidienne
Viella : fermée. S'adresser à la mairie ou aux voisins.

La majorité de ses petites églises de montagne ont été érigées entre le XIe et le XIIIe siècle



                                                                         1) BARÈGES (Baretja)

Ancien lieu-dit de Betpouey qui possédait au XVIe siècle une chapelle : Santa Magdalena deth banh. Située près des thermes elle fut restaurée en 1600, puis démolie en 1845.
L'église actuelle dédiée à Marie-Madeleine, a été construite en 1846 sur un terrain communal, et remise en état après un incendie, vers 1900. Moderne sans grand intérêt, elle abrite cependant un bénitier médiéval, haut sur fût décoré de besants, celui de l'ermitage de Saint-Justin, au-dessus du village. Dans la sacristie nous pouvons voir une ancienne photo l'église avant l’incendie.
L’hôpital militaire possédait (possède toujours ?) également une chapelle. Photos J OmnèsBareges 3

eglise bareges                                                                                  Carte postale ancienne

Bareges porche  Bareges bénitier

                                                                                Bénitier de Saint-Justin

Bareges autel  Bareges tribunes



                                              

      

                                                                 Saint-Martin-en-Barège

Nous connaissons la présence de ce village près de Viella,  dès 1272, lors d’un échange entre le comte de Bigorre Esquivat de Chavannes et le seigneur de Castelloubon : vallée de Barège contre des villages autour de Préchac. Cette vallée comprenait 17 villages, dont Saint-Martin, septième village en peuplement.
En 1600, de nombreuses avalanches dans la vallée firent 200 à 300 victimes  et en février 1601 ensevelirent  totalement Saint-Martin. Guillaume Mauran précise que le 10 février 1601,  « des orages de neige » tombèrent sur les villages de Chèze et de Saint-Martin tuant 107 personnes et ne laissant que deux maisons à Chèze et une à Saint-Martin avec son église.
La tradition veut que la village ait été totalement déserté et jamais reconstruit. L’abandon définitif du village et la disparition de la totalité de ses constructions, dont l'église laisse perplexe nombre d’érudits. « L’avalanche de 1601 fut-elle la vraie cause de l’abandon de cette communauté dont le vocable atteste l’ancienneté de la fondation ? » se demande Guy-Pierre Souverville de la Société d'Etudes des Sept Vallées (SESV). Il semble que oui, même si certains auteurs font remarquer  qu'il existait d'après des écrits, encore un desservant en 1735 et que l'on percevait encore la dîme à cette époque. Numéro 19 de 1988 de la SESV. Le dénombrement de feux était de 16 en 1695 et en 1698. La disparition de la communauté de Saint-Martin serait donc bien postérieure à 1601. J. Bourdette apporta une réponse : en fait les survivants s'étaient réfugié dans les villages voisins Viella (Biéla) et Viey (Biey) mais furent comptablisés comme habitants de Saint-Martin ; la cure continua à être pourvue d'un titulaire et de la seigneurie donnant droit d'entrée aux États de Bigorre, continua de substituer jusqu'en 1789.
D'après Guy-Pierre Souverville, la maison Nogué à Viella détenait en 1985, un chapiteau supposé de l'église disparu. Bulletin de la SESV, 1985 no17, page 110.
En septembre 2014, un bloc de rebord de fenêtre a été découvert par J.B. Herret dans le Bastan (gave). Il s'agit d'une pierre sculptée de besants, striés et lisses en alternance, typique des décors médiévaux. Cette trouvaille est à rapprocher du rebord de la fenêtre de l'église d'Esquièze, voir photos ci-jointes. Il doit s'agir probablement du rebord d'une fenêtre de l'église de Saint-Martin.


   Esquièze fenêtre     St Martin rebord
 Fenêtre église d'Esquièze. Photo J. Omnès       Trouvaille dans le Bastan en 2015. Cliché J-B H

barèges Saint-Martin 001
                                                Plan SESV  1985, d'après le cadastre de Viey et Viella.


                                                                       Ermitage de Saint-Justin

Dans la montagne, reste d’un ermitage où se serait réfugié saint Justin  

Au IVe siècle, Justin, premier évangélisateur de la Bigorre et probablement premier évêque de Tarbes fuit les persécutions de la ville et se réfugie au « Turoun de Séra » devenu « Turoun de SenJusti » à 1330 mètre d’altitude, dans la commune de Sers, au-dessus de Barège(s). Avec trois compagnons. Il fonde un prieuré avec sa chapelle. Celle-ci est restaurée au XVIe siècle mais tombe en désuétude au XVIIIe siècle (1). En octobre 1721, l’évêque de Tarbes en visite dans la région, constate que la chapelle du prieuré est en ruine et somme  le père prieur qui vivait au « loin », de la restaurer. En vain. J-B Larcher en 1760, mentionne dans Glanage, que l’on pouvait encore voir à cette époque des « cellules » probables restes du prieuré. En 1783, l’effondrement de l’ensemble est total. Ce qui n’a pas empêché comme le mentionne Jean Bourdette dans ses Annales, le prieur de recevoir « sans scrupule » toutes le rentes attachées au domaine, sans en retour, offrir le moindre service religieux. Voir sa vie dans patrimoine humain

Du prieuré, il ne reste aucun vestige. En 1990,  à l'endroit choisi par l'ermite, un oratoire, œuvre de tous les volontaires de la vallée, sera réalisé. Une quarantaine de personnes y ont participé, tant pour l’acheminement des matériaux que dans l’édification des murs. Le lieu est désigné sous l’appellation le Belvédère.

La chapelle a été bénie et inaugurée par Monseigneur Sahuqué, évêque de Tarbes et Lourdes le 9 juin 1991. Sur son socle est fixée une plaque en marbre portant en latin et en français le texte sur le saint, par Grégoire de Tours.

Sur le promontoire, derrière la crêperie  St-Justin, une croix en bois a été édifiée au XXe siècle. Puis remplacée en 1938, par une croix en ciment. Celle que nous voyons aujourd'hui

(1) Mentionné en ruine au XIIe siècle dans les documents publicitaires : ?

Saint Justin                                                                         Oratoire de Saint-Justin. Cliché lavedan65

croix St Justin atg Photo dvlg

                                                                                       Chapelle du Lienz

     Lienz chapelle   Bareges chapelle
                               Cliché de ? (FB : Amis du Pays de Lourdes, Lavedan et pays toy )


                                                                                            BETPOUEY        

Cette petite église des XIIIe-XIVe siècles, dédiée à saint Sébastien (1) a été construite sur un cône de déjection de la rive gauche du gave de Pau. Elle possède un clocher-mur original à redents qui a subi plusieurs remaniements. Ce clocher du XVIe siècle qui a probablement servi de tour de guet a été modifié au XIXe siècle, par l'adjonction d'une horloge. Il abrite deux cloches identiques provenant de la fonderie Dencausse de Soues : elles  datent toutes deux de 1886. L'une des deux a été restaurée en 2020. La  petite au sommet, servant d'horloge date de 1905.
Porte unique à l'ouest. Avec ses deux chapelles latérales, l'église a la forme d'une croix latine.

(1) D'après Jean Bourdette, dans ses Annales, le saint patron aurait été saint Laurent. Après restauration de l'église, sa statue a été remplacée au centre du retable par Sébastien et a été déplacée à gauche du retable

À l'intérieur, le retable baroque du maître-autel est attribué comme les retables des chapelles d'après P. Debofle,  à l'atelier Soustre d'Asté, mais le doute persiste. Il représente saint Sébastien encadré par saint Laurent et saint Jean. Le tabernacle attribué aussi à l'atelier Soustre est décoré par deux bas-reliefs en bois sculpté, représentant à gauche, le martyre de saint Laurent et à droite celui de saint Sébastien. L'armoire au centre est ornée d'un crucifix.
Les chapelles latérales et la tribune en U ont été rajoutées au XVIIIe siècle pour pallier le manque de place.  À droite, la chapelle de la Vierge,  avec les statues de la Vierge couronnée et de sainte Catherine avec sa roue, abritait le siège d'une confrérie. 
À gauche, la chapelle Saint-Sébastien avec sa statue de facture classique, était vouée à une autre confrérie d'hommes. Un certain temps, on a pensé que l'église était dédiée à saint Laurent, cela vient d'une mauvaise interprétation d'un ouvrage de Jean Bourdette, qui en décrivant l'intérieur de l'église avait évoqué la présence sur le maître-autel, d'une statue du saint. On peut regretter les couches de bronzine posées au XIXe siècle qui ont terni les dorures.
Présence d'un confessionnal fin XVIIIe siècle de forme semi-circulaire. Il est surmonté par une  croix reposant sur des supports de bois 
 

Clocher-mur Betpouey   

                      Betpouey église 8                                                                            Clocher-mur à redents. Photos J. Omnès 

                     Betpouey cloche                                                                 
             L'une des cloches restaurée en 2020 (août) ; photo Joel Adagas

Tribune Betpouey       Betpouey bénitier

                      Tribune en U, bénitier de marbre noir, veiné de blanc. Photos Jean Omnès

Betpouey retable 5
         Saint Sébastien sous le regard de Dieu le Père

                     Betpouey 34                                       

        Retable principal , martyre de saint Sébastien de Soustre. Photos J. Omnès

     Betpouey statue 2     Betpouey statue 

                                                                                                     Betpouen tabernacle 89N

                                                     Tabernacle attribué à l'atelier Soustre

Betpouey tabernacle 3       Betpouey tabernacle 7

                                               Martyres de saint Laurent et de saint Sébastien

Betpouey chapelle 5  Chapelle de St Sébastien

                                    Betpouey chapelle

                                                                  Chapelle de la Vierge



        CHÈZE (Chèza)

Ravissante église romane dédiée à saint Barthélémy et remaniée à plusieurs reprises. Édifiée sur un piton, face au Viscos, elle possède un bien curieux clocher-tour massif, daté de 1775, avec toit à houteaux et horloge. Il abrite trois cloches : celle visible sur la face ouest n'a pas de date. Dominique-Henri Laffont pense que celle-ci est 1881. Les deuxième et troisième cloches, façade sud datent de 1950, l'une pour remplacer celle de 1875,  fêlée et l'autre, pour meubler la seconde baie du clocher (1).
À sa nef unique ont été rajoutées au XVIIIe siècle, la chapelle au nord (à gauche) , la sacristie au sud, ainsi que la tour porche. L'église d'origine et le village sauf deux maisons, ont été dévastés en 1600, par une avalanche.

eglise cheze
    Chevet de Chèze             Chèze fenetre
                                                                                                         Fenêtre géminée

                                                        Chèze claveau
                                                                                       Claveau marqué 1775.

À l'intérieur, beau retable de bois doré du tout début du XVIIIe siècle représentant saint Barthélemy, auréolé d'une coquille Saint-Jacques, comme saint Michel à Viella, avec l'objet de son martyre, un couteau d'écorcheur (2), flanqué par saint Pierre à gauche et saint Paul à droite. Il est délimité par quatre colonnes torsadées, ornées de pampres et de vignes. Des putti tiennent des palmes dans leurs mains et sont surmontés à l'attique par Dieu le Père tenant le monde dans sa main. Des pots-à-feux terminent ce magnifique ouvrage.  Le tabernacle représente le Christ encadré par deux saints. La nef et l'abside sont couvertes par un plafond vouté en lambris.

(1) D.-H. Laffont, bulletin de la SESV. N° 39, 2008, page 101
(2) Certains auteurs y voient saint Vincent de Saragosse avec sa serpette (?). 

Chèze retable

Chèze haut retable

                            Chèze Saint Barthélémy                                         
 Saint-Barthélemy. Photos  J. Omnès.   

Chèze chapelle
Chapelle latérale.

                      


4- (ESQUIÈZE-Esquieza)- SÈRE-Sèra 1846
 

L’église Saint-Jean-Baptiste de Sère-en-Barèges est un long édifice historique (30 mètres) des XIe et XIIe siècles, fait de galets et de schistes. Il comprend un plan basilical à trois nefs avec absides et absidioles en cul-de-four ainsi qu'un clocher-mur à penàus (marches ou redents) unique en Lavedan. Il abrite deux cloches. La plus petite date probablement de 1844/1846 d'après M. Laffont du village, la plus grande (196 kg) de fin 1885. Toutes deux proviennent de la fonderie Dencausse de Tarbes. La plus petite, fendue sur 50 cm a été restaurée en 2023 par l'entreprise Bodet à Trémentines en Maine-et-Loire
Des contreforts plats épaulent le bâtiment jusqu’à la corniche à modillons.

Son porche à arcade, protège un portail à chrisme qui ressemble à ceux d’Aucun et de Luz. Ce chrisme est encadré par quatre animaux, à la sculpture fruste, dont trois volatiles et un quadrupède. (1) Il est un fait que les grands sculpteurs médiévaux de Gascogne ou d'Aragon ne s'éternisaient pas trop dans ces régions éloignées. Les grands chantiers de Moissac, de Jaca ou des grandes abbayes avaient leur préférence.

                                         Sère Barèges tympan

                                                  

Les colonnes sont surmontées de chapiteaux représentant des griffons (mélange de lion et d’aigle). Cette église est considérée par beaucoup comme la plus ancienne du département. Paul Perret dans ses Pyrénées françaises (1881) trouvait qu'elle "offrait aux archéologues le plan régulier des premières basiliques romanes." Les comtes de Bigorre y tenaient leurs assises quand ils se rendaient en vallée de Barège(s). Le cartulaire de Bigorre, dans son censier, fait mention de la visite de la comtesse Béatrix et de son fils venus chercher leurs droits. Son importance viendrait de son rang d'archiprêtré. Elle est classée Monument historique depuis 1914.

                                                              sère chapiteau  

                                                          Chapiteaux aux griffons. Photo J. Omnès

Le site de cette église semble avoir été de tous temps un lieu sépulcral, tel une nécropole recevant les défunts du Pays toy. Cette constatation fait suite à de nombreuses découvertes. En 1856, dans Voyage historique et archéologique de la Bigorre de Cénac Montaut, il est  évoqué la présence de nombreuses  tombes de schiste mises au jour  à la suite de travaux. Cette constatation fut confirmée  en 1980, quand la municipalité dû  agrandir le cimetière, puis en  1992, lors de l’élargissement de la route, de même en 2006-2008, lors des travaux d’assainissement. Nous avons peu de photos sur les nombreux sarcophages découverts (à l’exception de celles de Madame Rivière Accornero) et d’études sur ces trouvailles, la DRAC ne s’étant pas manifesté avec enthousiasme pour analyser  les pierres et ossements en sa possession. Le chantier a rapidement recouvert de terre, les lieux de fouille. Pour plus de précisions, voir le dossier Petit patrimoine architectural, les cimetières et leurs tombes

(1) D'après Martine Chesniaux, le volatile nimbé serait un ibis et le quadrupède avec la croix, un âne (ou une mule?), peut être celui qui portait le Christ lors des Rameaux, Cénac-Moncau y voit un loup maigre ? Généralement c'est l'agneau pascal qui porte la croix,  d'autant  que l'église est dédiée à Jean-Baptiste dont l'attribut est l'agneau. Mais J-M Prat d’Aucun nous précise que l’agneau porte surtout l’oriflamme du Christ avec la croix. Pour lui, ce serait donc  la mule du pape ; celle qui soutient la croix de la chrétienté.
Quant à l'ibis interprété par Martine Chesniaux, il semblerait que ce soit en fait un pélican, animal christique, qui donne sa vie pour nourrir ses enfants. Etait-ce une difficulté pour le sculpteur de présenter  ces deux animaux ? Nous retrouvons le pélican dans nombre d'églises et  sur la nappe brodée de l'église d'Arcizans-Avant.

                                                                          agneau

                                                                                            Agneau pascal

                                              chevet sere
eglise sere
À l’intérieur, l’abside est composée d’une voûte en cul-de-four plus basse que le berceau de la nef. Il en est de même des deux absidioles. Cette voûte maçonnée présente une immense coquille Saint-Jacques.
L’imposant retable d’une grande richesse est attribué par P. Debofle à Jean Brunel(l)o. De nombreuses statues ont été dérobées.  De style baroque flamboyant, il est composé de six colonnes torses à guirlandes avec pampres et putti. On y voit saint Jean-Baptiste baptisant Jésus dans les eaux du Jourdain. Il est accompagné à gauche par saint Jean l'Évangéliste avec son livre et à droite par Zacharie, le père du baptiseur, grand prêtre du temple de Jérusalem, il porte un encensoir à la main gauche. En attique, Jean Baptiste présente de sa main, l'agneau divin (le Christ). Ce retable a été restauré en 1988, par l'entreprise Moreno d'Odos qui a également restauré celui de l'église des Angles.
Le tabernacle est décoré d'un Christ aux liens. Il est surmonté d'une Vierge à l'Enfant.
L'imposant Christ en croix a été offert par la famille Montblanc, riche famille de seigneurs locaux qui a signé son don de ses armoiries : les trois épées.
Dans la chapelle de droite (sud), dite chapelle de la Vierge, on y trouve un curieux retable fait de pièces éparses provenant semble-t-il d'autres retables. Les ailerons et les anges en bois sculpté de facture baroque contrastent avec l'imposante vierge de la niche centrale. Assise avec l'Enfant Jésus sur les genoux, elle surprend par son volume et son style Renaissance, malgré ses doigt un peu boursouflés (travail du bois ?). Elle aurait cependant été commandée en 1721-23 (acte notarié) à Asté (aux ateliers Ferrère ?). Elle est en bois bien que paraissant de marbre, vu sa couleur blanche.
Dans la chapelle de gauche (nord), dite de la Sainte famille, un retable d'une rare facture attire notre regard. Bien qu'attribué aussi à Jean Brunel(l)o, il nous présente Jésus enfant tenant par la main son père et sa mère, Joseph et Marie, tous trois marchant sur des nuages ! D'après le frère Matthieu de l'abbaye de Tournay, la scène représenterait le retour d'Egypte. Les personnages sont surmontés en attique par le Saint-Esprit représenté par une colombe. Ce retable a été restauré en 1995 par une entreprise toulousaine.
Les  bénitiers des deux côtés de l'entrée sont du XVIIe siècle :  1602 et 1607.
Les fonts baptismaux à l'entrée  sont composés d'un prisme parallélipédique en  pierre du pays. Certains l'attribuent à l'époque romane. Ils font penser à ceux de Luz (XIIe-XIIIe siècle).
Belle vue sur Luz, l’église d’Esquièze et le château Sainte-Marie. Aire de pique-nique.
Visite libre en juillet et août, l'après-midi. Photos J. Omnès

PS : Jean Brunel(l)o est un Vendéen, né vers 1667. Il vécut à Tarbes où il mourut en 1742.